Le christianisme

Paul était-il un disciple ?

Titre original : Was Paul a Disciple?

Paul est un personnage qui a profondément marqué le christianisme tel qu’on le connaît aujourd’hui. Mais était-il vraiment un disciple de Jésus (PSL) ?

7 960 mots · 40 min de lecture60 citationsAba Al-Sadiq · Dieu · Qaim · Bible

Texte lu en français

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Qui était Paul, et comment est-il devenu un grand nom de la doctrine chrétienne ?

Environ une personne sur trois parmi celles qui foulent cette terre aujourd’hui se déclare chrétienne. Elles affirment que Jésus-Christ est leur « seigneur et sauveur » – mais l’est-il vraiment ? Les chrétiens d’aujourd’hui suivent-ils réellement la religion que Jésus a enseignée – ou son appel a-t-il été détourné en chemin ?

Rappelez-vous – Jésus nous a dit de prendre garde aux faux docteurs, ces trompeurs qui se présentent comme des loups déguisés en brebis ; un rappel que les ennemis les plus dangereux sont ceux en qui l’on croit pouvoir avoir confiance… ceux qui s’infiltrent dans un troupeau et le dévorent de l’intérieur. Le Christ, le bon pasteur, nous a dit exactement qui suivre après lui. Il a nommé son disciple principal, Simon Pierre, comme son successeur – le roc sur lequel Son Église serait bâtie. Mais, d’une manière ou d’une autre, un autre homme, et non Simon Pierre, est devenu la voix dominante du christianisme. Environ la moitié des livres qui remplissent les pages du Nouveau Testament ont été écrits par un seul homme. Un homme qui n’a jamais même rencontré Jésus. Un homme animé d’une haine profonde envers les chrétiens. Un homme appelé Saul de Tarse – mieux connu aujourd’hui sous le nom de Paul. Les enseignements de Paul sont si influents que certains l’ont même surnommé le « fondateur du christianisme ».

Mais sa doctrine est souvent en contradiction avec le message de Jésus, ce qui amène à poser la question… Paul était-il un apôtre ou un imposteur ? Un messager du Christ ou un antéchrist, qui a égaré un tiers de la population mondiale ?

En 36 apr. J.-C. à Jérusalem, la Ville sainte, où les enseignements du Christ avaient autrefois retenti dans l’air, une foule en colère se rue sur un homme pieux nommé Étienne. La foule le traîna hors de la ville et commença à le lapider. Ils déposèrent leurs manteaux devant un jeune homme appelé Saul de Tarse, qui consentit pleinement à la mort d’Étienne et admit plus tard :

« Et lorsque le sang de ton martyr Étienne fut versé, je me tenais là, donnant mon approbation et gardant les vêtements de ceux qui le tuaient. »

La Sainte Bible, Livre des Actes, chapitre 22, verset 20

Ce ne fut ni la première ni la dernière fois que Saul se couvrit les mains de sang. Né dans une famille juive rigoriste, Saul passa sa jeunesse à étudier auprès du célèbre rabbin Gamaliel, qui le forma comme pharisien. Ces mêmes pharisiens que Jésus désignait comme des « vipères » et des « fils du diable ».

Le « zèle pour la loi » de Saul le conduisit à devenir un inquisiteur du sacerdoce du Temple de Jérusalem. Véritable limier, Saul a reconnu avoir poursuivi et tué sans pitié de nombreux chrétiens. Selon le Livre des Actes, Saul était

« …respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur »

La Sainte Bible, Livre des Actes, chapitre 9, verset 1

Il aurait cependant vécu une expérience bouleversante sur le chemin de Damas — une vision de Jésus ressuscité. C’est cette expérience qui aurait tout changé. Saul devint Paul et se déclara apôtre du Christ fraîchement converti. Mais ce récit pose un problème — Paul n’arrive pas à en fixer les détails.

N’est-ce pas un signal d’alarme lorsqu’une personne n’arrive pas à s’en tenir à une seule version ? Pour résoudre un crime, les enquêteurs éprouvent les témoins sur la cohérence de leurs récits. Si le récit change sans cesse, les soupçons naissent. On pourrait croire qu’une vision de Jésus lui-même serait assez mémorable pour se graver dans la mémoire de quelqu’un. Mais le prétendu apôtre Paul raconte 3 versions différentes de son apparition sur le chemin de Damas, consignées dans le livre des Actes.

Paul donne trois récits différents de sa prétendue vision de Jésus.

« Comme il approchait de Damas au cours de son voyage, soudain une lumière venue du ciel resplendit autour de lui. Il tomba à terre et entendit une voix lui dire : “Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?” “Qui es-tu, Seigneur ?” demanda Saul. “Je suis Jésus, que tu persécutes”, répondit-il. “Maintenant lève-toi et entre dans la ville, et l’on te dira ce que tu dois faire.” Les hommes qui voyageaient avec Saul se tenaient là sans voix ; ils entendaient le son mais ne voyaient personne. »

La Sainte Bible, Livre des Actes, chapitre 9, versets 3-7

« Vers midi, comme j’approchais de Damas, soudain une vive lumière venue du ciel resplendit autour de moi. Je tombai à terre et j’entendis une voix me dire : ‘Saul ! Saul ! Pourquoi me persécutes-tu ?’ “‘Qui es-tu, Seigneur ?’ demandai-je. “ ‘Je suis Jésus de Nazareth, que tu persécutes’, répondit-il. Mes compagnons virent la lumière, mais ils ne comprirent pas la voix de celui qui me parlait. »

La Sainte Bible, Livre des Actes, chapitre 22, versets 6-9

Note : dans la version King James de la Bible, le verset 9 déclare : ‘Et ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, et furent effrayés ; mais ils n’entendirent pas la voix de celui qui me parlait.’

« Vers midi, roi Agrippa, comme j’étais sur la route, je vis une lumière venue du ciel, plus brillante que le soleil, qui resplendissait autour de moi et de mes compagnons. Nous tombâmes tous à terre, et j’entendis une voix qui me disait en araméen : ‘Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il te sera dur de regimber contre les aiguillons. »

La Sainte Bible, Livre des Actes, chapitre 26, versets 13-14

Comme nous pouvons clairement le voir, ces trois récits se contredisent complètement, et cela importe parce que toute la validité de Paul comme prétendu ‘messager’ repose sur ce récit.

C’est l’unique preuve qu’il a employée pour convaincre les gens qu’il avait été envoyé par Jésus. Pourtant, n’ayant jamais rencontré Jésus en chair et en os, c’est tout ce dont il dispose. Et il se trouve que cela ne peut être vérifié par personne. Il n’y a aucune mention de Paul dans les Évangiles, ni par Jésus ni par quiconque d’ailleurs. Personne n’a donné à Paul le titre d’apôtre, sinon Paul lui-même. La prétention de Paul à l’apostolat contredit directement ce que Jésus a enseigné.

Note : les théologiens chrétiens affirment que Luc était l’auteur du Livre des Actes, or Luc n’était pas avec Paul sur le chemin de Damas. Donc, si Luc était l’auteur des Actes, soit il a reçu les trois versions de Paul, soit au moins une version qu’il a ensuite remaniée pour ses propres raisons et placée dans trois contextes différents.

Or il y a ceux qui disent que Jésus aurait informé Ananias de la conversion de Paul. Cependant, nous devons poser aux chrétiens une question importante : qui a écrit le livre des Actes ? Nous constatons qu’il s’agit de Luc, une autre personne qui n’a jamais rencontré physiquement Jésus. Et même Luc lui-même n’était pas présent et n’a pas été témoin de la conversion de Paul. Luc tient plutôt l’histoire de Paul d’une seule personne : Paul.

Jésus dit : il doit y avoir douze apôtres

Au cours de son ministère, Jésus eut de nombreux disciples. À un moment, il rassembla des milliers de partisans. Mais il y eut toujours un cercle restreint de 12 hommes, choisis de sa main par Jésus. Ce nombre, 12, n’était pas un hasard. Il y avait derrière lui un dessein précis. Parlant de sa seconde venue, Jésus a dit :

« En vérité je vous le dis, lors du renouvellement de toutes choses, quand le Fils de l’Homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi siégerez aussi sur douze trônes, pour juger les douze tribus d’Israël. »

La Sainte Bible, Livre de Matthieu, chapitre 19, verset 28

Ces paroles éclairent l’importance du nombre sacré 12. Comment 11 ou 13 apôtres pourraient-ils juger 12 tribus ? Cela n’aurait tout simplement aucun sens. Et c’est pourquoi les disciples ont maintenu ce nombre. Après que Jésus les eut quittés, les 11 apôtres restants entreprirent de remplacer celui d’entre eux qui était tombé, Judas Iscariote. Priant pour une guidance divine, les hommes tirèrent au Sort et, à la fin, ils rapportèrent que Dieu avait choisi Matthias pour être le douzième disciple. Mais n’importe qui ne pouvait pas être choisi. Il fallait que ce soit

« …l’un des hommes qui ont été avec nous tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où Jésus nous a été enlevé. »

La Sainte Bible, Livre des Actes, chapitre 1, versets 21-22

Imaginez la confusion des 12 disciples lorsque, des années plus tard, Paul arriva et s’inséra dans l’équation comme le 13e disciple. Paul — un homme qui n’a jamais rencontré Jésus —n’avait certainement pas les qualités requises pour être l’un d’eux. Assurément, les premiers chrétiens ne considéraient pas Paul comme une autorité au même titre que les 12. Mais cela n’a pas empêché Paul d’apporter quelques changements spectaculaires à la religion de Jésus.

Nous lisons dans les Actes :

« Il est donc nécessaire de choisir l’un des hommes qui ont été avec nous tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où Jésus nous a été enlevé. Car il faut que l’un de ceux-ci devienne avec nous témoin de sa résurrection.” Ils présentèrent donc deux hommes : Joseph appelé Barabbas (également connu sous le nom de Justus) et Matthias. Puis ils prièrent : “Seigneur, tu connais le cœur de chacun. Montre-nous lequel de ces deux tu as choisi pour reprendre ce ministère apostolique, que Judas a laissé pour aller là où il appartient.” Puis ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Matthias ; ainsi il fut ajouté aux onze apôtres. »

La Sainte Bible, Livre des Actes, chapitre 1, versets 23-26

Note : ce verset est lui-même une grande preuve que Paul n’était pas un apôtre de Dieu. Si Paul était un apôtre et que sa prétendue vision était vraie, comment se fait-il que Dieu n’ait pas informé les autres apôtres que Paul serait un apôtre, surtout lorsque les disciples ont demandé directement à Dieu qui devait être le 12e disciple ?

Imaginez donc la confusion des douze disciples lorsque, des années plus tard, Paul arriva et s’inséra dans l’équation comme le 13e disciple. Paul, un homme qui n’a jamais rencontré Jésus, n’avait certainement pas les qualités requises pour être l’un d’eux.

Jésus dit : observez la Loi

L’une des innovations les plus notables que Paul a apportées au christianisme fut l’abolition de la loi de l’Ancien Testament. Prétendant parler au nom du Christ, Paul a dit :

« Car le péché ne sera plus votre maître, parce que vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce. »

La Sainte Bible, Livre des Romains, chapitre 6, verset 14

Il a prétendu que :

« Le Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi en devenant malédiction pour nous, car il est écrit : “Maudit est quiconque est pendu au bois.

La Sainte Bible, Livre des Galates, chapitre 3, versets 13

En somme, Paul a soutenu que, lorsque Jésus mourut, la loi mourut avec lui. L’ancienne alliance entre Dieu et l’homme fut renversée au profit d’une nouvelle. Celle par laquelle tous les péchés sont éternellement effacés pour celui qui dit simplement : « Je crois. » Il y a juste un problème avec la logique de Paul : selon l’Évangile de Matthieu, Jésus apparut aux 12, après la crucifixion, en disant ceci :

« Allez donc et faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. Et voici, je suis avec vous toujours, jusqu’à la toute fin des temps. »

La Sainte Bible, Livre de Matthieu, chapitre 28, versets 19-20

Et Jésus leur a clairement commandé d’observer les commandements.

« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu les abolir mais les accomplir. »

La Sainte Bible, Livre de Matthieu, chapitre 5, verset 17

Jésus était un réformateur. Sa mission était de ramener les choses aux anciennes voies de la théologie. Il est venu guider les gens vers la religion de Dieu. Jésus, le Messie des Juifs tant attendu, a confirmé le message des prophètes hébreux venus avant lui. Il s’est conformé à la loi juive, et il n’a jamais indiqué une seule fois que la loi des prophètes de l’Ancien Testament serait ou devrait être abolie.

De fait, il a dit :

« Il est plus facile que le ciel et la terre disparaissent que de voir tomber le moindre trait de plume de la Loi. »

La Sainte Bible, Livre de Luc, chapitre 16, verset 17

Alors pourquoi Paul est-il venu enseigner le contraire ? De même que Jésus a dit :

« …Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. »

La Sainte Bible, Livre de Matthieu, chapitre 19, verset 17

Paul a dit :

« C’est pourquoi nul ne sera déclaré juste aux yeux de Dieu par les œuvres de la loi ; au contraire, c’est par la loi que nous prenons conscience de notre péché. »

La Sainte Bible, Livre des Romains, chapitre 3, verset 20

Cela ne pouvait tout simplement pas avoir de sens. À moins que Paul n’ait eu un autre dessein… Paul prêcha d’abord à des gens de son même milieu religieux — les Juifs — mais lorsqu’il constata qu’il ne pouvait convaincre beaucoup d’entre eux que Jésus était divin, il sortit d’Israël pour aller vers les gentils. Mais là encore, il rencontra des difficultés. Les gentils disposés à accepter le Christ n’observaient pas la loi juive. Leur nourriture n’était pas casher. Mais le plus grand obstacle auquel Paul fit face avec les gentils fut la loi de la circoncision — l’alliance entre Dieu et les croyants, qui remonte au prophète Abraham. Au début, Paul encouragea les convertis gentils à suivre la loi. Il fit même circoncire son compagnon Timothée, comme le confirme Actes 16. Mais, en chemin, il changea de ton. La loi était un obstacle qui se dressait sur sa route, alors il l’écarta.

Jésus a dit — suivez la loi à la lettre, mais Paul a dit exactement le contraire. Non seulement il en a supprimé l’obligation, mais il est allé jusqu’à dire que se conformer à la loi est nuisible.

« Notez bien mes paroles ! Moi, Paul, je vous dis que si vous vous laissez circoncire, le Christ ne vous sera d’aucune valeur. De nouveau je déclare à tout homme qui se laisse circoncire qu’il est tenu d’observer toute la loi. Vous qui cherchez à être justifiés par la loi, vous vous êtes éloignés du Christ ; vous êtes déchus de la grâce. »

La Sainte Bible, Livre des Galates, chapitre 5, versets 2-4

D’où tenait-il cela ? Ce n’était assurément pas de l’homme que Jésus a désigné comme son successeur — Simon Pierre.

Jésus a dit : suivez Simon Pierre

Lorsque Jésus sut qu’il ne serait plus là bien longtemps, il remit les clés du royaume à son successeur Simon Pierre, en déclarant :

« Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur ce roc je bâtirai mon Église, et les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux, et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »

La Sainte Bible, Livre de Matthieu, chapitre 16, versets 18-19

On pourrait imaginer que Paul aurait sauté sur l’occasion d’apprendre de Pierre et des autres hommes qui avaient vécu avec Jésus en chair et en os et appris de lui. Mais ce n’est pas ce que Paul a fait. Une décennie entière s’écoula après la crucifixion avant que Paul ne rencontre enfin Simon Pierre, à Jérusalem. Puis il s’en alla prêcher et enseigner son propre « évangile » en Asie Mineure pendant 10 ans encore, avant de retourner à Jérusalem vers 50 apr. J.-C. Ce ne fut qu’alors, 20 ans après la crucifixion, que Paul rencontra pour la première fois le reste des 12 apôtres. Bien que Jésus eût clairement désigné en Pierre un pasteur à suivre pour son troupeau, Paul soutint qu’un nouvel évangile lui avait été donné à répandre.

Il a dit :

« Et de cet évangile j’ai été établi héraut, apôtre et docteur. »

La Sainte Bible, Livre de 2 Timothée, chapitre 1, verset 11

Son évangile différait de celui des 12 disciples, ce qui provoqua des frictions constantes entre lui et l’Église de Jérusalem sur une question en particulier — la loi. Les tensions finirent par déborder et menèrent Pierre et Paul à l’affrontement. Lorsque Pierre se rendit à Antioche, il s’opposa à Paul sur la question de savoir si les chrétiens gentils devaient ou non observer la loi. Nous n’entendons que la version de Paul, mais si l’on prend son épître au mot, les deux hommes parvinrent à un accord — Paul irait comme « apôtre des gentils », tandis que Pierre prêcherait aux « circoncis ».

Mais il y a là un problème. L’accord dont Paul parle contredit le livre des Actes, qui déclare que c’est Pierre, et non Paul, qui a été choisi par Dieu pour porter le ministère aux gentils.

Pierre a dit :

« Frères, vous savez qu’il y a quelque temps Dieu a fait un choix parmi vous, afin que les Gentils entendent de ma bouche le message de l’évangile et croient. »

La Sainte Bible, Livre des Actes, chapitre 15, verset 7

Néanmoins, Paul prétendait avoir un évangile différent de celui de Pierre et des autres apôtres – l’évangile des incirconcis – un évangile qu’il

« …n’a reçu d’aucun homme, et qui ne lui a pas été enseigné… »

La Sainte Bible, Livre des Galates, chapitre 1, verset 12

Son évangile venait purement de la révélation, et ne pouvait donc être vérifié comme véridique par personne. Et pourtant, le nouvel évangile de Paul a scindé la foi chrétienne en deux confessions distinctes — l’une enracinée dans le judaïsme, et une version taillée pour les gentils.

En conclusion de ce chapitre des Galates, Paul soutient que sa voie est la bonne voie. Car, même si Jésus a dit :

« Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : “Seigneur, Seigneur”, qui entreront dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux. »

La Sainte Bible, Livre de Matthieu, chapitre 7, verset 21

Paul enseignait que le salut vient non par les œuvres mais par la foi seule.

« Car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ et je ne vis plus, mais le Christ vit en moi. La vie que je vis maintenant dans le corps, je la vis par la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est livré pour moi. Je ne rejette pas la grâce de Dieu, car si la justice pouvait être obtenue par la loi, le Christ est mort pour rien ! »

La Sainte Bible, Livre des Galates, chapitre 2, versets 19-21

Jésus dit : il n’y a qu’un seul Dieu

Aujourd’hui, la quasi-totalité des chrétiens acceptent Jésus comme l’incarnation humaine de Dieu – une part d’une sainte Trinité. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Les premiers chrétiens n’étaient pas d’accord sur ce point. De fait, jusqu’au IVe siècle, les chrétiens se répartissaient en deux camps. Ceux qui croyaient que Jésus était un Messager divin de Dieu, et ceux qui croyaient que Jésus était à la fois pleinement homme et pleinement Dieu. Comment ces compréhensions radicalement différentes de Jésus ont-elles évolué ? Le meilleur moyen de résoudre ce mystère est peut-être de regarder les paroles de Jésus. Jésus s’est-il jamais appelé Dieu ? La réponse est : non, pas même une seule fois. Jésus a dit qu’il n’y a qu’un seul Dieu, et que ce n’est pas lui.

« Pourquoi m’appelles-tu bon ? » répondit Jésus. « Nul n’est bon—sinon Dieu seul.

La Sainte Bible, Livre de Marc, chapitre 10, verset 18

Jésus se distingue de Dieu à de nombreuses reprises à travers la Bible, en disant des choses comme :

« Par moi-même je ne peux rien faire ; je ne juge que selon ce que j’entends, et mon jugement est juste, car je ne cherche pas à me plaire à moi-même mais à celui qui m’a envoyé. »

La Sainte Bible, Livre de Jean, chapitre 5, verset 30

Et il dit aussi :

« Car je n’ai pas parlé de moi-même, mais le Père qui m’a envoyé m’a commandé de dire tout ce que j’ai dit. »

La Sainte Bible, Livre de Jean, chapitre 12, verset 49

Si Jésus ne s’est jamais appelé Dieu, comment est-il devenu connu comme Dieu ? Les épîtres pauliniennes sont parsemées de déclarations qui confondent Jésus avec Dieu — Paul désigne Jésus comme :

« le Christ, qui est Dieu au-dessus de tout »

La Sainte Bible, Livre des Romains chapitre 9, verset 5

Et il l’appelle aussi :

« Notre Dieu et Sauveur Jésus »

La Sainte Bible, Livre de Tite, chapitre 12, verset 13

Cela ressemble à une contradiction flagrante, mais peut-être cela servait-il le grand dessein de Paul d’égarer les gens. Si les gens adorent Jésus comme Dieu, ils lui associent d’autres êtres, sapant le fondement même du monothéisme. Non seulement il a appelé le Christ Dieu, mais il a refondu l’image du Christ. Si Jésus était Dieu, il ne pouvait pas être vu comme un homme ordinaire.

Il devait être vu comme célibataire.

Paul appelle au célibat

Si vous savez une chose de Jésus aujourd’hui, c’est que Jésus, contrairement à tous les Messagers avant et après lui, aurait été célibataire. Mais que disent exactement les Écritures ? La réponse est : absolument rien. Les évangiles ne précisent jamais si Jésus était marié ou non marié. L’idée que le célibat serait d’une manière ou d’une autre supérieur au mariage vient entièrement de Paul.

Il a écrit au sujet du célibat :

« Je voudrais que vous soyez tous comme je suis. »

La Sainte Bible, Livre de 1 Corinthiens, chapitre 7, verset 7

Pour aider à prévenir le désir de se marier, Paul a dit :

« Il est bon pour un homme de n’avoir pas de relations sexuelles avec une femme. »

La Sainte Bible, Livre de 1 Corinthiens, chapitre 7, verset 1

L’ascétisme sexuel de Paul est venu façonner et colorer la foi chrétienne telle que nous la connaissons aujourd’hui. Le célibat est pratiqué par les prêtres et les religieuses catholiques romains. Mais d’où Paul tenait-il cette position ? Ce n’était assurément pas de Jésus. Car, comme Paul l’a lui-même admis :

« Quant aux vierges, je n’ai pas de commandement du Seigneur, mais je donne un avis comme quelqu’un qui, par la miséricorde du Seigneur, est digne de confiance. »

La Sainte Bible, Livre de 1 Corinthiens, chapitre 7, verset 25

Si Jésus avait été célibataire, Paul l’aurait certainement invoqué en exemple pour plaider en faveur du célibat. Mais il ne le fait pas. Jamais une seule fois Paul ne soutient que les chrétiens devraient être célibataires parce que Jésus était célibataire. Nous savons que les 12 apôtres étaient mariés. De fait, Jésus a fameusement ressuscité des morts la belle-mère de Simon Pierre, comme le rapportent les évangiles. Et l’Évangile de Matthieu rapporte que Jésus affirme la sainteté du mariage, citant l’Écriture de l’Ancien Testament, en disant :

« N’avez-vous pas lu, répondit-il, qu’au commencement le Créateur ‘les fit homme et femme’, et dit : ‘Pour cette raison un homme quittera son père et sa mère et s’unira à sa femme, et les deux deviendront une seule chair’ ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que personne donc ne sépare ce que Dieu a uni. »

La Sainte Bible, Livre de Matthieu, chapitre 19, versets 4-6

Malgré ce que Jésus a dit, Paul, dans son épître aux Corinthiens, a déclaré que toutes les personnes non mariées ne devaient pas chercher à se marier. Pourquoi Paul voudrait-il répandre cette doctrine du célibat ? Qu’est-ce que cela signifierait pour l’avenir du christianisme ? Eh bien, si les mariages cessent, les enfants cessent aussi. Réduisant de façon spectaculaire le nombre de chrétiens qui viennent au monde.

Paul se donnait lui-même en exemple de la vie célibataire. Il n’a jamais épousé de femme. Un fait qui n’est pas si choquant, dès lors qu’on entend ce que Paul avait à dire du statut des femmes.

Paul dit : les femmes doivent se taire

La culture juive du premier siècle était résolument patriarcale, mais lorsque Jésus arriva, il renversa cette tradition. Les évangiles témoignent tous que Jésus traitait les femmes avec respect, à l’encontre des normes culturelles. Il parlait aux femmes en public, il guérissait des femmes, il permettait aux femmes de s’asseoir à ses pieds et d’apprendre de lui. Et nous savons, par l’Évangile de Luc, que Jésus voyageait de village en village avec une caravane, comprenant des disciples femmes.

« Marie (appelée Madeleine) […] Jeanne, femme de Chuza […] Suzanne ; et beaucoup d’autres. Ces femmes contribuaient à les assister de leurs propres biens. »

La Sainte Bible, Livre de Luc, chapitre 8, versets 2-3

L’Évangile de Marc déclare que les femmes qui étaient présentes à la crucifixion l’avaient suivi lorsqu’il était en Galilée et l’avaient servi.

« Quelques femmes regardaient de loin. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le jeune et de Joseph, et Salomé. En Galilée, ces femmes l’avaient suivi et avaient pourvu à ses besoins. Beaucoup d’autres femmes qui étaient montées avec lui à Jérusalem étaient là également. »

La Sainte Bible, Livre de Marc, chapitre 15, versets 40-41

Étant donné que les femmes juives de cette époque ne devaient pas apprendre les Écritures ni même quitter leur foyer, le message de Jésus était nettement différent et libérateur pour les femmes. Il est donc logique que tout véritable apôtre de Jésus embrasse aussi la direction féminine. Mais ce n’est pas du tout ce que Paul a fait. Contrairement à Jésus, Paul a dit que les femmes devaient se taire. Dans son épître aux Corinthiens, Paul dit :

« Que les femmes se taisent dans les églises. Il ne leur est pas permis de parler, mais elles doivent être soumises, comme le dit la loi. Si elles veulent s’informer de quelque chose, qu’elles interrogent leurs propres maris à la maison ; car il est honteux pour une femme de parler dans l’église. »

La Sainte Bible, Livre de 1 Corinthiens, chapitre 14, versets 34-35

Et il a dit :

« Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de prendre autorité sur l’homme ; elle doit demeurer silencieuse. »

La Sainte Bible, Livre de 1 Timothée, chapitre 2, verset 12

Mais cela ne va-t-il pas à l’encontre des actes de Jésus ? Trois jours après la crucifixion, lorsque Jésus fait son retour, il n’apparaît pas d’abord à Pierre ni même à l’un des 12 autres hommes. Il apparaît à une femme, Marie Madeleine, et l’envoie en mission :

« Jésus dit : “Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt vers mes frères et dis-leur : ‘Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.’ ” Marie Madeleine alla vers les disciples avec la nouvelle : “J’ai vu le Seigneur !” Et elle leur raconta qu’il lui avait dit ces choses. »

La Sainte Bible, Livre de Jean, chapitre 20, versets 17-18

C’est pour cette raison que Marie est appelée « l’apôtre des apôtres ». Mais Paul a tenté de la dépouiller de cet honneur et d’effacer son rôle de l’histoire. Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul a dit, explicitement, que Jésus est apparu d’abord à Pierre, puis aux douze apôtres. » Puis à 500 personnes, et enfin à lui-même. Il ne fait aucune mention de Marie Madeleine. Mais ce n’est là qu’un exemple des décisions contestables de Paul sur les droits des femmes, dont les chrétiens modernes peuvent se formaliser. Paul a aussi exigé que les femmes se couvrent la tête d’un voile.

Et il y a des chrétiens qui disent que ce verset ne visait que les gens de Corinthe pour ce temps-là ; cependant, nous trouvons un certain nombre de pasteurs, comme un pasteur américain bien connu, Voddie Baucham où il déclare que les femmes ne sont pas autorisées à enseigner.

https://www.youtube.com/watch?v=w7OXJ1EtH7Q&list=PLVtbpKr3j9wiZbkzoBSQeNRHZTFl9QK63&index=19&ab_channel=SermonIndex.net

Paul rend le hijab obligatoire

Aujourd’hui, le hijab ou voile est considéré comme une tradition islamique, mais il n’a pas pris naissance avec la religion de l’islam. Il remonte aux paroles du prétendu apôtre Paul, qui a expliqué que les femmes doivent se couvrir les cheveux pendant la prière — non dans un but de pudeur, mais parce que, selon Paul, les femmes sont inférieures aux hommes. Dans 1 Corinthiens, Paul a écrit :

« Mais je veux que vous sachiez que le chef de tout homme, c’est le Christ, que le chef de la femme, c’est l’homme, et que le chef du Christ, c’est Dieu. Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte déshonore son chef. Mais toute femme qui prie ou prophétise la tête découverte déshonore son chef—c’est comme si elle avait la tête rasée. Car si une femme ne se couvre pas la tête, autant qu’elle se fasse couper les cheveux ; mais s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou la tête rasée, alors qu’elle se couvre la tête. L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu ; mais la femme est la gloire de l’homme. Car l’homme ne vient pas de la femme, mais la femme de l’homme ; l’homme n’a pas non plus été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. »

La Sainte Bible, Livre de 1 Corinthiens, chapitre 11, versets 3-9

Bien que Jésus n’ait jamais rien dit de la sorte, l’Église catholique romaine a adopté le décret de Paul. Le deuxième pape catholique, Lin, un disciple de Paul, a rendu le couvre-chef obligatoire pour les femmes en l’an 70 apr. J.-C. Et cela est resté une règle officielle du Code de droit catholique jusqu’en 1983, selon laquelle

« …les femmes, cependant, auront la tête couverte et seront modestement vêtues, surtout lorsqu’elles s’approchent de la table du Seigneur. »

Et il y a des chrétiens affirment qu’il s’agit simplement d’une pratique culturelle propre à cette époque, et que les femmes n’étaient censées se couvrir la tête que pendant la prière ou lors d’un office religieux. Cependant, il y a ceux qui disent que cela est universel et n’est pas une question culturelle

https://www.youtube.com/watch?v=M7vsDo_X-2E&ab_channel=DanielRoman

Tout cela montre simplement à quel point le christianisme s’est écarté de l’essence du message de Jésus.

Au fil du temps, la doctrine de Paul a éclipsé paroles de Jésus à un tel point que Paul est, peut-être, la personne la plus influente de l’histoire de la civilisation occidentale.

Jésus dit : donnez gratuitement

Ce monde a bien des pièges, contre lesquels Jésus a averti — parmi eux l’amour de l’argent et du pouvoir. Pour Jésus, l’argent et son attrait corrupteur n’avaient aucune place dans la religion. Il a enseigné à ses disciples de

« Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez ceux qui ont la lèpre, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement ; donnez gratuitement. »

La Sainte Bible, Livre de Matthieu, chapitre 10, verset 8

En d’autres termes, n’acceptez pas de paiement pour prêcher et enseigner. Paul, en revanche, a dit que les gens devaient payer pour la parole de Dieu :

« De même, le Seigneur a ordonné que ceux qui prêchent l’évangile reçoivent de l’évangile leur subsistance. »

La Sainte Bible, Livre de 1 Corinthiens, chapitre 9, verset 14

Le christianisme, tel que nous le connaissons aujourd’hui, a suivi les traces de Paul plutôt que celles de Jésus. La religion est devenue une industrie de plusieurs milliards de dollars, avec ses mégaéglises et ses prédicateurs vedettes. Alors que Jésus exigeait de ses disciples qu’ils vendent leurs biens et partagent l’argent entre les pauvres, des pasteurs comme Joel Osteen, Kenneth Copeland et leurs semblables parcourent le globe en jets privés, vivent dans des manoirs et amassent pour eux-mêmes des centaines de millions de dollars. N’est-ce pas exactement le genre de corruption contre lequel Jésus avait averti lorsqu’il a commandé à ses disciples de « donner gratuitement » ? Alors pourquoi, donc, Paul a-t-il enseigné le contraire ? Il est impossible de mentionner la richesse extravagante dans la religion sans mentionner l’Église catholique romaine. Bien connu pour ses costumes et son décor fastueux, le Vatican est assis sur des milliards de dollars d’actifs. Le Pape incarne les paroles de Paul plutôt que celles de Jésus. Et, plus encore – les mains du Pape sont sales d’avoir serré celles des tyrans de ce monde.

Paul dit : obéissez aux tyrans

Jésus a enseigné que les nations du monde sont sous la domination du diable. Dans l’Évangile de Matthieu, Satan offre à Jésus l’autorité de régner sur les royaumes du monde, mais Jésus refuse, en disant :

« Retire-toi de moi, Satan ! Car il est écrit : ‘Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que lui.’ »

La Sainte Bible, Livre de Matthieu, chapitre 4, verset 10

Jésus était un révolutionnaire, qui enseignait que la soumission ne devait être rendue qu’à Dieu. Alors pourquoi Paul a-t-il prêché la soumission à la tyrannie ? Il a écrit dans son épître aux Romains :

« Que chacun soit soumis aux autorités qui gouvernent, car il n’y a pas d’autorité sinon celle que Dieu a établie. Les autorités qui existent ont été établies par Dieu. Par conséquent, quiconque se rebelle contre l’autorité se rebelle contre ce que Dieu a institué, et ceux qui le font attireront le jugement sur eux-mêmes. »

La Sainte Bible, Livre des Romains, chapitre 13, versets 1-2

Moïse s’est-il incliné devant Pharaon ? Abraham s’est-il soumis à Nimrod ? Jésus a-t-il prêté allégeance à César ? Ou bien Paul a-t-il conduit ses partisans sur une route dangereuse ? Leur enseignant à aimer ces mêmes tyrans qui ont mis Jésus à mort. La sympathie de Paul envers les tyrans prend peut-être plus de sens, étant donné que les Ahlul-Bayt (d’eux vient la paix) l’ont rangé dans la même catégorie que certains des pires tyrans de tous les temps.

Ibn Al-Walid, d’après Al-Saffar, d’après Abad ibn Sulayman, d’après Mohammed ibn Sulayman, Al-Daylami, d’après son père, d’après Ishaq ibn Ammar, ‘D’Abu Al-Hassan Musa (PSL) dans une longue narration dans laquelle il dit :

« Ô Ishaq, en Enfer il y a une vallée appelée Saqar qui n’a pas exhalé depuis que Dieu l’a créée. Si Dieu, le Tout-Puissant, lui permettait d’exhaler ne serait-ce que de la mesure d’un trou d’aiguille, tout ce qui est à la surface de la Terre brûlerait. Les habitants de l’Enfer cherchent refuge contre la chaleur, la puanteur et la souillure de cette vallée, et contre ce que Dieu y a préparé pour ses habitants.

À l’intérieur de cette vallée, il y a une montagne contre laquelle tous les habitants de la vallée cherchent refuge, à cause de sa chaleur, de sa puanteur, de sa souillure, et de ce que Dieu y a préparé pour ses habitants.

À l’intérieur de cette montagne, il y a une gorge contre laquelle tous les habitants de la montagne cherchent refuge, à cause de sa chaleur, de sa puanteur, de sa souillure, et de ce que Dieu y a préparé pour ses habitants.

À l’intérieur de cette gorge, il y a un puits contre lequel tous les habitants de la gorge cherchent refuge, à cause de sa chaleur, de sa puanteur, de sa souillure, et de ce que Dieu y a préparé pour ses habitants.

À l’intérieur de ce puits, il y a une vipère contre laquelle tous les habitants du puits cherchent refuge, à cause de sa malignité, de sa puanteur, de sa souillure, et de ce que Dieu a préparé dans ses crochets de venin pour ses habitants.

Et en vérité, dans l’abdomen de cette vipère il y a des coffres dans lesquels demeurent cinq des nations précédentes et deux de cette nation… Quant aux cinq, ce sont Caïn qui tua Abel, et Nimrod qui disputa avec Abraham au sujet de son Seigneur et dit : “Je donne la vie et je donne la mort.” Et Pharaon qui dit : “Je suis votre seigneur le plus élevé.” Et Yahoud qui fit surgir un judaïsme nouveau pour les Juifs, et Paul qui christianisa les chrétiens à neuf… »

Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 8, p. 310-311

Et n’est-il pas clair que la doctrine de Paul était une version toute nouvelle du christianisme ? Il a altéré le cœur même de la religion avec son concept novateur d’expiation.

Paul dit : Jésus a expié nos péchés

Il était prophétisé dans la Torah que le sang de Jésus, le Messie, serait versé en rançon pour beaucoup. Isaïe a dit :

« Nous étions tous errants comme des brebis, chacun de nous suivait sa propre voie ; et le SEIGNEUR a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. »

La Sainte Bible, Livre d’Isaïe, chapitre 53, verset 6

Et Jésus, lui-même, a confirmé qu’il devait mourir d’une mort sacrificielle. Il a dit :

« Car même le Fils de l’Homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. »

La Sainte Bible, Livre de Marc, chapitre 10, verset 45

Mais comment, exactement, cela fonctionne-t-il ? Jésus ne l’a jamais dit. Ces lacunes ont été comblées par nul autre que Paul. Selon Paul, la mort de Jésus signifiait la fin du péché originel, cet état de péché dans lequel l’humanité existe depuis la chute de l’homme. Lorsque Adam alla contre le décret de Dieu et mangea de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, il fut chassé du paradis, et son péché apporta la mort sur l’humanité. Mais selon Paul, la mort sacrificielle de Jésus a expié le péché d’Adam. Dans son Épître aux Romains, Paul a dit :

« C’est pourquoi, de même que le péché est entré dans le monde par un seul homme, et la mort par le péché, ainsi la mort est venue à tous les hommes, parce que tous ont péché. »

La Sainte Bible, Livre des Romains, chapitre 5, verset 12

Et :

« Car, comme tous meurent en Adam, de même tous seront rendus vivants en Christ. »

La Sainte Bible, Livre de 1 Corinthiens, chapitre 15, verset 22

Selon Paul, tout ce que nous avons à faire, c’est croire. Il a dit :

« Si tu déclares de ta bouche : ‘Jésus est Seigneur’, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. »

La Sainte Bible, Livre des Romains, chapitre 10, verset 9

Il y a juste un problème criant dans sa logique — nous mourons toujours. Si le sacrifice du Christ signifiait réellement que les croyants ne seraient plus tenus responsables du péché originel, nous ne goûterions jamais la mort. Mais le fait évident est que nous la goûtons. Clairement, il doit y avoir plus que cela dans cette histoire. La vérité est que Jésus était l’attendu de longue date…

« …Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ! »

La Sainte Bible, Livre de Jean, chapitre 1, verset 29

Exactement comme les prophéties le proclamaient. Mais Paul a mal interprété ce que cela signifiait. Jésus a rendu clair, dans l’Évangile de Jean, que lorsqu’un Messager de Dieu est tué, ce n’est que par son propre choix. Comme Jésus l’a dit :

« La raison pour laquelle mon Père m’aime, c’est que je donne ma vie—seulement pour la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de mon propre gré. J’ai l’autorité de la donner et l’autorité de la reprendre. Ce commandement, je l’ai reçu de mon Père.. »

La Sainte Bible, Livre de Jean, chapitre 10, versets 17-18

Ainsi le Messager de Dieu ne peut être tué que s’il le choisit. Jésus a choisi de mourir, en miséricorde pour beaucoup. Car chaque fois que le vice-gérant de Dieu est martyrisé, sa mort signifie le pardon des péchés de l’humanité à ce moment-là. Non pour toujours, comme Paul l’a mal compris. Car, avec le temps, les péchés s’accumulent de nouveau. Mais au moment où un Messager donne sa vie pour l’amour de Dieu, les péchés du peuple sont lavés. Cela s’applique à presque tout le monde. Les seules personnes qui échappent à cette miséricorde sont les ennemis ; ceux qui combattent et tuent les messagers de Dieu. Mais cela ne s’applique pas à tous les hommes, pour l’éternité – et la preuve en est le simple fait que nous mourons toujours. Par suite de la tromperie de Paul, beaucoup de gens sont allés à leur tombe en croyant que la foi seule les sauverait. Mais cela contredit Jésus, qui a clairement dit que la foi, seule, ne suffit pas. Il a dit :

« Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : “Seigneur, Seigneur”, qui entreront dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux. »

La Sainte Bible, Livre de Matthieu, chapitre 7, verset 21

Si vous regardez le message général de Paul, il a rendu le salut sans effort. Il a aboli l’Alliance — l’accord entre Dieu et l’humanité — et a essentiellement dit aux gens de suivre leurs propres désirs tant qu’ils croient en Jésus. N’est-ce pas exactement ce contre quoi Jésus avait averti lorsqu’il a dit :

« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et beaucoup y entrent. Mais petite est la porte et étroit le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui le trouvent. »

La Sainte Bible, Livre de Matthieu, chapitre 7, versets 13-14

Nous avons donc ici deux camps distincts : Jésus-Christ, et quelqu’un qui vient après Jésus, prétendant parler en son nom, tout en égarant les gens. L’opposé du Christ. Ce qui ne peut être décrit que comme un antéchrist. Et il est responsable de la répétition d’un schéma qui a frappé la religion de Dieu à travers le temps.

Et Aba Al-Sadiq (de lui vient la paix) a mentionné le sujet de l’expiation dans l’un de ses épisodes : Jésus n’a pas été crucifié pour vos péchés ! Le rituel de l’expiation expliqué صلب عيسى ليس كفارة لخطاياك

Bien souvent, après le départ d’un prophète, quelqu’un arrive et corrompt son message jusqu’au cœur. L’Imam Al-Sadiq (de lui vient la paix) a dit :

« Dieu n’a envoyé aucun Prophète sans qu’il y ait dans sa nation deux démons qui lui nuisent et égarent les gens après lui… quant aux deux compagnons de Jésus, ce sont Paul et Meriton… »

Tafsir Al-Qummi, Ali ibn Ibrahim Al-Qummi, vol. 1, p. 214

Et cela peut venir comme un choc. Mais Jésus, lui-même, nous a dit que Paul était un menteur. Et cet avertissement se trouvait là, dans la Bible, depuis toujours…

Jésus déclare que Paul est un menteur

Caché dans les pages de l’Apocalypse se trouve un message codé secret de Jésus. Comme le raconte l’histoire, deux décennies après la fin du ministère de Paul, Jésus apparut à Jean de Patmos, quelque part dans les dernières années du premier siècle, et révéla une abondance de connaissance. Une grande partie de l’Apocalypse se concentre sur les événements des temps de la fin, les signes de la seconde venue du Christ.

Mais le deuxième chapitre de ce livre contient un conseil plus opportun. Dans Apocalypse chapitre 2, Jésus s’adresse à sept églises, parmi lesquelles l’église d’Éphèse, en Asie Mineure. Selon les paroles de Jésus, il y eut à Éphèse un procès de personnes qui disaient aux Éphésiens qu’elles étaient apôtres. Mais le verdict trouva qu’elles n’étaient pas de vrais apôtres. Jésus a dit :

« Je connais tes œuvres, ton labeur et ta persévérance. Je sais que tu ne peux tolérer les méchants, que tu as éprouvé ceux qui se prétendent apôtres et ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs. »

La Sainte Bible, Livre de l’Apocalypse, chapitre 2, verset 2

Or, à qui ce verset pourrait-il faire référence ? Connaissons-nous un individu qui ait visité l’Église d’Éphèse en se prétendant apôtre du Christ ? De fait, oui. Vous souvenez-vous que Paul est parti dix ans prêcher son évangile en Asie Mineure ? Il a assurément visité la communauté chrétienne d’Éphèse. Et dans son épître aux Éphésiens, il s’est déclaré apôtre, adressant sa lettre ainsi :

« Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, au peuple saint de Dieu à Éphèse, aux fidèles en Christ Jésus : »

La Sainte Bible, Livre des Éphésiens, chapitre 1, verset 1

Il n’y a aucune preuve que Paul fût apôtre, sinon de la bouche de Paul lui-même. Même dans le livre des Actes, aucun des 12 apôtres ne prête ce titre à Paul. Ainsi, la seule personne, dans tout le Nouveau Testament, à dire que Paul est un apôtre de Jésus, c’est Paul lui-même. Est-ce suffisant pour prouver que quelqu’un est véridique ? Si nous écoutons les paroles de Jésus – non, cela ne l’est pas. Jésus a dit :

« Si je rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas vrai. »

La Sainte Bible, Livre de Jean, chapitre 5, verset 31

Jésus a été attesté par un témoin — Jean le Baptiste, qui lui a transmis le flambeau de la direction de Dieu. Paul n’avait aucun témoin et personne pour attester sa prétention. Maintenant, la question devient : y a-t-il dans la Bible une preuve que les Éphésiens ont déterminé que Paul n’était pas un apôtre ? La réponse est oui. Paul et Luc mentionnent tous deux que Paul a fait l’objet d’un procès pour hérésie à Éphèse. Dans l’une de ses épîtres, Paul dit :

« Tu sais que tous ceux de la province d’Asie m’ont abandonné, y compris Phygelus et Hermogène. »

La Sainte Bible, Livre de 2 Timothée, chapitre 1, verset 15

Et le Livre des Actes rapporte :

« […] Paul prit la route de l’intérieur et arriva à Éphèse […] Paul entra dans la synagogue et y parla avec hardiesse pendant trois mois, argumentant de façon persuasive au sujet du royaume de Dieu. Mais quelques-uns d’entre eux s’obstinèrent ; ils refusèrent de croire et décrièrent publiquement la Voie. Alors Paul les quitta. Il prit les disciples avec lui et tint des discussions chaque jour dans la salle de conférence de Tyrannus. »

La Sainte Bible, Livre des Actes, chapitre 19, versets 1 & 8-9

Tout cela correspond à ce dont Jésus a parlé vingt ans plus tard dans l’Apocalypse. Clairement, Paul est allé vers les Éphésiens et a prêché avant qu’ils ne décident que son message déviait du Christ et qu’ils ne se tournent contre lui. Mais quelle était au juste leur plainte contre Paul ? Heureusement pour nous, leur plainte a été consignée dans le livre des Actes. Dans Actes chapitre 21, Luc nous dit que des Juifs d’Asie, à Jérusalem, furent troublés par ce que Paul prêchait — que la mort de Jésus apportait une Nouvelle Alliance, qui abolissait la Loi de Moïse et la position du peuple juif comme partenaire d’alliance avec Dieu. Dans Actes chapitre 21, des « Juifs d’Asie » se plaignirent en disant :

« Compatriotes israélites, aidez-nous ! Voici l’homme qui enseigne partout à tout le monde contre notre peuple, contre notre loi et contre ce lieu. »

La Sainte Bible, Livre des Actes, chapitre 21, verset 28

Les Éphésiens, au 1er siècle, ont choisi de s’en tenir aux paroles du Christ. Et Jésus les a loués pour cela. Mais qu’en est-il de nous aujourd’hui ? Faisons défiler près de 2 000 ans et la plus grande partie du monde a oublié, ou peut-être choisi d’ignorer, tout ce que Jésus avait à dire. Christianisme ou Paulinité ?

Il y a longtemps, Saul de Tarse entreprit de détruire la religion du Christ, et si l’on y regarde vraiment, n’est-ce pas exactement ce qu’il a fait ? Au fil des années, Paul a consacré sa vie à répandre sa religion au loin et au large. Mais quelle religion, au juste, a-t-il répandue ? A-t-il réussi à convertir beaucoup de gens au christianisme, ou à une religion entièrement différente — la Paulinité ? N’est-il pas exactement le type de personne contre lequel Jésus avait averti lorsqu’il a dit :

« Beaucoup me diront en ce jour-là : ‘Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom, et en ton nom chassé des démons, et en ton nom accompli beaucoup de miracles ?’ »

La Sainte Bible, Livre de Matthieu, chapitre 7, versets 22-23

Jésus est venu avec un certain message, pour rappeler le peuple à Dieu. Mais si l’on regarde le christianisme aujourd’hui, il est défini non par son message, mais par les enseignements de Paul. Regardez simplement le Credo des Apôtres, qui déclare que Jésus fut :

« Conçu du Saint-Esprit, né de la Vierge Marie », et qu’il « Fut crucifié, mourut et fut enseveli ; il descendit chez les morts. Le troisième jour il ressuscita. »

Il saute directement de la naissance de Jésus à sa mort, effaçant complètement ce qu’il a enseigné entre les deux. Considérez maintenant comment le christianisme, tel que nous le connaissons aujourd’hui, efface la vie du Christ et se définit par la naissance et la mort de Jésus — Noël et Pâques — résultat direct de la doctrine de Paul. Si nous effacions la contribution de Paul de la Bible, le christianisme ressemblerait à tout autre chose. Et comment pouvons-nous honnêtement appeler cette foi « christianisme », alors qu’elle va à l’encontre de tout ce que Jésus a enseigné ? Paul a fait bifurquer la religion de Jésus en deux chemins.

Et maintenant vous vous tenez à la croisée des chemins. Marcherez-vous sur le chemin droit de Jésus-Christ ? Ou sur celui pavé par Paul, la route qui mène à la perdition ?

’Amr bin Shu’aib a rapporté de son père, de son grand-père, du Prophète qui a dit : « Les orgueilleux seront rassemblés au Jour du Jugement, ressemblant à de minuscules particules à l’image des hommes. Ils seront couverts d’humiliation en tout lieu, ils seront traînés dans une prison en Enfer appelée Bulas, submergés dans le Feu des Feux, buvant le suintement des gens du Feu, remplis d’égarement. »

Jami` at-Tirmidhi, livre 37, hadith 78

بُولَسَ ou Bulas signifie Paul en arabe

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