Les livres sacrés

Les preuves académiques d’une corruption du Coran

Titre original : Academic Evidence of Corruption in the Qur'an

Existe-t-il des preuves réelles d’une corruption du Coran ? Examen des preuves présentées et de leur portée.

6 657 mots · 33 min de lecture33 citationsAba Al-Sadiq · Prophète Mohammed · Islam · Qaim

Texte lu en français

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C’est un fait bien connu que, dans les sources musulmanes, sunnites comme chiites, il existe de nombreuses narrations qui affirment que le Coran que nous avons aujourd’hui est incomplet ou corrompu.

Mentionnons les narrations que nous trouvons dans les livres sunnites.

Rapporté par Ibn `Abbas :

`Umar dit : « Je crains qu’après qu’un long temps aura passé, les gens ne disent : “Nous ne trouvons pas les Versets du Rajam (la lapidation à mort) dans le Saint Livre”, et que par conséquent ils ne s’égarent en délaissant une obligation qu’Allah a révélée. Voici ! Je confirme que la peine du Rajam soit infligée à celui qui commet un rapport sexuel illégal, s’il est déjà marié et que le crime est prouvé par des témoins, ou par la grossesse, ou par l’aveu. » Sufyan ajouta : « J’ai mémorisé cette narration de cette manière. » `Umar ajouta : « Assurément, le Messager d’Allah a appliqué la peine du Rajam, et nous l’avons fait après lui. »

Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, Livre des Limites et des Peines fixées par Allah, hadith n° 6829

‘Umar bin Al-Khattab a dit :

« En vérité, Allah envoya Mohammed avec la vérité, et Il lui révéla le Livre. Parmi ce qui lui fut révélé se trouvait l’Ayah de la lapidation. Ainsi le Messager d’Allah lapida, et nous lapidâmes après lui. Je crains que le temps ne passe sur les gens de sorte que quelqu’un dise : “Nous ne voyons pas la lapidation dans le Livre d’Allah.” Ils seront égarés en délaissant une obligation qu’Allah a révélée. En vérité, la lapidation est la rétribution de l’adultère s’il était marié et que la preuve a été établie, ou en raison de la grossesse, ou de l’aveu. »

Jami` at-Tirmidhi, livre 17, hadith 12

Abu Harb b. Abu al-Aswad rapporta, par l’autorité de son père, qu’Abu Musa al-Ash’ari envoya chercher les récitateurs de Basra. Ils vinrent à lui et ils étaient au nombre de trois cents. Ils récitèrent le Coran et il dit :

« Vous êtes les meilleurs parmi les habitants de Basra, car vous en êtes les récitateurs. Continuez donc de le réciter. (Mais gardez à l’esprit) que votre récitation prolongée ne doit pas endurcir vos cœurs comme furent endurcis les cœurs de ceux qui vous précédèrent. Nous récitions une sourate qui ressemblait, par la longueur et la sévérité, à (la sourate) Bara’at. Je l’ai cependant oubliée, à l’exception de ceci dont je me souviens :" S’il y avait deux vallées pleines de richesses, pour le fils d’Adam, il désirerait une troisième vallée, et rien ne remplirait le ventre du fils d’Adam sinon la poussière." Et nous récitions ainsi une sourate qui ressemblait à l’une des sourates des Musabbihat, et je l’ai oubliée, mais je me souviens (de ceci) :" Ô gens qui croyez, pourquoi dites-vous ce que vous ne pratiquez pas" et" cela est consigné à vos cous comme un témoignage (contre vous) et il vous en sera demandé compte au Jour de la Résurrection".

Sahih Muslim, Muslim ibn Al-Hajjaj Al-Naysaburi, livre 12, hadith 156 ;

‘Umar bin Al-Khattab a dit :

« Le Messager d’Allah (PSL et sa famille) lapida, Abu Bakr lapida, et je lapidai. Si je n’avais pas en aversion d’ajouter au Livre d’Allah. Je l’aurais écrit dans le Mushaf, car je crains qu’il ne vienne un peuple et qu’ils ne le trouvent pas dans le Livre d’Allah, et qu’ainsi ils le renient. »

Jami` at-Tirmidhi, livre 17, hadith 11

Il a été rapporté d’‘Abdullah bin Mas’oud que :

Abu Bakr et ‘Umar lui annoncèrent la bonne nouvelle que le Messager d’Allah avait dit : « Quiconque voudrait réciter le Coran aussi frais que lorsqu’il fut révélé, qu’il le récite comme Ibn Umm ‘Abd. »

Sunan Ibn Majah, Ibn Majah, Livre de la Sunnah, hadith n° 138

Rapporté par Anas bin Malik :

Hudhaifa bin Al-Yaman vint à `Uthman à l’époque où les gens de Sham et les gens d’Iraq faisaient la guerre pour conquérir l’Arminya et l’Adharbijan. Hudhaifa craignait leurs divergences (celles des gens de Sham et d’Iraq) dans la récitation du Coran, aussi dit-il à `Uthman : « Ô chef des Croyants ! Sauve cette nation avant qu’elle ne diverge au sujet du Livre (le Coran) comme les Juifs et les chrétiens le firent avant elle. » `Uthman envoya donc un message à Hafsa en disant : « Envoie-nous les manuscrits du Coran afin que nous compilions les matériaux coraniques en copies parfaites et que nous te rendions les manuscrits. » Hafsa le lui envoya. `Uthman ordonna alors à Zaid bin Thabit, `Abdullah bin AzZubair, Sa`id bin Al-As et `AbdurRahman bin Harith bin Hisham de réécrire les manuscrits en copies parfaites. `Uthman dit aux trois hommes de Quraysh : « Au cas où vous seriez en désaccord avec Zaid bin Thabit sur quelque point du Coran, alors écrivez-le dans le dialecte de Quraysh, le Coran fut révélé dans leur langue. » Ils agirent ainsi et, lorsqu’ils eurent écrit de nombreuses copies, `Uthman rendit les manuscrits originaux à Hafsa. `Uthman envoya à chaque province musulmane une copie de ce qu’ils avaient copié, et ordonna que tous les autres matériaux coraniques, qu’ils fussent écrits en manuscrits fragmentaires ou en copies entières, fussent brûlés.

Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, Livre des Mérites du Coran, hadith n° 4987

Abu Yunus, l’affranchi d’‘A’isha, a dit :

‘A’isha m’ordonna de transcrire pour elle une copie du Coran et dit : lorsque tu atteindras ce verset : " Veillez sur les prières et sur la prière du milieu" (ii. 238), informe-m’en ; ainsi, lorsque je l’atteignis, je l’en informai et elle me dicta (ceci) : Veillez sur les prières et sur la prière du milieu et sur la prière de l’après-midi, et tenez-vous debout, véritablement obéissants à Allah. ‘A’isha dit : c’est ainsi que je l’ai entendu du Messager d’Allah (PSL et sa famille).

Sahih Muslim, Muslim ibn Al-Hajjaj Al-Naysaburi, livre 5, hadith 261

‘A’isha rapporta qu’il avait été révélé dans le Saint Coran que dix allaitements manifestes rendent le mariage illicite, puis cela fut abrogé (et remplacé) par cinq allaitements, et l’Apôtre d’Allah (PSL et sa famille) mourut et cela se trouvait avant ce moment-là dans le Saint Coran (et était récité par les musulmans).

Sahih Muslim, Muslim ibn Al-Hajjaj Al-Naysaburi, livre 17, hadith 30

‘Abdullah b. ‘Abbas rapporta qu’‘Umar b. Khattab s’assit sur la chaire du Messager d’Allah (PSL et sa famille) et dit :

« En vérité, Allah envoya Mohammed (PSL et sa famille) avec la vérité et Il fit descendre sur lui le Livre, et le verset de la lapidation était inclus dans ce qui lui fut descendu. Nous le récitâmes, le retînmes dans notre mémoire et le comprîmes. Le Messager d’Allah (PSL et sa famille) appliqua le châtiment de la lapidation à mort (à l’adultère marié et à l’adultère mariée) et, après lui, nous appliquâmes aussi le châtiment de la lapidation. Je crains qu’avec le temps qui passe, les gens (ne l’oublient) et ne disent : nous ne trouvons pas le châtiment de la lapidation dans le Livre d’Allah, et qu’ainsi ils s’égarent en abandonnant ce devoir prescrit par Allah. La lapidation est un devoir établi dans le Livre d’Allah pour les hommes et les femmes mariés qui commettent l’adultère lorsque la preuve est établie, ou s’il y a grossesse, ou un aveu. »

Sahih Muslim, Muslim ibn Al-Hajjaj Al-Naysaburi, livre 29, hadith 21

Rapporté par Ibrahim : les compagnons de `Abdullah (bin Mas`ud) vinrent à Abu Darda’, (et avant qu’ils n’arrivent chez lui), il les chercha et les trouva. Puis il leur demanda :

« Qui parmi vous peut réciter (le Coran) comme `Abdullah le récite ? » Ils répondirent : « Nous tous. » Il demanda : « Qui parmi vous le connaît par cœur ? » Ils désignèrent ‘Alqama. Puis il interrogea Alqama : « Comment as-tu entendu `Abdullah bin Mas`ud réciter la Sourate Al-Lail (La Nuit) ? » Alqama récita : « Par le mâle et la femelle. » Abu Ad-Darda dit : « Je témoigne que j’ai entendu le Prophète la réciter de même, mais ces gens veulent que je la récite : -- “Et par Celui qui créa le mâle et la femelle.” Mais par Allah, je ne les suivrai pas. »

Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, Commentaire prophétique du Coran, hadith n° 4944

Il a été rapporté qu’‘Aishah a dit :

« Le Verset de la lapidation et celui de l’allaitement d’un adulte dix fois fut révélé, et le papier était avec moi sous mon oreiller. Lorsque le Messager d’Allah mourut, nous fûmes accaparés par sa mort, et un mouton apprivoisé entra et le mangea. »

*Ces versets furent abrogés dans la récitation mais non dans le jugement. D’autres hadiths établissent que le nombre pour l’allaitement nourricier est de 5.

Sunan Ibn Majah, Ibn Majah, Les Chapitres sur le Mariage, hadith n° 1944

Rapporté par Sa`id bin Jubair :

Je dis à Ibn Abbas : « Nauf-al-Bakali " prétend que le Moïse de Bani Israël n’était pas Moïse, le compagnon d’Al-Khadir. » Ibn `Abbas dit : « L’ennemi d’Allah dit un mensonge ! Ubai bin Ka`b nous rapporta que le Messager d’Allah (PSL et sa famille) a dit : “Moïse se leva pour prononcer un sermon devant Bani Israël et il lui fut demandé : ‘Qui est la personne la plus savante parmi les gens ?’ Moïse répondit : ‘Moi (je suis le plus savant).’ Allah réprimanda alors Moïse, car il n’avait pas attribué toute la connaissance à Allah seul (Puis) vint l’Inspiration Divine : -- ‘Oui, l’un de Nos serviteurs, à la jonction des deux mers, est plus savant que toi.’ Moïse dit : ‘Ô mon Seigneur ! Comment puis le rencontrer ?’ Allah dit : ‘Prends un poisson dans un panier et, où que le poisson soit perdu, suis-le (tu le trouveras en ce lieu).’ Moïse se mit donc en route avec son serviteur Yusha bin Noon, et ils emportèrent avec eux un poisson jusqu’à ce qu’ils atteignissent un rocher et s’y reposassent. Moïse posa sa tête et dormit. (Sufyan, un sous-rapporteur, dit que quelqu’un d’autre qu’Amr dit) ‘Au rocher il y avait une source d’eau appelée ‘Al-Hayat’ et nul ne touchait son eau sans devenir vivant. Ainsi une partie de l’eau de cette source tomba sur ce poisson, de sorte qu’il bougea, glissa hors du panier et entra dans la mer. Lorsque Moïse se réveilla, il demanda à son serviteur : ‘Apporte notre premier repas’ (18.62). Le rapporteur ajouta : Moïse ne souffrit de la fatigue qu’après avoir dépassé le lieu qu’il avait reçu l’ordre d’observer. Son serviteur Yusha bin Noon lui dit : ‘Te souviens-tu (de ce qui arriva) lorsque nous nous rendîmes au rocher ? J’ai en effet oublié (le) poisson ...’ (18.63) Le rapporteur ajouta : ils revinrent donc sur leurs pas, puis ils trouvèrent dans la mer le chemin du poisson qui ressemblait à un tunnel. Il y eut donc un événement étonnant pour son serviteur, et il y eut tunnel pour le poisson. Lorsqu’ils atteignirent le rocher, ils trouvèrent un homme couvert d’un vêtement. Moïse le salua. L’homme dit, étonné : ‘Y a-t-il une telle salutation dans ton pays ?’ Moïse dit : ‘Je suis Moïse.’ L’homme dit : ‘Moïse de Bani Israël ?’ Moïse dit : ‘Oui’, et ajouta : ‘puis-je te suivre afin que tu m’enseignes quelque chose de la Connaissance qui t’a été enseignée ?’ (18.66). Al-Khadir lui dit : ‘Ô Moïse ! Tu possèdes quelque chose de la connaissance d’Allah qu’Allah t’a enseigné et que je ne connais pas ; et je possède quelque chose de la connaissance d’Allah qu’Allah m’a enseigné et que tu ne connais pas.’ Moïse dit : ‘Mais je te suivrai.’ Al-Khadir dit : ‘Alors, si tu me suis, ne me pose aucune question sur quoi que ce soit jusqu’à ce que moi-même je t’en parle.’ (18.70). Après quoi ils poursuivirent tous deux le long du rivage. Passa près d’eux un bateau dont l’équipage reconnut Al-Khadir et les reçut à bord sans frais. Ils montèrent donc tous deux à bord. Un moineau vint et se posa sur le bord du bateau et plongea son bec dans la mer. Al-Khadir dit à Moïse : ‘Ma connaissance, ta connaissance et la connaissance de toute la création, comparées à la connaissance d’Allah, ne sont pas plus que l’eau prise par le bec de ce moineau.’ Puis Moïse fut saisi par l’action d’Al-Khadir qui prit une hache et en perça le bateau. Moïse lui dit : ‘Ces gens nous ont transportés gratuitement, mais tu as intentionnellement percé leur bateau afin de les noyer. Assurément, tu as...’ (18.71) Puis ils poursuivirent tous deux et trouvèrent un garçon jouant avec d’autres garçons. Al-Khadir le saisit par la tête et la trancha. Moïse lui dit : ‘As-tu tué une âme innocente qui n’a tué personne ? Assurément, tu as fait une chose illicite ! ’ (18.74) Il dit : « Ne t’avais-je pas dit que tu ne serais pas capable d’avoir patient avec moi jusqu’à ..mais ils refusèrent de les recevoir comme leurs hôtes. Là ils trouvèrent un mur sur le point de s’effondrer.’ (18.75-77) Al-Khadir mut sa main ainsi et le redressa (le répara). Moïse lui dit : ‘Lorsque nous sommes entrés dans cette ville, ils ne nous ont ni donné l’hospitalité ni nourris ; si tu l’avais voulu, tu aurais pu en prendre un salaire’, Al- Khadir dit : ‘Ceci est la séparation entre toi et moi je te dirai l’interprétation de (ces choses) à l’égard desquelles tu n’as pu tenir patience.’...(18.78) Le Messager d’Allah (PSL et sa famille) dit : ‘Nous aurions souhaité que Moïse eût pu être plus patient afin que Lui (Allah) eût pu nous décrire davantage leur histoire.’

Ibn `Abbas récitait : -- ‘Et devant (en avant) d’eux il y avait un roi qui s’emparait de force de tout bateau (utilisable). (18.79) ...et quant au garçon, il était mécréant. "

Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, Commentaire prophétique du Coran, hadith n° 4727

Toutes ces narrations prouvent que le Coran que nous avons aujourd’hui est incomplet ou corrompu.

N’y a-t-il qu’un seul Coran ?

Or les musulmans croient que le Coran est un. Et ils disent que, où que vous alliez, vous trouverez le même Coran. Et ils prétendent que, même si nous brûlions chacune de ses copies, le lendemain plus de cent millions de personnes qui ont mémorisé le Coran s’assiéraient et l’écriraient jusqu’au point exact.

La vérité est que les Corans que l’on trouve aujourd’hui parmi les gens varient dans leur formulation et peuvent comporter des lettres supplémentaires. Malgré ces différences, toutes les versions sont acceptées et employées par les musulmans. Beaucoup ignorent cette diversité et croient à tort qu’il n’y a qu’une seule copie définitive, telle qu’elle fut révélée au prophète Mohammed (PSL et sa famille). Pour illustrer ces écarts, une comparaison est établie entre l’édition égyptienne de 1924, qui suit la transmission de l’Imam Hafs, et la version transmise par l’Imam Warsh. Les personnes intéressées peuvent confirmer ces distinctions en comparant les deux éditions du Coran.

Regardons la Sourate Al-Baqarah (chapitre 2) verset 58, elle dit :

وَإِذۡ قُلۡنَا ٱدۡخُلُواْ هَٰذِهِ ٱلۡقَرۡيَةَ فَكُلُواْ مِنۡهَا حَيۡثُ شِئۡتُمۡ رَغَدٗا وَٱدۡخُلُواْ ٱلۡبَابَ سُجَّدٗا وَقُولُواْ حِطَّةٞ نَّغۡفِرۡ لَكُمۡ خَطَٰيَٰكُمۡۚ وَسَنَزِيدُ ٱلۡمُحۡسِنِينَ

Translittération : Wa-ith qulna odkhuloo hathihialqaryata fakuloo minha haythu shi/tum raghadan wadkhulooalbaba sujjadan waqooloo hittatun naghfirlakum khatayakum wasanazeedu almuhsineen

Et [rappelez-vous] lorsque Nous dîmes : « Entrez dans cette cité et mangez-en où vous voudrez en [aisance et] abondance, et entrez par la porte en vous inclinant humblement et dites : “Soulage-nous de nos fardeaux.” Nous vous pardonnerons [alors] vos péchés, et Nous accroîtrons les bienfaisants [en bonté et en récompense]. »

Ceci se trouve dans la version Hafs du Coran. Voyons maintenant ce que dit la version Warsh :

وَإِذْ قُلْنَا اَ۟دْخُلُواْ هَٰذِهِ اِ۬لْقَرْيَةَ فَكُلُواْ مِنْهَا حَيْثُ شِئْتُمْ رَغَداٗ وَادْخُلُواْ اُ۬لْبَابَ سُجَّداٗ وَقُولُواْ حِطَّةٞ يُغْفَرْ لَكُمْ خَطَٰيٰ۪كُمْۖ وَسَنَزِيدُ اُ۬لْمُحْسِنِينَۖ

Wa-ith qulna aadkhuluu hadhih ailqaryata fakuluu minha hayth shit/um raghada wadkhuluu aulbab sujjada waquluu hittat yughfar lakum khataykum wasanazid aulmuhsinina

Et lorsque Nous dîmes : « Entrez dans cette ville, et mangez-en où vous voudrez, et entrez par la Porte prosternés et dites : “Hatta.” Il vous sera pardonné. » Mon erreur est la vôtre, et Nous accroîtrons les bienfaisants.

Hafs dit ‘نَّغۡفِرۡ’ ‘nagfir’ ou ‘Nous pardonnerons’

Tandis que Warsh dit ‘يُغْفَرْ’ ‘yughfar’ ‘Il vous sera pardonné’

Voici une musulmane récitant la version Warsh de ce verset

https://www.youtube.com/watch?v=6uyBQSeBTvU&ab_channel=AshharMustaffa

À partir de la minute 6:40 jusqu’à 7:11

Voici un musulman récitant la version Hafs de ce verset

https://www.youtube.com/watch?v=Z5zh5QCsjYY&ab_channel=TheMeaningOfIslam

À partir de la minute 28:35 jusqu’à 29:00

Regardons la Sourate Al Baqarah (chapitre 2) verset 10, elle dit :

فِي قُلُوبِهِم مَّرَضٞ فَزَادَهُمُ ٱللَّهُ مَرَضٗاۖ وَلَهُمۡ عَذَابٌ أَلِيمُۢ بِمَا كَانُواْ يَكۡذِبُونَ

Fee quloobihim maradun fazadahumu Allahu maradan walahum AAathabun aleemun bima kanoo yakthiboona

« Dans leurs cœurs il y a une maladie, aussi Allah a-t-il accru leur maladie ; et pour eux il y a un châtiment douloureux parce qu’ils mentaient [habituellement]. »

Voici quelqu’un récitant la version Hafs

https://www.youtube.com/watch?v=Z5zh5QCsjYY&ab_channel=TheMeaningOfIslam

Minute 3:20

Le verset de Warsh dit, dans la Sourate 2 verset 9 :

فِے قُلُوبِهِم مَّرَضٞ فَزَادَهُمُ اُ۬للَّهُ مَرَضاٗۖ وَلَهُمْ عَذَابٌ اَلِيمُۢ بِمَا كَانُواْ يُكَذِّبُونَۖ

fiai qulubihim mmarad fazadahum aulllah marada walahum eadhab aalimu bima kanuu yukadhdhibuna

« Dans leurs cœurs il y avait une maladie, aussi Dieu accrut-il leur maladie, et pour eux il y avait un châtiment douloureux parce qu’ils le niaient. »

Voici quelqu’un récitant la version Warsh

https://www.youtube.com/watch?v=_S1Y3PWXCtM&t=2816s&ab_channel=DoortoDeen

Minute 2:44

Hafs dit ‘yakdhibuuna’ ou ‘يَكۡذِبُونَ’

Warsh dit ‘yukadhdhibuuna’ ou ‘يُكَذِّبُونَۖ’

Regardons la Sourate Al Baqarah (chapitre 2) verset 140, elle dit :

أَمۡ تَقُولُونَ إِنَّ إِبۡرَٰهِـۧمَ وَإِسۡمَٰعِيلَ وَإِسۡحَٰقَ وَيَعۡقُوبَ وَٱلۡأَسۡبَاطَ كَانُواْ هُودًا أَوۡ نَصَٰرَىٰۗ قُلۡ ءَأَنتُمۡ أَعۡلَمُ أَمِ ٱللَّهُۗ وَمَنۡ أَظۡلَمُ مِمَّن كَتَمَ شَهَٰدَةً عِندَهُۥ مِنَ ٱللَّهِۗ وَمَا ٱللَّهُ بِغَٰفِلٍ عَمَّا تَعۡمَلُونَ

Am taqooloona inna ibraheema waismaAAeela waishaqa wayaAAqooba waalasbata kanoo hoodan aw nasara qul aantum aAAlamu ami Allahu waman athlamu mimman katama shahadatan AAindahu mina Allahi wama Allahu bighafilin AAamma taAAmaloona

« Ou bien dites-vous qu’Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Descendants étaient juifs ou chrétiens ? Dis : “Êtes-vous plus savants, ou bien est-ce Allah ?” Et qui est plus injuste que celui qui dissimule un témoignage qu’il détient d’Allah ? Et Allah n’est pas inattentif à ce que vous faites. »

Warsh dit, dans la Sourate 2 verset 139 :

'am yaqulun 'inn 'iibrahim wa'iismaeil wa'iishaq wayaequb walasbat kanuu hudaan aaw nasary qul antumu 'aelam 'am ailllahu waman aazlam mimman katam shahadatan eindahuۥ min aalllahi wama aalllah bighafil eamma taemaluna

« Ou bien disent-ils qu’Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les tribus étaient juifs ou chrétiens ? Dis : savez-vous mieux, ou bien Dieu ? Et qui est plus injuste que celui qui dissimule un témoignage qu’il détient de Dieu ? Et Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites. »

Hafs dit ‘taquluna’ ou ‘تَقُولُونَ’ ‘vous (pluriel) dites’

Warsh dit ‘yaquluna’ ou ‘ils disent’

Voici quelqu’un récitant la version Hafs de ce verset : https://www.youtube.com/watch?v=Z5zh5QCsjYY&ab_channel=TheMeaningOfIslam

1:22:06

Voici quelqu’un récitant la version Warsh de ce verset :

https://www.youtube.com/watch?v=vn2QSZmiVt8&ab_channel=ZarnaBeena

Regardons la Sourate Al Baqarah (chapitre 2) verset 214, elle dit :

أَمۡ حَسِبۡتُمۡ أَن تَدۡخُلُواْ ٱلۡجَنَّةَ وَلَمَّا يَأۡتِكُم مَّثَلُ ٱلَّذِينَ خَلَوۡاْ مِن قَبۡلِكُمۖ مَّسَّتۡهُمُ ٱلۡبَأۡسَآءُ وَٱلضَّرَّآءُ وَزُلۡزِلُواْ حَتَّىٰ يَقُولَ ٱلرَّسُولُ وَٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ مَعَهُۥ مَتَىٰ نَصۡرُ ٱللَّهِۗ أَلَآ إِنَّ نَصۡرَ ٱللَّهِ قَرِيبٞ

Am hasibtum an tadkhuloo aljannata walamma yatikum mathalu allatheena khalaw min qablikum massathumu albasao waalddarrao wazulziloo hatta yaqoola alrrasoolu waallatheena amanoo maAAahu mata nasru Allahi ala inna nasra Allahi qareebun

Ou bien pensez-vous que vous entrerez au Paradis alors que [l’épreuve] semblable à celle qui atteignit ceux qui passèrent avant vous ne vous est pas encore venue ? Ils furent touchés par la pauvreté et la détresse et furent ébranlés jusqu’à ce que [même leur] messager et ceux qui avaient cru avec lui dirent : « Quand donc viendra le secours d’Allah ? » Sans aucun doute, le secours d’Allah est proche.

La version Warsh dit :

اَمْ حَسِبْتُمُۥٓ أَن تَدْخُلُواْ اُ۬لْجَنَّةَ وَلَمَّا يَاتِكُم مَّثَلُ اُ۬لذِينَ خَلَوْاْ مِن قَبْلِكُم مَّسَّتْهُمُ اُ۬لْبَأْسَآءُ وَالضَّرَّآءُ وَزُلْزِلُواْ حَتَّيٰ يَقُولُ اُ۬لرَّسُولُ وَالذِينَ ءَامَنُواْ مَعَهُۥ مَت۪يٰ نَصْرُ اُ۬للَّهِۖ أَلَآ إِنَّ نَصْرَ اَ۬للَّهِ قَرِيبٞۖ

aam hasibtumu 'an tadkhuluu auljannat walamma yatikum mmathal auldhin khalawa min qablikum mmssathum aulbasa' walddrra' wazulziluu hattay yaqul aulrrasul waldhin 'amanuu maeahu maty nasr aulllahi 'ala 'inn nasr aalllah qarib

« Ou bien pensiez-vous que vous entreriez au Paradis lorsque vous vint la parabole de ceux qui s’en allèrent avant vous ? La calamité et l’adversité les touchèrent, et ils furent ébranlés jusqu’à ce que le Messager et ceux qui avaient cru avec lui disent : quand donc sera la victoire de Dieu ? En vérité, la victoire de Dieu est proche. »

Hafs dit ‘hatta yaquula’ ou ‘حَتَّىٰ يَقُولَ’

Warsh dit ‘hatta yaquulu’ ou ‘حَتَّيٰ يَقُولُ’

Voici quelqu’un récitant la version Hafs : https://www.youtube.com/watch?v=Z5zh5QCsjYY&ab_channel=TheMeaningOfIslam minute 2:13:44

Voici quelqu’un récitant la version Warsh :

https://www.youtube.com/watch?v=pEAoaJtBZt8&ab_channel=ZarnaBeena

Il y a une voyelle différente sur la dernière lettre. La voyelle fatha employée dans la version Hafs met le verbe au subjonctif, ce qui donne à la particule précédente hatta le sens de afin que. La version Warsh emploie la voyelle damma, qui met le verbe à l’indicatif imparfait, ce qui donne à la particule hatta le sens de jusqu’à ce que.

Regardons la Sourate Al Baqarah (chapitre 3) verset 146, elle dit :

وَكَأَيِّن مِّن نَّبِيّٖ قَٰتَلَ مَعَهُۥ رِبِّيُّونَ كَثِيرٞ فَمَا وَهَنُواْ لِمَآ أَصَابَهُمۡ فِي سَبِيلِ ٱللَّهِ وَمَا ضَعُفُواْ وَمَا ٱسۡتَكَانُواْۗ وَٱللَّهُ يُحِبُّ ٱلصَّـٰبِرِينَ

Wa ka aiyim min Nabiyyin qaatala ma’ahoo ribbiyyoona kaseerun famaa wahanoo limaaa Asaabahum fee sabeelil laahi wa maa da’ufoo wa mas takaanoo; wallaahu yuhibbus saabireen

« Et combien de prophètes ont combattu, et avec lui combattirent de nombreux savants religieux. Mais jamais ils ne perdirent l’assurance à cause de ce qui les affligea dans la voie d’Allah, et ils ne faiblirent ni ne se soumirent. Et Allah aime les constants. »

La version Warsh dit :

وَكَأَيِّن مِّن نَّبِےٓءٖ قُتِلَۖ مَعَهُۥ رِبِّيُّونَ كَثِيرٞ فَمَا وَهَنُواْ لِمَآ أَصَابَهُمْ فِے سَبِيلِ اِ۬للَّهِ وَمَا ضَعُفُواْ وَمَا اَ۪سْتَكَانُواْۖ وَاللَّهُ يُحِبُّ اُ۬لصَّٰبِرِينَۖ

waka'ayin mmin nnabiai'ٖ qutila maeahu ribbiuwn kathir fama wahanuu lima 'asabahum fiai sabil ailllah wama daeufuu wama aastakanua walllah yuhibb aulssabirina

« Et combien de vos prophètes furent tués, avec lui beaucoup de vos disciples, mais ils ne furent pas faibles à cause de ce qui leur advint dans la voie de Dieu, et ils ne furent pas faibles, et ils ne furent pas silencieux Et Dieu aime ceux qui sont patients. »

Hafs dit ‘qatala’ ou ‘قَٰتَلَ’ Et combien de Prophètes combattirent (qatala)

Warsh dit ‘qutila’ ou ‘قُتِلَۖ’ Et combien de Prophètes furent tués (qutila)

Voici quelqu’un récitant la version Hafs : https://www.youtube.com/watch?v=_w2yG1bDJfo&ab_channel=TheMeaningOfIslam minute 1:27:20

Voici quelqu’un récitant la version Warsh :

https://www.youtube.com/watch?v=S6KaHoZKWDQ&t=9s&ab_channel=MamadouDiallo

Regardons la Sourate Al Baqarah (chapitre 2) verset 184, elle dit :

أَيَّامٗا مَّعۡدُودَٰتٖۚ فَمَن كَانَ مِنكُم مَّرِيضًا أَوۡ عَلَىٰ سَفَرٖ فَعِدَّةٞ مِّنۡ أَيَّامٍ أُخَرَۚ وَعَلَى ٱلَّذِينَ يُطِيقُونَهُۥ فِدۡيَةٞ طَعَامُ مِسۡكِينٖۖ فَمَن تَطَوَّعَ خَيۡرٗا فَهُوَ خَيۡرٞ لَّهُۥۚ وَأَن تَصُومُواْ خَيۡرٞ لَّكُمۡ إِن كُنتُمۡ تَعۡلَمُونَ

Ayyaamam ma’doodaat; faman kaana minkum mareedan aw’alaa safarin fa’iddatum min ayyaamin ukhar; wa ‘alal lazeena yuteeqoonahoo fidyatun ta’aamu miskeenin faman tatawwa’a khairan fahuwa khairul lahoo wa an tasoomoo khairul lakum in kuntum ta’lamoon

« Jeûnez un nombre déterminé de jours, mais si l’un de vous est malade, ou en voyage, d’autres jours plus tard. Pour ceux qui ne peuvent jeûner qu’avec une extrême difficulté, il y a un moyen de compenser — nourrir un nécessiteux. Mais si quelqu’un fait le bien de son propre gré, cela est meilleur pour lui, et jeûner est meilleur pour vous, si seulement vous saviez. »

La version Warsh dit :

أَيَّاماٗ مَّعْدُودَٰتٖۖ فَمَن كَانَ مِنكُم مَّرِيضاً اَوْ عَلَيٰ سَفَرٖ فَعِدَّةٞ مِّنَ اَيَّامٍ ا۟خَرَۖ وَعَلَي اَ۬لذِينَ يُطِيقُونَهُۥ فِدْيَةُ طَعَامِ مَسَٰكِينَۖ فَمَن تَطَوَّعَ خَيْراٗ فَهُوَ خَيْرٞ لَّهُۥۖ وَأَن تَصُومُواْ خَيْرٞ لَّكُمُۥٓ إِن كُنتُمْ تَعْلَمُونَۖ

'ayaama mmaedudat faman kan minkum mmaridaan aaw ealay safar faeiddat mmin aayaam akhara waealay aaldhin yutiqunahuۥ fidyat taeam masakina faman tatawwae khayra fahu khayr llahu wa'an tasumuu khayr llakumu 'iin kuntum taelamuna

« Jeûnez un nombre de jours. Et quiconque parmi vous est malade ou en voyage, alors un nombre d’autres jours, et ceux qui sont capables de l’endurer doivent payer une rançon en nourrissant des pauvres. Ainsi quiconque fait le bien volontairement, cela est meilleur pour lui, et que vous jeûniez est meilleur pour vous, si seulement vous saviez. »

Hafs dit ‘ta’aamu miskiinin’ ou ‘فِدۡيَةٞ طَعَامُ مِسۡكِينٖۖ’ ... une rédemption en nourrissant un homme/une personne pauvre …

Warsh dit ‘ta’aami masakiina’ ou ‘فِدْيَةُ طَعَامِ مَسَٰكِينَۖ’ ... une rédemption en nourrissant des hommes/des personnes pauvres ...

Et nous avons beaucoup d’autres exemples, qui peuvent être trouvés dans le But des Sages, Porte numéro 29.

Passons maintenant en revue les écarts historiques dans le Coran.

Le premier exemple est l’histoire des soldats éprouvés par une rivière, qui se trouve dans la Sourate Al Baqara, verset 249,

« Et lorsque Saül partit avec les soldats, il dit : “En vérité, Allah va vous éprouver par une rivière. Quiconque en boira n’est pas des miens, et quiconque n’y goûtera pas est bien des miens, excepté celui qui en prend dans le creux de sa main.” Mais ils en burent, à l’exception de [très] peu d’entre eux. Puis, lorsqu’il l’eut traversée avec ceux qui avaient cru avec lui, ils dirent : “Il n’y a pour nous aujourd’hui aucune puissance contre Goliath et ses soldats.” Mais ceux qui étaient certains qu’ils rencontreraient Allah dirent : “Combien de fois une petite troupe a vaincu une grande troupe par la permission d’Allah. Et Allah est avec les patients.”

Il n’y a qu’un seul problème avec verset : il n’existe aucun témoignage historique dans la Torah de Saül éprouvant ses soldats par une rivière. Nous trouvons bien des soldats éprouvés par une rivière, mais ce ne fut pas avec Saül, ce fut avec le prophète Gédéon. Nous lisons dans le Livre des Juges, chapitre 7, versets 1-8

« Tôt le matin, Yeroub-Baal (c’est-à-dire Gédéon) et tous ses hommes campèrent à la source de Harod. Le camp de Madian était au nord d’eux dans la vallée près de la colline de Moré. 2 Le Seigneur dit à Gédéon : « Tu as trop d’hommes. Je ne puis livrer Madian entre leurs mains, sinon Israël se vanterait contre moi en disant : “Ma propre force m’a sauvé.” 3 Annonce maintenant à l’armée : “Que quiconque tremble de peur s’en retourne et quitte le mont Galaad.” » Ainsi vingt-deux mille hommes partirent, tandis que dix mille restèrent.

4 Mais le Seigneur dit à Gédéon : « Il y a encore trop d’hommes. Fais-les descendre vers l’eau, et là je te les trierai. Si je dis : “Celui-ci ira avec toi”, il ira ; mais si je dis : “Celui-ci n’ira pas avec toi”, il n’ira pas. »

5 Ainsi Gédéon fit descendre les hommes vers l’eau. Là, le Seigneur lui dit : « Sépare ceux qui lapent l’eau avec la langue comme lape un chien de ceux qui s’agenouillent pour boire. » 6 Trois cents d’entre eux burent dans leurs mains en creux, lapant comme des chiens. Tous les autres se mirent à genoux pour boire.

7 Le Seigneur dit à Gédéon : « Avec les trois cents hommes qui ont lapé, je te sauverai et je livrerai les Madianites entre tes mains. Laisse tous les autres rentrer chez eux. » 8 Ainsi Gédéon renvoya chez eux le reste des Israélites, mais garda les trois cents, qui prirent en charge les provisions et les trompettes des autres. Or le camp de Madian se trouvait au-dessous de lui dans la vallée. »

Ainsi l’histoire de la rivière et des 10 313 est l’histoire du prophète Gédéon, et cela se produisit des centaines d’années avant l’épisode de David et Goliath. Saül était le Roi au temps de David.

Il est aussi important de noter que le nom arabe Talut ‘طَالُوتُ’ ne signifie pas Saül. Saül en arabe est شاول ou ‘Shawul’.

Ainsi la personne qui a opéré cette corruption a confondu le nom de Talut avec Saül et a mêlé l’histoire de Saül à celle de Gédéon.

Un autre écart historique dans le Coran est lorsque le Coran appelle Dame Maryam la sœur d’Aaron. Nous lisons dans la Sourate Al Maryam versets 27-29,

« Puis elle l’apporta à son peuple, le portant. Ils dirent : « Ô Marie, tu as assurément fait une chose sans précédent. Ô sœur d’Aaron, ton père n’était pas un homme de mal, et ta mère n’était pas impudique. Elle le désigna donc. Ils dirent : « Comment pouvons-nous parler à celui qui est au berceau, un enfant ? »

Cependant Dame Maryam, la mère de Jésus, n’avait pas de frère du nom d’Aaron. Or les musulmans essaient de dire que le mot arabe ‘يَـٰٓأُخۡتَ’ peut avoir deux sens, ‘sœur’ ou ‘descendante’. Ils disent donc que le Coran dit que Maryam, la mère de Jésus, était une descendante du prophète Aaron. Et d’autres essaient de dire qu’il est possible qu’Imran, le père de Marie, ait eu un fils et qu’il l’ait nommé Aaron.

En disant qu’il est possible qu’Imran, le père de Marie, ait eu un fils et qu’il l’ait nommé Aaron, les gens prouvent que ceci renvoie à Miriam, frère d’Aaron et de Moïse. Imran était le père de Miriam, d’Aaron et de Moïse. Et ils doivent apporter la preuve qu’Imran (Joachim), l’époux d’Anne, eut un fils du nom d’Aaron.

Or, pour ceux qui disent que Maryam, la mère de Jésus, était une descendante du prophète Aaron : qui furent ceux qui dirent : « Ô sœur d’Aaron, ton père n’était pas un homme de mal, et ta mère n’était pas impudique" ? Ce furent les Juifs. Or, les Juifs croyaient-ils que Maryam, la mère de Jésus, était une descendante du prophète Aaron ?

Regardons ce que dit le rabbin Tovia Singer

https://www.youtube.com/watch?v=c3CJ5SZXUY4&ab_channel=ToviaSinger

https://outreachjudaism.org/marys-genealogy/

Le rabbin Tovia Singer dit,

« Il ne se trouve nulle part dans la Bible chrétienne que Marie était une descendante d’Aaron. Or, d’où cela vient, c’est qu’il nous est dit, dans le récit de l’enfance très élaboré de Luc, que sa cousine Élisabeth était d’une famille sacerdotale. Mais cela ne signifie pas que Marie était d’une famille sacerdotale. La seule manière dont Marie serait pour une famille sacerdotale, si Élisabeth était d’une famille sacerdotale, c’est si la manière dont elles étaient cousines germaines était que leurs pères étaient frères. Il est aussi très clair, d’après Luc, que cela est sans importance, parce qu’il n’en est fait aucune mention. La seule chose qui importe à Luc est Joseph, ce qui n’aurait pas dû être pertinent à cause de la naissance virginale. Mais c’est en fait ainsi : il nous est dit dans Luc que c’est Joseph qui est de la maison de David, non Marie (Luc 1:27). Donc, premièrement, il n’y a aucune source dans la Bible chrétienne disant que Marie était d’une famille sacerdotale, et la seule manière dont on peut être prêtre est que votre père soit prêtre, un descendant d’une héroïne HaNavi. Parce que la seule manière dont une identité tribale peut être transmise est par le père, non par la mère. Dans les Nombres, chapitre 1 verset 18, ‘la maison de leur père.

‘Et ils assemblèrent toute la congrégation ensemble le premier jour du second mois, et ils déclarèrent leurs généalogies selon leurs familles, par la maison de leurs pères, selon le nombre des noms, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, par leurs têtes.’

C’est pourquoi, dans ces généalogies — et il n’y en a que deux dans les évangiles, une dans Luc et une dans Matthieu, Matthieu 1 et Luc 3 — il n’y est mentionné que des hommes. Il pourrait parfois être dit avec qui ils étaient mariés, mais ce ne sont que des hommes. Ce n’est pas une coïncidence, comme si vous lanciez une pièce et que la face sortait chaque fois. Ils mentionnent des hommes parce que les femmes seraient ici complètement sans importance. Or ils sont tous deux coincés avec le problème de la naissance virginale. Parce que toutes ces généalogies retracent la généalogie de Joseph, non celle de Marie. Et si Jésus naquit d’une vierge, alors Joseph n’était pas son père, et Joseph ne l’adopta pas (Jésus). Arrêtez avec cette absurdité. Dieu n’a de toute façon pas donné Jésus en adoption. Si Marie était d’une famille sacerdotale, cela ne transmettrait rien à Jésus. »

Ainsi, du côté des Juifs, ils ne considéraient pas que Marie est une descendante d’Aaron ; d’où les musulmans ont-ils donc tiré cette idée ? Il est donc clair que le Coran a confondu l’histoire de Miriam au temps de Moïse avec Marie, la mère de Jésus.

Un autre écart historique dans le Coran est le personnage de Haman, qui était censément l’un des serviteurs de Pharaon.

Nous lisons dans la Sourate Al Qasas (28) verset 38,

« Pharaon déclara : « Ô chefs ! Je ne connais pour vous aucun autre dieu que moi-même. Cuis-moi donc des briques d’argile, ô Hamân, et bâtis une haute tour afin que je puisse regarder le Dieu de Moïse, bien que je sois sûr qu’il est menteur. »

Et dans la Sourate Ghafir (40) verset 36,

« Pharaon ordonna : ‘Ô Hamân ! Bâtis-moi une haute tour afin que je puisse atteindre les voies qui mènent aux cieux et chercher le Dieu de Moïse, bien que je sois sûr qu’il est menteur.’ Et ainsi les mauvaises actions de Pharaon lui furent rendues si attrayantes qu’il fut détourné de la ˹Droite˺ Voie. Mais le complot de Pharaon ne fut que vanité. »

Sauf que, dans l’Ancien Testament, Pharaon ne bâtit pas cette tour pour regarder le Dieu de Moïse. La tour qui est bâtie est la tour de Babylone, et Pharaon dans l’Ancien Testament et n’a pas d’individu appelé Haman. Haman est un personnage différent qui apparaît à une époque différente, dans un pays différent, dans l’Ancien Testament. Ainsi Haman est dans l’Ancien Testament, mais il existe dans le Livre d’Esther. Dans le Livre d’Esther, Haman était le ministre du roi perse Assuérus.

Nous lisons dans Esther 3,

1 Après ces choses, le roi Assuérus éleva Haman, fils de Hammedatha, l’Agaguite, et l’avança, et plaça son siège au-dessus de tous les princes qui étaient avec lui.

2 Et tous les serviteurs du roi, qui étaient à la porte du roi, s’inclinaient et révéraient Haman, car le roi l’avait ainsi commandé à son sujet. Mais Mardochée ne s’inclinait pas et ne lui rendait pas révérence.

3 Alors les serviteurs du roi, qui étaient à la porte du roi, dirent à Mardochée : pourquoi transgresses-tu le commandement du roi ?

4 Or il advint, comme ils lui parlaient chaque jour et qu’il ne les écoutait pas, qu’ils le dirent à Haman, pour voir si les affaires de Mardochée tiendraient, car il leur avait dit qu’il était juif.

5 Et lorsque Haman vit que Mardochée ne s’inclinait pas et ne lui rendait pas révérence, alors Haman fut rempli de fureur.

6 Et il dédaigna de porter les mains sur Mardochée seul, car on lui avait montré le peuple de Mardochée ; c’est pourquoi Haman chercha à détruire tous les Juifs qui étaient dans tout le royaume d’Assuérus, à savoir le peuple de Mardochée.

7 Au premier mois, c’est-à-dire le mois de Nisan, en la douzième année du roi Assuérus, on jeta le Pur, c’est-à-dire le sort, devant Haman, de jour en jour et de mois en mois, jusqu’au douzième mois, c’est-à-dire le mois d’Adar.

8 Et Haman dit au roi Assuérus : il y a un certain peuple répandu et dispersé parmi les peuples dans toutes les provinces de ton royaume ; et leurs lois sont différentes de celles de tous les peuples ; et ils n’observent pas les lois du roi : il n’est donc pas du profit du roi de les tolérer.

9 S’il plaît au roi, qu’il soit écrit qu’ils soient détruits : et je paierai dix mille talents d’argent entre les mains de ceux qui ont la charge de l’affaire, pour les faire entrer dans les trésors du roi.

10 Et le roi ôta son anneau de sa main, et le donna à Haman, fils de Hammedatha, l’Agaguite, l’ennemi des Juifs.

11 Et le roi dit à Haman : l’argent t’est donné, le peuple aussi, pour faire d’eux ce qui te semblera bon.

12 Alors les scribes du roi furent appelés le treizième jour du premier mois, et il fut écrit selon tout ce que Haman avait commandé aux lieutenants du roi, et aux gouverneurs qui étaient sur chaque province, et aux chefs de chaque peuple de chaque province selon son écriture, et à chaque peuple selon sa langue ; cela fut écrit au nom du roi Assuérus, et scellé de l’anneau du roi.

13 Et les lettres furent envoyées par des courriers dans toutes les provinces du roi, pour détruire, pour tuer et pour faire périr tous les Juifs, jeunes et vieux, petits enfants et femmes, en un seul jour, à savoir le treizième jour du douzième mois, qui est le mois d’Adar, et pour prendre leurs dépouilles en butin.

14 La copie de l’écrit, pour qu’un commandement fût donné dans chaque province, fut publiée à tous les peuples, afin qu’ils fussent prêts pour ce jour-là.

15 Les courriers partirent, pressés par le commandement du roi, et le décret fut donné dans Shushan, le palais. Et le roi et Haman s’assirent pour boire ; mais la ville de Shushan était perplexe.

Et en guise d’avertissement, ces écarts historiques se produisirent après le prophète Mohammed (PSL et sa famille).

Ainsi, pour rendre compte de ces écarts historiques, il n’y a que trois possibilités.

Un : il y a quelque corruption dans le Coran, et c’est pourquoi ces incohérences s’y trouvent.

Deux : c’est que la Bible et la Torah avaient tort et que le Coran a raison sur chaque événement. Ainsi Marie, la mère de Jésus, avait bien un frère appelé Aaron, et Haman vécut bien avec Pharaon au temps de Moïse, et les Juifs ont simplement scindé le personnage de Saül et en ont fait un nouveau personnage et ont inventé Gédéon, et ils ont inventé toute une nouvelle histoire au sujet de Haman ailleurs. C’est soit que la Bible a raison, soit que le Coran a raison, soit que le Coran a raison mais qu’il est préservé auprès des Ahlul Bayt et que les musulmans l’ont rejeté. Et ainsi la version que nous avons maintenant, ce n’est pas la version complète, authentique et incorrompue.

Aba Al-Sadiq (de lui vient la paix) a dit,

« Et je pense que c’est là l’explication probable, et c’est vers cela que pointe l’ensemble des preuves. Et c’est ce qui rassemble tous ces récits. Et c’est ce qui est acceptable. Même logiquement parlant, vous avez des inexactitudes. D’accord, des contradictions : d’où viennent-elles ? Eh bien, certaines au moins viennent de là où les compagnons et les Gens de la Maison du Prophète nous disent qu’elles sont venues. Et elles sont venues des musulmans qui ne connaissaient pas l’Ancien Testament ni le Nouveau Testament, et qui étaient essentiellement dans une lutte de pouvoir après la mort du Prophète. Et ils l’ont compilé comme ils ont voulu le compiler, mais Dieu préservera pourtant le Coran, et Il a préservé le Coran, et Il fera venir le Coran dans sa forme pure au temps du Qaim. »

La série de l’École des Mystères Divins : La vérité choquante au sujet du Coran

Aba Al-Sadiq (de lui vient la paix) a aussi dit,

« ...Si vous allez accepter le fait que ce dont les compagnons ont témoigné et ce dont les Gens de la Maison du Prophète ont témoigné, à savoir qu’il y avait des corruptions dans le Coran et qu’il fut compilé par des humains après que le Prophète fut parti. Et ils ont arrangé les choses selon ce qui leur semblait bon ou selon ce dont ils se souvenaient. Et nous laissons cette porte ouverte à la possibilité d’une corruption et d’une interférence humaines dans le Coran.

Si nous acceptons cela, alors ceci devient une chose très naturelle que nous pouvons accepter. Et si un jour le Coran originel vient avec le Qaim, et qu’il corrige l’idée, et qu’il dise : en réalité non, ce verset était mal placé, ou ce verset était un verset qui venait à un endroit différent et il parlait de Meryam, la sœur de Moïse et d’Aaron, et non de Marie, la mère de Jésus. Mais les compagnons, ils n’en savaient pas plus. Alors ils ont pris ce verset d’ici et ils l’ont mis là. Alors, dans ce contexte, cela aurait du sens. Et si nous croyons ce récit, il serait logique que le Qaim vienne et corrige certaines de ces choses. »

La série de l’École des Mystères Divins : La vérité choquante au sujet du Coran

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