Les devoirs du croyant

La portée de la sourate Al-Kahf et le Qaim

Titre original : The Significance of Surah Al-Kahf and the Qaim (FHIP)

Le chapitre du Saint Coran appelé « La Caverne » est rempli de références à notre époque et aux voies du représentant de Dieu sur terre. Que nous apprend ce chapitre sur le Qaim ? Et que le croyant doit-il garder à l’esprit au sujet de l’Imam ?

3 848 mots · 19 min de lecture14 citationsQaim · Écritures · Leveur · Temps de la fin

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L’une des raisons importantes pour lesquelles les musulmans récitent les dix derniers versets de la sourate Al-Kahf le vendredi est la protection contre la fitna du Dajjal, un personnage influent de l’islam qui apparaît aux temps de la fin, égare les gens et combat le Mahdi et le Messie. Cependant, Aba Al Sadiq (de lui vient la paix) mentionne qu’il y a la relation que la sourate Al-Kahf en particulier entretient avec le Qaim (de lui vient la paix) et les temps de la fin.

Dans l’épisode « L’Imam Mahdi, le Dajjal et la sourate Al-Kahf », Aba Al-Sadiq (de lui vient la paix) déclare :

« ….. vous avez d’autres narrations de Mohammed et de la Famille Mohammed qui disent que le Kahf, la sourate Al-Kahf, entretient une relation très forte avec le Qaim et ses compagnons. Or la sourate Al-Kahf est la 18e sourate du Coran et elle contient plusieurs récits différents. Mais les trois récits les plus célèbres qui sont énumérés dans la sourate Al-Kahf sont : le récit d’après lequel la sourate elle-même est nommée. « Al-Kahf » signifie « la caverne ». Et c’est une référence au récit des Sept Dormants. Les Sept Dormants sont des saints bien connus dans le catholicisme. Et ainsi le christianisme catholique les considère comme des individu[s] saints. Et ils sont au nombre de sept. Et en islam ils sont mentionnés, et leur récit est mentionné, dans la sourate Al-Kahf. Et en fait la sourate elle-même — une sourate sur les 114 sourates du Coran — est nommée d’après ces Sept Dormants. Et pour cette raison, un accent et une importance supplémentaires sont placés sur eux. Le second récit qui est d’importance et de portée dans la sourate Al-Kahf est le récit de Moïse et du Serviteur vertueux. Et nous y viendrons après le récit des Sept Dormants. Et enfin, le récit qui est mis en avant et qui est aussi d’une importance extrême dans la sourate Al-Kahf est le récit de Dhul Quarnayn et de son voyage. »

Pour ceux qui ne connaissent pas le récit des Sept Dormants, il porte sur sept jeunes nobles qui vécurent durant l’Empire romain, après Jésus-Christ mais avant l’essor de l’islam. Ils occupaient de hautes fonctions gouvernementales et pratiquaient secrètement le christianisme à une époque où les chrétiens étaient férocement persécutés. Pour échapper à l’empereur romain oppresseur, qui forçait les gens à adorer de faux dieux et torturait sévèrement les chrétiens, ils s’enfuirent dans une caverne avec leur chien.

Dans la caverne, ils tombèrent dans un sommeil miraculeux de 309 ans. Lorsqu’ils s’éveillèrent, ils se trouvèrent inchangés mais dans un monde profondément différent, où le christianisme n’était plus persécuté. L’un d’eux, Yamlikha, entra dans la ville pour acheter de la nourriture, pour découvrir que la monnaie ancienne qu’il portait n’était plus reconnue. Les habitants furent stupéfaits par son récit, et la nouvelle parvint au roi chrétien local. Le roi, accompagné des habitants, visita la caverne et célébra la préservation miraculeuse des Sept Dormants comme un signe de la puissance et de la protection de Dieu.

Les Sept Dormants, après avoir raconté leur histoire, choisirent de retourner dans la caverne, où ils s’éteignirent. La caverne fut alors scellée et honorée comme un tombeau, marquant l’événement comme un miracle important dans les traditions islamique comme chrétienne.

Aba Al-Sadiq (de lui vient la paix) déclare dans l’épisode :

« Et la relation qu’elle entretient avec le Qaim et ses [sa] compagnons, et la raison pour laquelle elle est une protection contre la fitna de l’Antéchrist, c’est parce qu’évidemment ce qui se passe au temps de l’Antéchrist, au temps du Mahdi, pour ce qui est de l’atmosphère politique et de ce qui se passe dans le monde, est exactement parallèle à ce qui se passait à l’époque, au temps des Sept Dormants. Les gens rejetaient les preuves d’Allah (subhanahu wa taala). Ils désignaient leur propre souverain. Ils étaient gouvernés par des tyrans. Et à notre époque, la planète entière vit et est gouvernée par des tyrans et souffre de leurs décisions, tandis que ceux qui sont désignés par Allah (subhanahu wa taala) sont opprimés. La similitude de la caverne dans la sourate Al-Kahf : elle parle de cette caverne dans laquelle les Sept Dormants entrèrent, mais elle a aussi un sens caché, et le sens caché de la caverne est le Qaim. Le Qaim est la caverne, et les Sept Dormants sont les compagnons de la caverne, c’est-à-dire qu’ils sont les compagnons du Qaim. Et il y a même un petit clin d’œil à cette notion dans les narrations, où il est déclaré que certains des compagnons du Qaim qui sont ressuscités et ramenés au temps du Qaim sont ces Sept Dormants. Lorsque le Qaim, dans une narration, apparaît, il apparaît avec lui, et il a avec lui les Sept Dormants. Et ainsi le Qaim est la caverne. C’est une allégorie de lui. Et les dormants sont les compagnons de la caverne. Lorsque les compagnons de la caverne, les Ansar du Qaim, se retirent et s’éloignent de la société afin de prendre le Qaim et sa Dawah pour abri, la Suprématie d’Allah (subhanahu wa taala), et de se déclarer innocents des tyrans qui existent dans la société aujourd’hui, que se passe-t-il ? Le Coran dit que Dieu répand pour eux de sa miséricorde et qu’ils obtiennent la connaissance et la faveur de Dieu en prenant refuge et abri auprès du Qaim. »

« Voilà donc ce qui se passe au temps du Qaim, les compagnons. Ils se retirent de la société. Ils rejoignent le Qaim. Ils font la hijrah vers lui. Ils abandonnent/se déclarent innocents. Et ils le prennent pour refuge. Et Dieu les soutient, et Dieu les prépare à ce qui doit venir. Qu’est-ce qui doit venir ? Cet État qu’ils verront, auquel ils s’éveilleront, et qu’ils trouveront.

Et ce furent les Sept Dormants : ils trouvèrent qu’ils vivaient dans un État chrétien. Un État qui était passé d’anti-suivants de Jésus à pro-suivants de Jésus, un État qui était passé d’injuste à un État qui était juste, et qui avait un roi vertueux au lieu d’un oppresseur. La même chose se produit avec les compagnons de la caverne au temps du Qaim : Dieu leur prépare une voie. Et ils finissent par voir un État juste divin. Un État… même si c’est incroyable, même si personne ne comprend comment cela arrivera. Et cela se produit par une voie miraculeuse. Ces compagnons du Qaim verront un État juste de leur vivant, de la même manière que ces Sept Dormants virent un État juste, même s’il fallut pour cela que Dieu prolongeât leur âge de 309 ans. La même chose s’applique au Qaim et à ses compagnons. Et il y a des narrations qui mentionnent même que le Prophète jure et dit en substance : « Même s’il fallait que Dieu étirât un jour si longtemps, Il le ferait afin que la terre soit remplie de justice et d’équité comme elle avait été remplie d’injustice et d’iniquité », et ainsi de suite. »

Le Commandeur des Croyants, l’Imam Ali Ibn Abi Taleb (de lui vient la paix), a dit :

« Les Compagnons de la Caverne (Ashab Al-Kahf) viendront assister le Mahdi (PSL) . »

Husayni, Al-Hidayah, p. 31 ; Irshad al-Qulub, p. 286 ; Hilyah al-Abrar, vol. 2, p. 601

Il est rapporté d’Al-Mufaddel ibn Umar, de l’Imam Ja’far Al-Sadiq (de lui vient la paix), qu’il a dit :

« Lorsque le Qaim de la Famille de Mohammed (PSL et sa famille) reparaîtra, il vivifiera et fera sortir vingt-sept personnes de l’arrière de la Kaaba, et fera lever des tombes vingt-cinq personnes de la communauté du prophète Musa (PSL) qui jugeaient avec équité, sept personnes des gens de la caverne, Yusha ibn Nun, légataire du prophète Musa (PSL), le croyant de la nation de Firon, Salman Al-Farsi, Abu Dujana Ansari et Malik Al-Ashtar. »

Kitab Al Irshad, p. 522 (version anglaise)

L’Imam Al-Sadiq (de lui vient la paix) a dit : « Le Qaim sortira de l’arrière de Koufa avec vingt sept personnes ; quinze d’entre elles sont des gens de Musa (Moïse) (PSL), qui guidaient vers la vérité et agissaient selon la Justice, et sept sont des gens de la Caverne, et Joshua ibn Nun, et Salman et Abu Dujana Ansari et Miqdad et Malik Al-Ashtar sont présents aussi, qui deviendront des Ansars et des Gouvernants entre les mains du Qaim (PSL). »

Al-Irshad, Al-Shaikh Al-Mufid, vol. 2, p. 386

Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud :

Le Prophète (PSL et sa famille) a dit : « S’il ne restait qu’un seul jour de ce monde, Allah allongerait ce jour, jusqu’à ce qu’Il y fasse lever un homme qui m’appartient ou appartient à ma famille, dont le nom du père est le même que celui de mon père, qui remplira la terre d’équité et de justice comme elle a été remplie d’oppression et de tyrannie. »

Sunan Abi Dawud 4282

Le second récit que nous avons est le récit de Moïse (PSL) et du Serviteur vertueux.

Pour ceux qui ne connaissent pas le récit de Moïse et du Serviteur vertueux : Dieu ordonne à Moïse de chercher le Serviteur vertueux, Khidr, au mystérieux Point de Rencontre des Deux Mers, pour la connaissance. Lors de leur rencontre, Khidr accepte d’enseigner à Moïse à la condition qu’il demeure patient et ne questionne pas ses actes. Durant leur voyage, Khidr endommage une barque appartenant à des gens bons et pauvres, tue un garçon innocent, et répare un mur dans une ville inhospitalière sans demander de paiement. Chaque fois, Moïse objecte, peinant à comprendre les injustices apparentes. Khidr finit par expliquer ses actes : la barque fut endommagée pour empêcher un tyran de s’en saisir, le garçon fut tué pour empêcher une tyrannie future et le chagrin de ses parents, et le mur fut réparé pour protéger un trésor destiné à deux orphelins. Ces actes, bien qu’apparemment durs, révèlent une sagesse divine plus profonde et enseignent à Moïse la patience et les limites de la compréhension humaine.

Aba Al-Sadiq (de lui vient la paix) déclare dans l’épisode :

« Et la comparaison qu’elle a ce récit : il a aussi une comparaison ou une leçon en lui, un parallèle avec le Qaim et ses compagnons, un parallèle très important qui aidera tous ceux qui vivent au temps du Qaim et vivent au temps du Dajjal à éviter le Dajjal, en réussissant en accompagnant le Qaim et en ne mécroyant pas ou en ne s’enfuyant pas de lui à un moment donné. La ressemblance entre Moïse et le Serviteur vertueux est la ressemblance entre le Qaim et les compagnons. Les compagnons du Qaim, il leur est requis d’être patients dans leur voyage avec le Qaim, d’être soumis, et de ne pas le questionner, de la même manière qu’il était requis de Moïse d’être soumis et de ne pas questionner les décisions que prenait le Serviteur vertueux. Et ces trois incidents qui eurent lieu avec Moïse et le Serviteur vertueux auront aussi lieu dans la Dawah du Qaim. Et les narrations de Mohammed et de la Famille de Mohammed ainsi qu’Ahmed Al-Hassan (alayhi salam), il a parlé de ces matières. Et il a dit qu’au temps du Qaim il y aura un dommage qui sera fait au navire. Et le navire appartiendra aux compagnons du Qaim. Et le navire est la communauté du Qaim, la communauté du Qaim ou les compagnons du Qaim ; la dawah des compagnons du Qaim sera endommagée. Ainsi, en apparence, ces tyrans qui regardent de l’extérieur, et même les gens sur le navire, verront qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec cette dawah, ou ils penseront qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec cette dawah. Mais en réalité, [la chose qui était] il n’y a rien qui ne va pas avec la dawah, mais elle a juste été endommagée intentionnellement par le Qaim afin de la protéger de tyrans qui reconnaîtraient que c’est là le vrai Qaim et la vraie dawah du Qaim. Il ruine donc la réputation de la dawah, ou il fait quelque chose pour amener les gens à penser : « Nous n’avons pas de quoi nous inquiéter pour ce qui est de cette dawah. C’est une fausse dawah. »

Il gouverne par le Saint-Esprit. Et ainsi il juge ses compagnons selon la mécréance qu’il sait qu’ils commettront, et selon ce qu’il sait être dans leurs cœurs, plutôt que selon quelque chose qu’ils auraient commis. Et il y a aussi d’autres narrations qui déclarent que l’affaire du Qaim est prolongée. Ce n’est donc pas simplement quelque chose où le Mahdi apparaît, et puis tout d’un coup il y a des guerres, et ses compagnons apparaissent comme par magie, et tout cela. Non, la Dawah du Qaim, elle est prolongée. Il a une dawah pendant très longtemps. Son chemin avec ses compagnons est étendu jusqu’à ce que les plus proches des plus proches de lui deviennent ceux qui portent la plus grande inimitié envers lui. Les plus proches des plus proches de lui deviennent ceux qui le haïssent le plus et cherchent à le combattre. Et ce sont là autant d’avertissements. Et ce sont des avertissements qui sont dans la sourate Al-Kahf : que si tu es avec le Qaim et qu’il condamne un jour quelqu’un, même s’il s’agit des plus proches des plus proches de lui, même s’ils sont connus pour être aussi innocents d’un enfant, même si tu les aimais tant, comme Moïse admirait ce jeune homme, et que tu ne savais pas qu’ils avaient commis quelque péché, et que tu les vois comme irréprochables ou peut-être même opprimés, ne tombe jamais dans cette erreur de questionner le Qaim. Tiens-toi fermement à son jugement, car il sait mieux que personne ce qui est dans les gens. Et puis le troisième récit qui se produit avec Moïse et le Serviteur vertueux se reproduit lui aussi au temps du Qaim. Et c’est le mur. Et le mur, au temps du Qaim, a un trésor en dessous. Et ce trésor est le trésor que le Qaim fera sortir, et ce trésor, ce sont les 27 lettres de la connaissance qu’il répandra parmi les gens et qui étaient auparavant inconnues. Et c’est donc aussi un avertissement préalable pour dire aux gens que, si le Qaim fait sortir la connaissance, et qu’il fait sortir cette connaissance en accomplissant des œuvres contraires à la logique — comme réparer le mur, ou qui en apparence aident des oppresseurs, ou qui en apparence sont quelque chose qui va contre la jurisprudence, ou va contre les lois de Dieu —, ne le questionne jamais. Fais confiance est intellect. Fais confiance au fait que Dieu est avec lui. Fais confiance à l’Esprit qui est avec lui. Et fais confiance à ses yeux plutôt qu’à tes propres yeux, à ton propre esprit et à ta propre logique. »

Abi Abdullah, l’Imam Al-Sadiq (de lui vient la paix), a dit :

« La connaissance est de vingt-sept lettres en tout, et tout ce que les Messagers ont apporté n’est que deux lettres ; et les gens, jusqu’à ce jour même, ne connaissent rien que deux lettres. Si donc le Qaim surgit, il apportera les vingt-cinq lettres et les répandra parmi les gens et les ajoutera aux deux lettres précédentes, jusqu’à ce qu’il répande un total de vingt-sept lettres. »

Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 52, p. 336

Par l’autorité d’Abu Baseer, par l’autorité d’Abu Ja’far (de lui vient la paix), il a dit :

« Le Qaim s’avance en jugeant des causes que certains de ses compagnons qui ont combattu devant lui dans la bataille rejettent, et c’est le jugement d’Adam (PSL) ; alors le Leveur/Qaim fait avancer les hommes qui ont objecté et frappe leurs cous ; puis il juge la deuxième cause et un autre groupe de gens qui ont combattu avec lui dans la bataille la rejettera, et c’est le jugement de David (PSL) ; alors il les fait avancer et frappe leurs cous ; puis il juge une troisième cause, et un autre groupe de gens qui ont combattu à ses côtés dans la bataille rejettera, et c’est le jugement d’Abraham (PSL) ; alors il les fait avancer et frappe leurs cous ; puis il juge une quatrième cause, et c’est par le jugement de Mohammed (PSL et sa famille), et nul ne la rejettera. »

Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 52, p. 389

Par l’autorité d’Abu Abdullah (de lui vient la paix), il a dit :

« Lorsque le Qaim de la Famille de Mohammed se lève, il gouverne par le gouvernement de David et de Salomon ; il ne demande pas de preuve aux gens. »

Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 26, p. 177

Aba Al-Sadiq (de lui vient la paix) a aussi souligné que :

« Une part du tasleem est que tu fasses plus confiance aux yeux de l’Imam qu’à tes propres yeux. Tu fais plus confiance à son esprit qu’au tien. Tu le laisses penser pour toi et tu le laisses voir pour toi et tu le laisses entendre pour toi. Tu fais plus confiance aux sens du messager qu’aux tiens. »

Et puis, enfin, nous avons dans la sourate Al-Kahf le récit de Dhul Quarnayn (PSL) et de son voyage. Pour ceux qui ne le savent pas, Dhul-Qarnayn (PSL), un prophète et roi désigné par Dieu, est renommé pour sa droiture et son autorité, comparables à celles de Salomon, mais sans les capacités surnaturelles de Salomon. Dhul-Qarnayn (PSL) reçoit l’inspiration divine directe et entreprend de vastes voyages de l’orient à l’occident, rencontrant divers peuples, dont Gog et Magog. Sa quête comprend une recherche de la Fontaine de Jouvence, que seul son compagnon Al-Khidr (PSL) trouve par accident, symbolisant le paradoxe de la quête de la vie éternelle. Parmi les réalisations importantes de Dhul-Qarnayn figure la construction d’un mur protecteur contre Gog et Magog, symbolisant la séparation entre les croyants et les mécréants.

Aba Al-Sadiq (de lui vient la paix) dit :

« Et ainsi la similitude et la comparaison qui peuvent être tirées ici, et qui sont tirées par la Famille de Mohammed au sujet du récit de Dhul Quarnayn et du Qaim de la Famille de Mohammed, c’est qu’il reçoit ce que Dhul Quarnayn a reçu. Dhul Quarnayn reçoit la capacité sur la terre. Le Qaim reçoit la capacité sur la terre. Dhul Quarnayn est inspiré par Dieu. Le Qaim est inspiré par Dieu. Dhul Quarnayn bâtit un mur qui sépare entre les gens mécréants et les gens croyants. Le Qaim bâtit aussi un État juste divin et établit une dawah qui sépare entre les gens de Dieu qui croient à la Suprématie de Dieu et tous ceux qui croient à la suprématie de l’homme. Et ce mur est dressé et il sépare entre tous ceux qui sont comme Gog et Magog et ceux qui sont des gens de Dieu. Dieu accorde aussi à Dhul Quarnayn une autorité absolue. Il lui dit à un moment, lorsqu’il rencontre un peuple, Dieu lui dit : « Quant à ces gens, tu es libre de faire ce que tu veux avec eux. Si tu veux en somme les châtier, alors châtie-les. Et si tu veux leur faire du bien, alors fais-leur du bien. Cela dépend de toi. L’affaire est entre tes mains. » Ainsi Dieu place l’affaire de Ses serviteurs entre les mains du Qaim, car tout le monde sur la terre a été condamné par le péché. Et ainsi le Qaim a le choix, lorsqu’il rencontre les gens de la terre, soit de les châtier pour leurs péchés pour lesquels ils méritent le châtiment, soit de leur pardonner leurs péchés. Le Qaim a la capacité de pardonner les péchés et de condamner les gens et, en somme, d’établir sur eux le châtiment pour leurs péchés. Le Qaim, personne ne peut lui reprocher quoi que ce soit. Et c’est là l’une des choses que les narrations de la Famille de Mohammed disent au sujet du Qaim : que, quoi qu’il fasse, même si cela est contraire à la logique des gens ou à la jurisprudence, il n’est pas à blâmer, et il n’est pas condamné par quiconque sur la terre.

Et ainsi le récit de la sourate Al-Kahf, les récits de la sourate Al-Kahf, sont extrêmement importants pour tous ceux qui cherchent à se préparer au chemin et au voyage vers le Qaim de la Famille de Mohammed (de lui vient la paix). Et pour tous ceux qui cherchent à faire partie du peuple de Dieu qui est protégé derrière les murs de Dhul Quarnayn contre les ennemis de Gog et Magog. Pour tous ceux qui cherchent à tirer… et à voir l’État juste divin et à prendre la caverne pour abri, ces récits qui sont dans la sourate Al-Kahf serviront de rappel. »

Voilà donc ce que le prophète Mohammed (PSL et sa famille) voulait dire : que la sourate Al-Kahf protège de la fitnah non comme une incantation, mais comme une compréhension, au moment de la fitna du Dajjal, de la manière dont cela va être — comprendre ces récits est la clé.

Aba Al-Sadiq (de lui vient la paix) a aussi dit :

« …Et Dieu parle du croyant et Il dit dans le Coran : « Ne méditent-ils pas sur les paroles ? Ne réfléchissent-ils pas ? N’ont-ils pas d’esprit ? Et ne comprennent-ils pas ? » Et ainsi ce qui est requis d’une personne au sujet du Coran, c’est que, pendant qu’elle lit les paroles, elle les comprenne. C’est là que réside la puissance du Coran. Le Coran est sans profit. Si une personne le récite et répète des lettres, des phrases et des mots sans être consciemment avertie de leur sens. Et c’est le sens qui a toute l’importance. Et ainsi lire la sourate Al-Kahf le vendredi, comme certains le font, sans même être consciemment averti de ce que l’on lit, et sans y penser, ne sert absolument à aucune protection. Cela pourrait même finir par être une malédiction sur eux, parce qu’alors ils iront à Allah (subhanahu wa taala) après avoir été trompés par le Dajjal et après avoir été un suivant du Dajjal ou de l’Antéchrist, tout en ayant eu accès à la sourate Al-Kahf et l’avoir lue chaque vendredi. Quelle est donc leur excuse ? Ils ont lu les paroles, mais ils étaient comme des animaux, comme du bétail, voire plus égarés encore. Ou comme l’âne qui porte sur son dos beaucoup de livres et qui n’en tire aucun profit, d’aucune manière, sous aucune forme. Tout est donc dans le sens. Tout est dans l’extraction de la sagesse des récits. »

Même le jour « vendredi » : pourquoi les musulmans récitent-ils les dix derniers versets de la sourate Al-Kahf le vendredi ? Le vendredi est connu comme le jour de l’Imam Mahdi. C’est donc comme si Dieu disait à l’humanité que, si vous voulez connaître l’Imam Mahdi (PSL et sa famille) ou le Qaim (de lui vient la paix), vous devez comprendre ces récits.

Et par la même chaîne de rapporteurs, de Husain bin Saeed, de Hammad bin Isa, d’Ibrahim bin Umar, d’Abi Ayyub, de Harith bin Mughaira, d’Abi Abdullah (de lui vient la paix), qu’il a dit :

« Il y aura un appel du ciel la veille du vendredi, le 23 du mois de Ramadhan. »

Kamaaluddin wa Tamaamun Ni’ma, vol. 2, chapitre 57, hadith 16 (version anglaise)

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