Le Manifeste du Mahdi
Texte lu en français
Dans ce Manifeste, nous exposerons nos croyances, énoncerons nos buts et présenterons la feuille de route pour bâtir un État divin juste.
Par Aba Al-Sadiq · Traduit de l’anglais

Le Manifeste du Mahdi
Par Aba Al-Sadiq Abdullah Hashem
© 2024 Abdullah Hashem
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Première édition : octobre 2024
La Religion ahmadie de la paix et de la lumière
www.theahmadireligion.org
À tous les opprimés du monde…
Aux Pauvres…
À l’Orphelin…
À la Veuve…
À ceux qui sont Exclus de la société…
Aux Justes qui veulent un changement… Le Pouvoir du changement est entre vos mains.
Introduction
Le peuple juif attend depuis 2 600 ans l’apparition du Messie et l’établissement de la justice sur la Terre. Les bouddhistes attendent depuis 2 500 ans la venue du Maitreya, qui doit éclairer la Terre et enseigner le pur Dharma. Les chrétiens attendent le retour de Jésus depuis plus de 2 000 ans. Les musulmans attendent l’apparition du Mahdi depuis 1 400 ans. Et pourtant, lorsque chacun apparaît, ou lorsque chacun est apparu, selon la religion que vous suivez (car les chrétiens croient que le Messie juif est bien apparu), l’établissement de la justice sur la Terre, ou d’un État divin juste, n’est pas quelque chose qu’un seul homme puisse établir seul. Dieu lui-même affirme au contraire que même Lui ne change pas ce qui est chez un peuple avant que ce peuple ne change ce qui est en lui-même (Le Saint Coran 13:11). Le changement commence donc par nous, la justice et l’égalité commencent par nous, et un État divin juste, ou un monde sans souffrance, ne sera jamais possible avant que nous n’établissions d’abord la justice et l’égalité entre nous. Dans ce Manifeste, nous exposerons nos croyances, énoncerons nos buts et présenterons le plan et la feuille de route les plus efficaces pour bâtir un État divin juste sur la Terre, en laissant le reste aux mains des croyants, à qui il appartient d’entendre cet appel à l’action. En vérité, ce qui vous a été promis est arrivé.
Chapitre 1 : trouver un dirigeant
Chaque bourg, chaque comté, chaque ville, chaque État, chaque pays, chaque société, chaque entreprise, chaque organisation, chaque fondation, chaque mouvement, chaque révolution, chaque communauté et chaque société a besoin d’un dirigeant, sans quoi il est voué à l’échec. Un exemple plus récent vient à l’esprit lorsqu’on songe au Printemps arabe de 2011. J’étais un jeune homme en première ligne de la révolution égyptienne et j’ai risqué ma vie pour renverser le dictateur égyptien Mohammed Hosni Moubarak. J’ai campé sur la place Tahrir, j’ai été attaqué par des agents du gouvernement et par les forces de police égyptiennes, j’ai esquivé des balles et pris part à des combats mortels, et j’ai été arrêté et torturé. À la fin, nous avons gagné. Le peuple égyptien a gagné, le pouvoir du peuple a changé l’histoire et le vieux Pharaon a été contraint de s’en aller. Tout comme dans l’histoire de Moïse, ce vieux Pharaon, Hosni Moubarak, aurait pu être frappé par les dix plaies qu’il n’aurait toujours pas renoncé à son trône ; mais il n’avait aucune chance contre la puissance et la volonté du peuple. Et pourtant, lorsque tout fut dit et fait, lorsque la poussière fut retombée et que le bruit des acclamations, des rires et de la joie se fut tu, la révolution qui avait renversé le Pharaon était sans son Moïse. N’ayant aucun dirigeant à suivre, la révolution égyptienne a fini par être volée par les Frères musulmans, une organisation islamique mauvaise qui s’opposait depuis longtemps au gouvernement de l’Égypte. Le peuple s’est trouvé devant le choix de voter pour le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, ou pour un candidat issu des restes de l’ancien régime, Ahmed Chafik. L’enthousiasme du changement a commencé à mourir, Morsi est arrivé au pouvoir et une page nouvelle s’est ouverte pour l’Égypte, pire que la précédente. C’était bien l’accomplissement de la prophétie du Prophète Mohammed (PSL et sur sa Famille), qui affirmait : « Il ne viendra sur vous aucun temps sans que celui qui le suive soit pire. » (Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, Livre des épreuves (Kitab Al-Fitan), hadith n° 7068) Et de fait, ce qui vint ensuite fut encore pire, lorsque Abdel Fatah El-Sissi, chef militaire, mena un coup d’État contre le dictateur Mohammed Morsi et prit le pouvoir en 2014, où il est resté depuis, menant le pays d’Égypte au chaos et aux ténèbres. Les Égyptiens disent encore aujourd’hui : si seulement nous avions eu un dirigeant pour la révolution — ce fut notre unique erreur. La foule avançant sans dirigeant était comme un corps courant sans tête. Sans dirigeant adéquat, le peuple est contraint de choisir entre des dirigeants inadéquats. Le propre de toute nation véritablement prospère est d’être dirigée par les meilleurs des siens. Mais comment trouver celui qui est le plus apte à diriger ? Les hommes peuvent-ils réellement déterminer qui est le meilleur pour diriger ? Nous avons vu le choix du peuple aboutir à l’avènement de certains des pires tyrans du monde, comme Benito Mussolini et Adolf Hitler. Pour qui croit en Dieu, et en particulier au Dieu du judaïsme, du christianisme et de l’islam, le choix du peuple est sans pertinence lorsqu’il s’agit d’un dirigeant ; il est même strictement interdit. Dans la Bible hébraïque, Dieu s’irrite contre les Israélites et considère qu’ils l’ont rejeté lorsqu’ils ont décidé de se choisir eux-mêmes un dirigeant. « Alors tous les anciens d’Israël se rassemblèrent et vinrent à Samuel, à Rama. Ils lui dirent : “Tu es vieux, et tes fils ne marchent pas dans tes voies ; établis maintenant sur nous un roi pour nous juger, comme en ont toutes les autres nations.” Mais lorsqu’ils dirent : “Donne-nous un roi pour nous juger”, cela déplut à Samuel ; et il pria le Seigneur. Et le Seigneur lui dit : “Écoute tout ce que le peuple te dit ; ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, c’est moi qu’ils ont rejeté comme leur roi.” » (La Sainte Bible, livre de 1 Samuel, chapitre 8, versets 4-7) Dans les Évangiles aussi, il est clair que le peuple n’a pas la capacité de choisir correctement pour lui-même, car, mis devant le choix entre son sauveur et un criminel, il a choisi le criminel plutôt que son propre roi et Messie. « Et ils avaient alors un prisonnier fameux, appelé Barab′bas. Lorsqu’ils furent donc rassemblés, Pilate leur dit : “Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barab′bas ou Jésus qu’on appelle Christ ?”… Or les grands prêtres et les anciens persuadèrent le peuple de demander Barab′bas et de faire périr Jésus. » (La Sainte Bible, livre de Matthieu, chapitre 27, versets 16-17, 20) Dans le Coran également il est dit : « Et si tu obéis à la plupart de ceux qui sont sur la terre, ils t’égareront de la voie d’Allāh. Ils ne suivent que la conjecture et ils ne font que mal juger. » (Le Saint Coran, chapitre 6 (Al-An’am), verset 116) L’Imam Ali (PSL) a dit : « Ne déteste pas le chemin de la vérité à cause du petit nombre de ceux qui l’empruntent. » (Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 67, p. 107) Et ainsi, nous le voyons : le chemin de la vérité et de la droiture n’est pas suivi par la majorité, et le règne de la foule, ou de la populace, comme l’a dit Socrate (PSL), conduira toujours à la tyrannie. Comme le formule Socrate : « lorsque cette classe nuisible et ceux qui la suivent se multiplient et prennent conscience de leur force, aidés par l’aveuglement du peuple, ils choisissent parmi eux celui qui a le plus du tyran dans sa propre âme, et c’est lui qu’ils font leur tyran. » (La République, Platon, livre IX) Le dirigeant, donc, pour les croyants et pour le mouvement juste qui recherche la faveur divine de Dieu, ne doit pas être choisi par le peuple, mais choisi et désigné par Dieu lui-même. Les hommes ne peuvent juger que par l’apparent, alors que Dieu est capable de choisir un dirigeant par son dedans, ou par son cœur. « Mais le Seigneur dit à Samuel : “Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai rejeté. Le Seigneur ne regarde pas ce que les hommes regardent. Les hommes regardent l’apparence extérieure, mais le Seigneur regarde le cœur.” » (La Sainte Bible, livre de 1 Samuel, chapitre 16, verset 7) Un dirigeant choisi d’après ce qui est dans son cœur plutôt que d’après ce qui sort de sa bouche est un dirigeant qui incarnerait tous les traits nécessaires à un bon dirigeant : l’honnêteté, l’intégrité et l’empathie. Un dirigeant choisi par Dieu apporte d’autres bienfaits encore : car un dirigeant choisi par Dieu et reconnu par son peuple comme ayant été désigné par Dieu est capable d’unir véritablement son peuple, puisque quiconque ose s’opposer à lui s’oppose à Dieu tout-puissant. En raison des pouvoirs énormes que ce dirigeant détiendrait, la crainte demeure qu’une personne non désignée par Dieu parvienne à s’élever à une telle position. Pour cette raison, Dieu devait disposer d’un moyen de désigner clairement cet individu. Et de fait, il existe un moyen de reconnaître et de confirmer l’identité de cet individu divinement désigné.
- Le Testament : au commencement, c’est Dieu qui désigne Adam, et Il l’affirme très clairement dans le Coran : « En vérité, j’établis un Calife sur la terre. » (Le Saint Coran, chapitre 2 (Al-Baqarah), verset 30) Dieu a rendu clair qu’il est celui qui choisit le dirigeant, et il a rendu clair quel était son choix. Les anges durent ensuite se prosterner devant Adam, ou lui obéir. Après la désignation d’Adam (PSL), Dieu a interagi avec le genre humain par l’intermédiaire de son Calife ou messager divinement désigné, en commençant par Adam (PSL). Les narrations rendent clair qu’Adam (PSL) a nommé dans son testament les noms de ses successeurs, jusqu’au temps de Noé (PSL), transmettant ainsi au genre humain le testament divin de Dieu et les noms de la chaîne des gouvernants divinement désignés. Abi Abdullah (de Lui vient la paix) a dit : « En vérité, Caïn s’approcha de Seth (PSL) et lui dit : “Mon père t’a donné de la connaissance qu’il avait, et j’étais plus âgé que toi et j’avais plus de droit à cette connaissance que toi ; mais parce que j’ai tué son fils, il s’est irrité contre moi et t’a préféré à moi pour cette connaissance. Je jure par Dieu que si tu mentionnes quoi que ce soit de la connaissance que tu as héritée de ton père afin de t’en faire gloire devant moi et de te comporter comme si tu étais meilleur, je te tuerai comme j’ai tué ton frère.” Seth cacha alors tout ce qu’il avait de la connaissance qu’il avait acquise, jusqu’à ce que l’état de Caïn et son règne prennent fin. Et c’est pour cette raison que nous pratiquons la dissimulation (taqiyah), parce que nous avons un exemple dans le fils d’Adam ; et Seth parla à son fils de l’Alliance en secret, et puisque Seth transmit le Testament à son fils, par Dieu, la sunnah a été de transmettre le Testament, de savant en savant, et ils ouvraient le Testament chaque année un jour précis et parlaient de la manière dont leur père leur avait donné une prophétie et de bonnes nouvelles concernant la venue de Noé (PSL). » (Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 11, p. 241) Dieu a donc désigné Adam (PSL), et Adam (PSL) a transmis au peuple la désignation de ses successeurs, de Seth à Noé (PSE), en écrivant leurs noms dans son Testament. C’est bien ainsi que nous trouvons les prophètes, les messagers et les figures divinement désignées dans la Bible hébraïque, les Évangiles, le Coran et les hadiths, désignant toujours leurs successeurs dans leurs testaments. Nous avons trouvé Moïse (PSL) désignant dans son dernier testament Josué fils de Noun (PSL) et donnant de bonnes nouvelles de Jésus (PSL) ; nous avons trouvé Jésus (PSL) désigné sur les langues des prophètes tels qu’Isaïe et Jean le Baptiste (PSE), et nous trouvons Jésus (PSL) désignant aussi son propre successeur dans son testament, Simon Pierre (PSL). Jésus dit à Simon Pierre : « Je te donnerai les clés du royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » (La Sainte Bible, livre de Matthieu, chapitre 16, verset 19 ) Nous trouvons Jésus (PSL) donnant de bonnes nouvelles de la venue de Mohammed (PSL et sur sa Famille), le second Paraclet ou consolateur promis : « Je suis le Messager d’Allâh auprès de vous, confirmant la Taurât [(Torah) venue] avant moi, et annonçant un Messager qui viendra après moi, dont le nom sera Ahmed. » (Le Saint Coran, chapitre 61 (As-Saf), verset 6) Le Prophète Mohammed (PSL et sur sa Famille), à son tour, avant de quitter ce monde et sur son lit de mort, dicta son testament à l’Imam Ali (PSL), par lequel il donna une promesse divine, et affirma que quiconque s’y attacherait ne s’égarerait jamais : « Lorsque le temps de la mort du Prophète approcha, alors qu’il y avait des hommes dans la maison, parmi lesquels ‘Omar Ibn Al-Khattab, le Prophète dit : “Approchez, que je vous écrive un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais.” ‘Omar dit : “Le Prophète est gravement malade, vous avez le Coran, le Livre d’Allah nous suffit donc.” » (Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, Livre des malades, chapitre 17, hadith n° 5669) Ainsi, quelques nuits plus tard, la nuit de son trépas, le Prophète dit : « Ô Père d’Al Hassan, apporte-moi une plume et un papier » ; et le Messager d’Allah (PSL et sur sa Famille) dicta son Testament jusqu’à parvenir à ce passage où il dit : « Ô Ali, il y aura douze Imams après moi, et après eux il y aura douze Mahdis. Toi donc, ô Ali, tu es le premier des douze Imams ; Allah l’Exalté t’a nommé dans ses cieux Ali Al-Mortadha (Ali le Satisfait), Amirul Mo’mineen (le Commandeur des croyants), Al-Siddiq Al-Akbar (le Plus Grand Véridique), Al Farouq Al-A’tham (le Plus Grand Juge et Discriminateur entre la vérité et le mensonge), Al-Ma’moun (celui en qui l’on a confiance) et le Mahdi (le Bien Guidé). Ces noms ne peuvent être attribués à nul autre que toi. Ô Ali, tu es mon Lieutenant/Gardien sur ma propre famille, sur leurs vivants et leurs morts, et sur mes femmes : celle que j’ai gardée me trouvera demain, et celle dont je me suis séparé, je suis innocent d’elle, je ne la verrai pas et elle ne me verra pas au Jour de la Résurrection. Et tu es mon Successeur (Khalifa) sur ma nation après moi. Si la mort vient à toi, remets-le à mon fils Al-Hassan, le Juste et le Bienveillant. Puis, si la mort vient à lui, qu’il le remette à mon fils Al-Hussein, le Martyr, le Pur et l’Assassiné. Si la mort vient à lui, qu’il le remette à son fils, le Maître des Adorateurs, Dhul Thafant (celui qui a la peau dure sur les genoux), Ali. Si la mort vient à lui, qu’il le remette à son fils, Mohammed Al Baqir (le Révélateur de la connaissance). Si la mort vient à lui, qu’il le remette à son fils, Ja’far Al-Sadiq (le Véridique). Si la mort vient à lui, qu’il le remette à son fils, Musa Al Kadhim (le Patient). Si la mort vient à lui, qu’il le remette à son fils, Ali Al-Ridha. Si la mort vient à lui, qu’il le remette à son fils, Mohammed Al-Thiqa Al-Taqqi (le Digne de confiance, le Craignant Dieu). Si la mort vient à lui, qu’il le remette à son fils, Ali Al-Nasih (le Conseiller). Si la mort vient à lui, qu’il le remette à son fils, Al Hassan Al-Fadhil (le Méritant). Si la mort vient à lui, qu’il le remette à son fils, Mohammed le Préservé de la Famille de Mohammed, que la paix soit sur eux. Tels sont les douze Imams. Puis il y aura douze Mahdis après lui ; si donc la mort vient à lui, qu’il le remette à son fils, le premier des proches ; il a trois noms, l’un comme le mien et celui de mon père, et c’est Abdullah (Serviteur de Dieu), et Ahmed (le Loué), et le troisième nom est Al-Mahdi (le Guidé), et il est le premier des croyants. » (Ghaybat Al-Tusi, Al-Shaikh Al-Tusi, vol. 1, p. 174) Voilà donc : la méthode parfaitement préservée de désignation du dirigeant divinement désigné, par la mention de son nom dans le testament des prophètes et des messagers antérieurs. Si un dirigeant n’a pas de preuve que son nom ait été mentionné auparavant sur la langue d’un divinement désigné
- La Connaissance : le second critère d’un dirigeant divinement désigné par Dieu est qu’il possède une connaissance divine, une connaissance que les autres n’ont pas, une connaissance et une sagesse données par Dieu. Adam (PSL), après avoir été désigné par Dieu, reçut l’instruction d’informer les anges de leurs noms et de nommer toutes les choses du monde de la création. « Il enseigna à Adam les noms de toutes les choses, puis Il les présenta aux anges et dit : “Dites-moi les noms de celles-ci, si ce que vous dites est vrai.” Ils répondirent : “Gloire à Toi ! Nous n’avons aucune connaissance, sinon ce que Tu nous as enseigné. Tu es en vérité l’Omniscient, le Sage.” Allah dit : “Ô Adam ! Informe-les de leurs noms.” Puis, quand Adam l’eut fait, Allah dit : “Ne vous avais-je pas dit que je connais les secrets des cieux et de la terre, et que je sais ce que vous révélez et ce que vous cachez ?” » (Le Saint Coran, chapitre 2 (Al-Baqarah), versets 31-33) Et dans la Torah il est dit : « Et Adam donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. » (La Sainte Bible, livre de la Genèse, chapitre 2, verset 20) Il est donc clair que la personne désignée par Dieu reçoit de Dieu la connaissance et sait ce que nul autre ne sait. On demanda un jour à Abi Abdullah (PSL) : « À quoi reconnaît-on le compagnon de l’affaire ? » Il fut répondu : « On le reconnaît à sa tranquillité, à sa dignité, à sa connaissance et au testament. » (Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 25, p. 138) Le type de connaissance que cette personne divinement désignée doit posséder n’est pas nécessairement la connaissance des sciences du monde ; on n’attend pas de lui, par exemple, qu’il soit bon à tout, le meilleur biologiste, le meilleur physicien et le meilleur architecte ; la connaissance est plutôt celle de la religion et de l’invisible, une connaissance spirituelle. « L’Imam Ali (PSL) a dit : Ô gens, interrogez-moi avant de me perdre. Voici ! Je connais mieux les chemins des cieux que les chemins de la terre. » (Mizan Al-Hikma, Mohammed Al-Reyshahri, vol. 2, p. 1218) L’Imam Ali (PSL) disait ici qu’il est plus versé dans les sciences spirituelles que dans les sciences matérielles du monde. La science spirituelle comprend la connaissance de la jurisprudence et des lois de Dieu, la connaissance des prophètes, des messagers et des anges ; et une part de la connaissance spirituelle est la connaissance des âmes : qui est bon et qui est mauvais, qui est faible et qui est fort, qui a raison et qui a tort, qui est coupable et qui est innocent, qui convient à une tâche particulière et qui n’y convient pas, qui a la foi et qui dissimule la mécréance. Jésus (PSL) put manifester une connaissance de ce genre : « Mais lorsque Jésus sentit [l’obstination dans] la mécréance chez eux, il dit : “Qui sont mes partisans pour [la cause d’]Allah ?” Les disciples dirent : “Nous sommes les partisans d’Allah. Nous avons cru en Allah et nous attestons que nous sommes Musulmans [soumis à Lui].” » (Le Saint Coran, chapitre 3 (Aal Imran), verset 52) Ainsi, bien qu’ils eussent déclaré la foi, Jésus savait ce qui était dans leurs cœurs. Les prophètes David et Salomon (PSE) gouvernèrent par leur connaissance divine et jugèrent parmi les gens en conséquence, et le Qa’im gouverne de même, par sa connaissance divine qui lui est donnée par le Saint-Esprit. Ammar As Saabati a rapporté : « J’ai demandé à Abu Abdullah [psl] : “Sur quoi jugerez-vous si vous êtes faits gouvernants ?” Il répondit : “Par le jugement d’Allah et le jugement de David. Et si nous sommes confrontés à une situation que nous ne pouvons résoudre, Gabriel nous la révélera.” » (Al-Kafi, Al-Shaikh Al-Kulayni, vol. 1, p. 398) D’autres narrations affirment que le Qa’im jugera sans demander de preuve ni de témoignage dans les affaires, mais qu’il gouvernera et jugera d’après la connaissance placée dans son cœur par Dieu. Ainsi donc, la connaissance qui accompagne le compagnon du Testament est une connaissance divine, une connaissance qui permet à l’individu divinement désigné de juger avec justice parmi les gens et de placer les bonnes personnes aux bons postes, à la manière du Roi philosophe dans La République de Platon.
- La Bannière : le troisième critère par lequel l’individu peut s’assurer que la personne est véritablement divinement désignée, après avoir entendu qu’elle affirme que son nom a été mentionné dans le testament d’un Prophète, d’un Messager ou d’un Imam antérieur, et après avoir confirmé que cet individu est bien sage et détient une connaissance comme nul autre, c’est la bannière qu’il porte. Tout dirigeant, tout gouvernant ou tout roi lève une bannière, toute maison noble a une bannière de maison, toute équipe sportive, toute organisation ou toute entreprise a un logo, une bannière ou une devise qu’elle défend. Il en va de même pour le Calife divinement désigné : sa bannière et son mot d’ordre sont « L’allégeance est à Allah ». Cela signifie qu’il appelle à l’idée de la Souveraineté de Dieu, à l’idée que Dieu seul peut désigner le dirigeant, que Dieu seul a l’autorité et la capacité de choisir le gouvernant, et que tout prophète, messager et imam divinement désigné a été envoyé comme gouvernant ou comme roi : « Et nous n’avons envoyé aucun messager sans qu’il doive être obéi par la permission d’Allāh. » (Le Saint Coran, chapitre 4 (Al-Nisa), verset 64) Et de fait, lorsqu’on se penche sur la Torah, la Bible et le Coran, nous voyons clairement que Dieu a toujours désigné les gouvernants, et que sa colère est descendue sur les hommes lorsqu’ils ont refusé d’obéir au gouvernant et se sont choisi à la place leurs propres gouvernants et guides. Dieu a désigné Adam et lui a donné autorité sur la terre ; Dieu a désigné Noé et lui a donné la Terre entière ; Dieu a désigné Abraham et lui a accordé une terre sur laquelle régner ; Dieu a désigné Moïse et lui a fait délivrer son peuple de l’emprise du faux dirigeant, Pharaon, et le conduire vers la terre promise ; Dieu a fait de Moïse, d’Aaron, de Josué et des juges qui leur ont succédé des gouvernants sur les Israélites. Dieu a désigné Samuel, David, Salomon et Jésus sur les Israélites. Il a envoyé Jésus comme Roi devant être obéi, mais le peuple a choisi de le crucifier et de rejeter son roi. Dieu a désigné Mohammed et les Imams comme gouvernants sur cette nation de musulmans, et pourtant les musulmans les ont tués et les ont rejetés, et ont pris Abou Bakr, Omar, Othman, les Omeyyades et les Abbassides pour gouvernants et pour rois. Le Messager ou le dirigeant divinement désigné ramène toujours les gens au testament et au véritable sens de l’islam, ou soumission : se soumettre au dirigeant ou au gouvernant divinement désigné, de même que les anges se prosternèrent et se soumirent à Adam. Le gouvernant ou dirigeant divinement désigné devient une boussole et un discriminateur par lequel les gens viennent à savoir qui est bon et qui est mauvais, qui est un ange et qui est un démon : car tous ceux qui se prosternent devant le dirigeant divinement désigné, lui obéissent et le prennent pour guide sont comme les Anges qui acceptèrent la désignation d’Adam ; et quiconque rejette le dirigeant divinement désigné, par haine et non par ignorance, est comme Satan, qui refusa et se crut meilleur. En bref, si un homme vient et revendique le testament, manifeste la connaissance et appelle à la souveraineté de Dieu, alors il dit la vérité ; mais si un homme venait et revendiquait un autre système de gouvernement pour la nation des croyants — s’il appelait, par exemple, à un système qui permet au peuple de choisir ou de désigner lui-même son dirigeant de quelque manière, forme ou façon que ce soit, que ce soit la démocratie, le communisme, un système monarchique ou tout autre système que celui-là —, alors cette personne est un Samiri, un faux prophète, un Antéchrist. Et les narrations affirment que la bannière de Mohammed et d’Ali (PSE) va au Qa’im, et que la bannière du Qa’im porte écrit : « L’allégeance est à Allah ».
Chapitre 2 : entrer dans une alliance
Nous croyons que ces trois critères s’appliquent à tout prophète, messager, juge, roi et imam divinement désigné, du temps d’Adam (PSL) jusqu’à aujourd’hui. Nous croyons qu’Adam (PSL) a écrit son testament en y mentionnant les noms de tous les successeurs divinement désignés jusqu’à Noé (PSL). Cela parce qu’Adam (PSL) est venu avec la première alliance de Dieu, la première jurisprudence et la première loi de Dieu, et le premier ensemble de commandements. Tous les successeurs d’Adam jusqu’à Noé ont suivi la loi et la voie d’Adam (PSE). À un moment donné, les êtres humains rompent l’alliance établie par Adam (PSL), encourent la colère de Dieu et sont anéantis par le déluge. Noé (PSL) établit une deuxième alliance après cela, apporta une nouvelle jurisprudence et une nouvelle loi, et écrivit un testament avant sa mort, mentionnant les noms de tous ses successeurs jusqu’à Abraham (PSL). La même chose advient : tous ceux qui se trouvent entre Noé (PSL) et Abraham (PSL) suivent la loi et les voies de Noé (PSL), jusqu’à ce que les hommes rompent la deuxième alliance et qu’un châtiment s’abatte sur eux, cette fois la confusion des langues. Abraham (PSL) établit une troisième alliance, vient avec une loi et une jurisprudence nouvelles, et mentionne ses successeurs jusqu’à Moïse (PSL). La même chose advient, l’histoire se répète, le genre humain rompt son alliance avec Dieu et un châtiment descend. Moïse (PSL) établit une quatrième alliance et, avant sa mort, écrit un testament dans lequel il dicte les noms de tous ses successeurs, de Josué jusqu’à Jésus (PSE). Et la même chose advient, et Jésus (PSL) vient avec la cinquième alliance et un nouvel ensemble de lois ; et la même chose advient, et il écrit son testament et mentionne tous les successeurs entre lui-même et Mohammed (PSL et sur sa Famille). Et la même chose advient, et Mohammed (PSL et sur sa Famille) est envoyé avec une sixième alliance et un nouvel ensemble de lois et de règles. Et la même chose advient, et la nation musulmane rompt la sixième alliance par le massacre de la Famille de Mohammed (PSL et sur sa Famille) et par l’élimination et l’emprisonnement de tous les dirigeants divinement désignés mentionnés dans son testament. Les musulmans encourent la colère de Dieu, et un châtiment descendit sur eux ; et il y a un autre châtiment qui doit encore descendre sur eux pour leur transgression contre Dieu, par leur oppression de Mohammed et de sa Famille. Et le Mahdi fut envoyé avec une septième alliance et un septième appel. Cela est clair dans les narrations qui affirment qu’au temps du Mahdi l’islam serait perdu, que les pires des créatures seraient les savants et les jurisconsultes, et que le Mahdi, ou le Qa’im, appellerait à un livre nouveau et à une affaire nouvelle. » (Al-Kafi, Al-Shaikh Al-Kulayni, vol. 8, p. 308 ; Kitab Al-Ghayba (Livre de l’Occultation), Al-Numani, vol. 1, p. 236) Comme toutes les alliances précédentes, elle vient avec une jurisprudence et une loi nouvelles ; et être membre de cette alliance définit si une personne est croyante ou non, et détermine si elle doit être sauvée ou non. Croire au Prophète Mohammed (PSL et sur sa Famille) est désormais sans pertinence si l’on n’accepte pas cette septième alliance et si l’on ne prête pas allégeance au Qa’im et à ses successeurs dans le testament du Prophète Mohammed (PSL et sur sa Famille). Nous croyons que le Prophète Mohammed (PSL et sur sa Famille) a désigné très clairement qui étaient ses successeurs. Il a énoncé dans son testament, dont nous avons fourni plus haut le texte, les noms de douze Imams, en commençant par l’Imam Ali (PSL) et en terminant par l’Imam Mahdi Mohammed fils d’Al-Hassan Al-Askari (PSL) ; et tous sont venus sur la Terre, et nul homme n’a prétendu être eux ni prétendu que son nom était mentionné dans le testament du Prophète Mohammed, sinon eux. De même, le Prophète Mohammed (PSL et sur sa Famille) a mentionné les noms des trois premiers Mahdis : Abdullah, Ahmed, et le troisième nom étant Al-Mahdi. En 1 400 ans, depuis le moment où le testament a été écrit et jusqu’à maintenant, personne n’a prétendu être l’Abdullah du testament, sinon moi, Abdullah Hashem. Personne n’a prétendu être l’Ahmed du testament, sinon Ahmed Al-Hassan. Abdullah comme Ahmed ont manifesté une connaissance divine attestée par des milliers de personnes, et nous avons été les deux seules personnes de ce temps et de cette époque à appeler à l’idée et à la notion de la souveraineté d’Allah. Tout autre soi-disant savant, représentant ou dirigeant musulman, sunnite ou chiite, a appelé aux élections ou à l’obéissance au roi tyran de son pays ou de sa région, ou a appelé à autre chose que le testament du Prophète Mohammed (PSL et sur sa Famille). Cela nous rend singuliers et véridiques dans notre revendication, cela fait de nous les successeurs divinement désignés de notre temps et les seuls héritiers légitimes des prophètes, des messagers et des imams, car nous sommes venus avec exactement les mêmes preuves et selon exactement la même sunnah, ou la même voie, qu’eux. Nous sommes aux musulmans ce que les douze Imams sont à l’islam chiite ; nous sommes à la nation musulmane ce que le Pape est aux catholiques, ce que le Dalaï-Lama est aux bouddhistes tibétains et ce que le Messie est aux juifs. En outre, parce que nous croyons que Jésus (PSL) a nommé ses successeurs jusqu’à Mohammed (PSL et sur sa Famille), nous croyons que le Pape actuel est illégitime et que les seuls véritables successeurs des Prophètes et des Messagers sont Abdullah, Ahmed et Al Mahdi. Nous croyons que, depuis le temps d’Adam (PSL) et jusqu’à maintenant, les gouvernants et successeurs divinement désignés ont été continuellement écartés du pouvoir et de l’autorité et remplacés par des imposteurs et des usurpateurs, tels les Omeyyades et les Abbassides, qui usurpèrent l’autorité de Mohammed et de la Famille de Mohammed (PSL et sur sa Famille). Le but ultime des Prophètes, des Messagers et des Imams était d’établir un État divin juste sur la Terre, un État dans lequel l’autorité revient au Roi ou gouvernant divinement désigné. Abi Abdullah (PSL) a dit : « En vérité, Dieu a fait de la religion deux états : l’état d’Adam, et c’est l’état d’Allah, et l’état d’Iblis ; et si Dieu veut être adoré en public, c’est l’état d’Adam, et si Dieu veut être adoré en secret, c’est l’état d’Iblis. » (Al-Kafi, Al-Shaikh Al-Kulayni, vol. 2, p. 372) Il a dit aussi : « Nos chiites, dans l’état du mensonge, n’auront rien que leur subsistance. Allez à l’est si vous voulez, ou à l’ouest, vous ne recevrez rien que votre subsistance. » (Al-Kafi, Al-Shaikh Al-Kulayni, vol. 2, p. 261) L’Imam Ali (PSL) a dit : « L’état des méchants 24 est l’épreuve des bons. » (Mizan Al-Hikma (La Balance de la sagesse), Mohammed Al-Reyshahri, vol. 2, p. 936) Il y a donc un état de Dieu, qui existait au jardin d’Éden, et qui sera ramené à l’existence, car la promesse de Dieu est que l’état d’Adam revienne un jour ; et c’est à cela que les prophètes et les messagers ont travaillé : un retour au jardin d’Éden par les mains du Qa’im. Un état où Dieu peut être adoré ouvertement, par l’obéissance au dirigeant et représentant divinement désigné de Dieu et par son acceptation. C’est d’ailleurs pour cela que tous les justes reviennent sur cette Terre : pour le soutenir dans ce but. Et les narrations sont nombreuses qui parlent de la réincarnation des différents compagnons, prophètes et messagers au temps du Qa’im, pour l’aider dans la bataille finale contre Satan et ses compagnons, et afin d’établir un nouvel Éden, ou un État divin juste. Mais pour établir un État divin juste, il nous fallait d’abord trouver un dirigeant et, en second lieu, nous devons entrer dans une nouvelle alliance avec Dieu ; et entrer dans une nouvelle alliance avec Dieu exige que nous trouvions l’Imam du temps, que nous lui prêtions allégeance, puis que nous lui obéissions en toutes choses et que nous recevions de lui la religion et la nouvelle jurisprudence et loi de Dieu. Comme l’a dit le Prophète Mohammed (PSL et sur sa Famille) : « Quiconque meurt sans avoir de serment d’allégeance à son cou meurt de la mort de l’ignorance, et quiconque meurt sans connaître l’Imam de son temps meurt de la mort de l’ignorance. » (Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 23, p. 94) Ainsi, la religion est un homme, et entrer dans une alliance avec Dieu, ou être dans la Wilaya de Dieu, signifie que vous êtes obéissant à cet homme. Comme l’a dit l’Imam Al-Ridha (PSL) : « Allah a dit : “Les paroles ‘il n’y a de Dieu qu’Allah’ sont une forteresse fortifiée ; quiconque prononce ces paroles est protégé de Mon châtiment, mais cela a des conditions, et je suis de ces conditions.” » (Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 49, p. 123) Ainsi, tout successeur divinement désigné est une condition parmi les conditions de la foi : pour que votre foi soit acceptée, vous devez accepter l’autorité de Dieu qu’Il désigne sur la Terre. Abdullah, Ahmed et l’Imam Mahdi sont les conditions de ce temps et de cette époque. Nul n’est croyant s’il ne leur prête allégeance et ne croit en eux, et la religion est reçue par eux et par eux seuls. Dès lors que les croyants s’unissent autour d’un dirigeant commun et d’une religion commune, avec sa jurisprudence propre — et c’est pourtant toujours la même religion originelle, du temps d’Adam jusqu’à maintenant —, le corps croyant et futurs citoyens de l’état divin juste ont une culture commune. Les croyants font désormais partie d’une seule famille, d’une seule tribu : la famille du Mahdi (Aal Al-Mahdi).
« Quiconque aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; quiconque aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. »
Chapitre 3 : forger une communauté
La communauté des croyants qui forme le corps des croyants en l’appel du Mahdi (PSL) se voit non seulement comme membre d’une même foi, mais comme membre d’une même famille, car le Coran a dit : « Les croyants ne sont que des frères et sœurs. » (Le Saint Coran, chapitre 49 (Al-Hujarat), verset 10) La communauté des croyants se considère aussi comme le peuple élu de Dieu, car le peuple élu de Dieu n’est autre que le peuple avec lequel Dieu a une alliance en vigueur, et c’est nous, puisque les juifs, les chrétiens et les musulmans ont tous rompu leurs alliances avec Dieu. La communauté des croyants se voit comme les véritables enfants d’Israël. Le Prophète Mohammed (PSL et sur sa Famille) a dit : « Je suis le serviteur de Dieu, mon nom est Ahmad ; et je suis le serviteur de Dieu, mon nom est Israël ; ainsi, tout ce qu’il lui a commandé, il me l’a commandé, et tout ce qu’il a voulu pour Israël, il l’a voulu pour moi. » (Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 24, p. 397) L’Imam Al-Sadiq (PSL) a dit aussi, au sujet de l’interprétation du verset du Coran « Ô Enfants d’Israël » : « Il est propre à la Famille de Mohammed. » (Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 24, p. 397) Nous savons et comprenons donc désormais que la promesse du retour à la terre promise mentionnée dans la Torah, la promesse du rassemblement des tribus perdues d’Israël mentionnée dans la Bible, et la promesse des bénédictions éternelles de Dieu et de sa main sur la nation d’Israël parlent en réalité de Mohammed et de ses successeurs (PSE). Ceux qui hériteront de la terre, ce sont eux et leurs partisans. Dans la Bible il est dit : « Ils étaient des douze tribus d’Israël, douze mille de chaque tribu : Juda, Ruben, Gad, Asher, Nephtali, Manassé, Siméon, Lévi, Issachar, Zabulon, Joseph et Benjamin. Après cela je regardai, et il y avait une foule immense — personne ne pouvait compter tous ces gens ! Ils étaient de toute race, de toute tribu, de toute nation et de toute langue, et ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches et tenant des palmes dans leurs mains. » (La Sainte Bible, livre de l’Apocalypse, chapitre 7, versets 4-9) Ainsi, les tribus d’Israël (la famille de Mohammed et les chiites) se rassemblent auprès du Qa’im dans les narrations : « Lorsque notre Qa’im (PSL) s’établira, Allah rassemblera les gens de l’Orient et de l’Occident. Ces gens se réuniront en un seul lieu de la même manière que les feuilles se rassemblent en un seul lieu à l’automne. » (Moajam Ahadith Al-Imam Al-Mahdi, Ali Al-Korani, vol. 3, p. 100) Les compagnons qui se rassemblent autour du Qa’im sont les futurs citoyens de l’État divin juste. Dieu les rassemble comme il rassembla auparavant les Israélites au temps de Moïse (PSL). D’abord, les Israélites prirent Moïse pour dirigeant, puis ils entrèrent dans une alliance avec Dieu par l’obéissance à lui, et les croyants quittèrent alors l’Égypte et leur ancienne vie d’esclavage pour suivre Moïse (PSL) tandis qu’il les menait hors de l’emprise de Pharaon et à travers la mer. De même, les croyants de ce temps et de cette époque ont reçu l’ordre de voyager jusqu’au Qa’im, quand bien même ce serait sur la glace, ou à travers les nuages, ou même au grand péril de leur propre personne, afin de former une communauté autour de lui et de faire partie de la nation promise qu’il mènera hors de l’esclavage et jusqu’à la terre promise. Cette tâche exige une grande patience, comme auparavant avec les prophètes et messagers précédents. Les narrations affirment que Noé (PSL) prêcha à son peuple pendant 950 ans avant que le déluge ne vienne et que les croyants n’héritent de la Terre. Les narrations affirment aussi que Moïse (PSL) apparut d’abord parmi son peuple en tentant de le sauver à l’âge de quarante ans, et qu’il le mena hors d’Égypte à l’âge de quatre-vingts ans. Ainsi, l’appel du Qa’im exige des gens qui comprennent la sunnah des prophètes et messagers précédents et qui sont disposés à consacrer leur vie, leur temps, leurs efforts et leurs ressources à l’établissement d’un État. L’Imam Ahmed Al-Hassan le Yamani a dit : « Je ne veux personne qui se fatigue ou qui s’ennuie » ; et il a dit : « Travaillez, travaillez et travaillez jusqu’à ce que votre souffle soit coupé » ; et il a dit aussi : « pour passer cela, il faut de la patience, puis de la patience, puis de la patience, puis la soumission. » Il a dit encore : « L’État divin juste ne sera jamais établi avant d’être établi parmi vous d’abord, ô croyants. » Nous croyons donc que, pendant ce temps où la communauté croyante passe d’une diaspora, ou nation dispersée, exilée de sa terre par les tyrans, à une communauté forte rassemblée autour du Qa’im, la justice doit être établie au sein de la communauté. La communauté devrait vivre selon les règles de Dieu et être un exemple de ceci : « Vous êtes la meilleure nation produite [en exemple] pour le genre humain. Vous ordonnez ce qui est juste, vous interdisez ce qui est mauvais et vous croyez en Allah. Si seulement les Gens du Livre avaient cru, cela aurait été meilleur pour eux. » (Le Saint Coran, chapitre 3 (Aal Imran), verset 110) Nous devons devenir une véritable incarnation des valeurs et des enseignements des Prophètes, des Messagers et des Imams, et un exemple, pour toutes les nations, de ce que devraient être un vrai juif, un vrai chrétien, un vrai musulman, un vrai bouddhiste, un vrai zoroastrien, un vrai hindou, etc. Par l’exemple divin que la communauté donne au monde, non seulement elle gagnera davantage encore la faveur de Dieu, mais elle gagnera l’admiration et le respect de toutes les nations. En se montrant la nation idéale et le peuple idéal, l’État idéal et la religion idéale, la communauté propage la foi de toutes les manières possibles. Lorsque les gens voient l’exemple de la communauté, ils le comparent à leurs familles, à leurs amis, à leurs États, à leurs pays, et ils envient notre nation et notre peuple, et souhaitent être comme nous et avec nous. Cela aboutira finalement à la manifestation d’un véritable État divin juste pour les croyants, où nous aurons un pays réel avec des frontières réelles. De même que le corps est la manifestation physique de l’âme qui le précède. Ainsi, le rassemblement de la communauté sert d’archétype, de prototype et d’âme à l’État et au pays physiques qui viennent ensuite. Ce grand rassemblement coûtera de l’argent, car ceux qui émigreront vers le Qa’im seront nombreux ; et ils se marieront et accompliront l’alliance adamique et seront féconds et se multiplieront, et davantage de ressources seront nécessaires pour subvenir aux besoins de la nation. La communauté doit prendre pour modèle les communautés et les nations antérieures des prophètes et des messagers. Chaque nouveau membre doit se conformer à la condition que Jésus (PSL) a posée à quiconque souhaitait le suivre. Jésus répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends tes biens et donne-les aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » (La Sainte Bible, livre de Matthieu, chapitre 19, verset 21) Et les pauvres sont ces pauvres qui émigrent vers le Qa’im, ces croyants qui sont les opprimés de la Terre, ceux qui croient en la Souveraineté de Dieu. La communauté doit vivre comme vivaient les apôtres du Christ, et plus encore qu’eux si elle veut être la nation vers laquelle Jésus (PSL) revient : « Tous les croyants n’avaient qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne prétendait qu’aucun de ses biens fût à lui, mais ils partageaient tout ce qu’ils avaient. Avec une grande puissance, les apôtres continuaient de témoigner de la résurrection du Seigneur Jésus. Et la grâce de Dieu agissait si puissamment en eux tous qu’il n’y avait parmi eux aucun nécessiteux. Car, de temps en temps, ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient l’argent des ventes et le déposaient aux pieds des apôtres, et il était distribué à quiconque était dans le besoin. » (La Sainte Bible, livre des Actes, chapitre 4, versets 32-35) Les membres de la communauté qui arrivent doivent aussi être prêts à travailler au service de la communauté d’une manière, d’une forme ou d’une façon quelconque. Une plateforme gigantesque devrait être bâtie pour diffuser l’appel, une machine médiatique, pour ainsi dire. Cela exigera des hommes et des femmes qui se consacrent à diffuser l’appel de Dieu et qui servent comme rédacteurs, présentateurs de télévision, monteurs, débatteurs, missionnaires, etc., et cela exige un système pour les soutenir. Il doit y avoir des croyants disposés à cuisiner et à nourrir la communauté des saints, des prophètes et des messagers. Il doit y avoir des chauffeurs disposés à conduire les croyants partout où ils ont besoin d’aller, des agents d’entretien disposés à nettoyer après eux et à entretenir leurs biens, des bâtisseurs disposés à construire maisons, bureaux et temples, des médecins disposés à guérir et à soigner les malades, des enseignants et des tuteurs disposés à enseigner et à aider les enfants, jusqu’à ce qu’il ne reste, dans un État véritable, aucun métier qui ne soit rempli par des croyants de notre communauté. Ils seraient les plombiers, les mécaniciens, les médecins, les ingénieurs, les enseignants, les travailleurs et les dirigeants nécessaires à notre état divin juste. Il ne devrait y avoir aucune monnaie échangée entre les croyants. Tous les besoins de tout membre de la communauté devraient être satisfaits gratuitement. La valeur de chaque membre de la communauté ne serait pas déterminée par ce qu’il a accumulé en richesse matérielle, comme dans le reste des nations, mais plutôt par la mesure dans laquelle il a servi Dieu par son service à la communauté et à son prochain. Telle est sa valeur, comme l’a dit le Prophète : « La création est les enfants de Dieu ; le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur envers les enfants de Dieu. » (Wasa’il Al-Shia, Al-Hurr Al-Amili, vol. 16, p. 345) La communauté des croyants devrait œuvrer à n’avoir jamais aucun différend entre ses membres ; mais s’il en survenait jamais, tous reconnaîtraient l’autorité et le jugement de leur dirigeant et les accepteraient. La communauté des croyants serait comme une ruche travaillant pour une cause commune, chaque membre étant disposé à se sacrifier pour la survie de la ruche. Les membres de la communauté sont comme une seule famille, comme des frères et sœurs nés des mêmes parents, et ils accomplissent leurs devoirs les uns envers les autres comme tels. Ils renoncent à leurs parents physiques et prennent le dirigeant divinement désigné pour père, et ils renoncent à leurs amis, frères et sœurs physiques et prennent les croyants à leur place. À tel point que le croyant hérite de son frère dans la communauté et dans le monde des âmes, et ne laisse pas son héritage à sa famille physique. La communauté sert d’exemple idéal d’amour, de paix et de prospérité, cherchant à guider tout le genre humain, et sans causer aucun trouble au pays qui l’accueille tant qu’elle est encore un peuple sans nation. Ses membres respectent toutes les lois du pays où ils sont, ils témoignent leur reconnaissance à la nation et au peuple qui les ont accueillis en leur permettant de pratiquer librement leur foi, de la même manière que Mohammed (PSL et sur sa Famille) et les musulmans témoignèrent amour et respect au Roi chrétien d’Éthiopie qui leur accorda la liberté de vivre comme une communauté de musulmans sur sa terre.
À propos de nous

La Religion ahmadie de la paix et de la lumière est le nom de l’organisation formée pour représenter notre religion ; elle est officiellement enregistrée aux États-Unis d’Amérique avec le statut 501c3. Nous sommes aussi une œuvre caritative officiellement enregistrée au Royaume-Uni. Nous sommes également connus comme les Bannières noires de l’Orient, les Ansar de l’Imam Mahdi et les compagnons de la Septième Alliance.
Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la foi ou sur notre communauté, veuillez nous contacter à outreach@theahmadireligion.com ou visiter notre site web https://theahmadireligion.org/