J’ai débattu avec des centaines de sunnites — voici ce que j’ai appris
Texte lu en français
Voici quelques-unes des questions et des objections importantes que j’ai vues revenir fréquemment.
Par Ardijan Demirovic · Traduit de l’anglais

Comme membre du studio et du département de rayonnement, je traite chaque jour de nombreuses questions que les gens se posent au sujet de cet Appel et de l’homme qui le porte, en particulier des personnes de milieu musulman sunnite. Je viens moi-même d’un milieu musulman sunnite, aussi je comprends comment les sunnites pensent et voient la figure du Mahdi : une grande part de ce que les musulmans croient savoir du Mahdi repose principalement sur des suppositions, des mensonges et l’imagination, d’après les paroles des savants non pratiquants.
Voici quelques-unes des questions et des objections importantes que j’ai vues revenir fréquemment :
Le nom du Mahdi ne sera-t-il pas « Mohammed ibn Abdullah » plutôt qu’« Abdullah Hashem » ?
La vérité est qu’il n’existe pas une seule narration affirmant : « Le nom du Mahdi sera Mohammed ibn Abdullah. » C’est une idée née chez les savants sunnites qui, en agissant ainsi, ont rendu impossible pour les musulmans la reconnaissance du Mahdi.
Voici ce que dit la narration :
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud : le Prophète a dit : « S’il ne restait qu’un seul jour à ce monde, Dieu allongerait ce jour, jusqu’à ce qu’il y fasse se lever un homme qui m’appartient, à moi ou à ma famille, dont le nom du père est le même que celui de mon père, et qui remplira la terre d’équité et de justice comme elle a été remplie d’oppression et de tyrannie (selon la version de Fitr). La version de Sufyan dit : le monde ne passera pas avant que les Arabes ne soient gouvernés par un homme de ma famille dont le nom sera le même que le mien. »Sunan Abi Dawud, Ibn Abi Dawud, livre du Libérateur promis, hadith 4282
Beaucoup pourraient penser que cela signifie que son nom sera « Mohammed ibn Abdullah », mais la vérité est que le Prophète a de nombreux noms et n’a pas précisé auquel il se référait.
Rapporté par Jubair ibn Mutim : le Messager de Dieu a dit : « J’ai cinq noms : je suis Mohammed et Ahmad ; je suis Al-Mahi, par qui Dieu effacera la mécréance ; je suis Al-Hashir, qui sera le premier ressuscité, les gens étant ressuscités ensuite ; et je suis aussi Al-Aqib (c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de prophète après moi). »Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, livre des Vertus et des Mérites du Prophète et de ses Compagnons, hadith 3532
Jésus lui-même a désigné le Prophète Mohammed par « Ahmed » :
« Et [mentionne] lorsque Jésus, fils de Marie, dit : “Ô enfants d’Israël, je suis en vérité le messager de Dieu auprès de vous, confirmant ce qui est venu avant moi de la Torah et annonçant la bonne nouvelle d’un messager qui viendra après moi, dont le nom est Ahmed.” Mais lorsqu’il (Ahmed) vint à eux avec des preuves claires, ils dirent : “Ceci est une magie manifeste.” »Coran, chapitre 61 (Al-Saf), verset 6
Et un autre nom du Prophète Mohammed en islam est mentionné dans le Coran : « Abdullah ».
« Et lorsque Abdullah (le serviteur de Dieu) se leva, ils s’attroupèrent presque autour de lui. »Coran, chapitre 72 (Al-Jinn), verset 19
De ce que nous pouvons en retirer, le Prophète Mohammed avait donc de nombreux noms. Mais qu’en est-il du nom de son père ? Dans une narration, le Prophète Mohammed a désigné son ancêtre Ismaël/Ismail comme son père.
Le Messager de Dieu a dit :
« Je suis le fils des deux égorgés. »Al-Mustadrak ala al-Sahihayn, Al-Hakim Al-Nishapuri, vol. 2, p. 609
Les savants de l’islam sont unanimes quant à l’identité de ces deux auxquels le Prophète se référait : son père biologique Abdullah et son ancêtre Ismaël/Ismail. Nous voyons donc que le nom de son père peut renvoyer à n’importe qui de sa lignée : ce peut être Abdullah, ce peut être Ismaël/Ismail, ce peut être Abdul-Muttalib, ou ce peut être Hashem. Les possibilités sont désormais ouvertes.
Sera-t-il Mohammed ibn Abdullah ? Ou Mohammed ibn Hashem ? Ou Ahmed ibn Ismail ? Ou Ahmed ibn Abdul-Mutallib ? Ou Al-Mahdi ibn Abdullah ?
Aujourd’hui, nous voyons que le Mahdi qui est apparu s’appelle « Abdullah Hashem ». « Abdullah » est comme le nom du Prophète, et « Hashem » est le grand-père d’Abdullah Hashem Aba Al-Sadiq et l’arrière-grand-père du Prophète Mohammed.
Comment pouvez-vous prouver que le Prophète Mohammed a écrit un testament ?
Le Coran rend obligatoire la rédaction d’un testament :
« Il est prescrit que, lorsque la mort approche l’un de vous — s’il laisse quelque bien —, un testament soit fait en faveur des parents et de la famille proche, avec équité. ˹C’est˺ une obligation pour ceux qui craignent Dieu. »Coran, chapitre 2 (Al-Baqarah), verset 180
Dans les narrations, le Prophète souligne qu’il n’est pas acceptable qu’un musulman meure sans avoir écrit de testament :
Le Messager de Dieu a dit : « Il n’est pas permis à un musulman qui a quelque chose à léguer de rester deux nuits sans avoir ses dernières volontés écrites et tenues prêtes auprès de lui. »Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, livre des Testaments, hadith 2738
Le Prophète Mohammed a obéi à chaque obligation de Dieu. Serait-il raisonnable qu’il ait délaissé l’obligation de laisser un testament ?
Nous trouvons de nombreuses narrations qui montrent qu’il voulait bien écrire un testament. Il existe une narration qui a circulé chez les musulmans dans plusieurs recueils, appelée « la Calamité du jeudi » ou « le hadith de la plume et du papier », et qui prouve sans l’ombre d’un doute l’intention du Prophète Mohammed d’écrire un testament.
Ibn ‘Abbas a rapporté : lorsque l’Apôtre de Dieu était sur son lit de mort et qu’il y avait dans la maison des gens parmi lesquels Umar ibn Al-Khattab, le Prophète dit : « Venez, laissez-moi vous écrire une déclaration après laquelle vous ne vous égarerez pas. » Umar dit : « Le Prophète est gravement malade, et vous avez le Coran ; le Livre de Dieu nous suffit donc. » Les gens présents dans la maison se divisèrent et se querellèrent. Certains disaient : « Approchez, que le Prophète puisse vous écrire une déclaration après laquelle vous ne vous égarerez pas », tandis que les autres disaient comme Umar. Lorsqu’ils provoquèrent un tumulte devant le Prophète, l’Apôtre de Dieu dit : « Allez-vous-en ! » ‘Ubaidullah a dit : Ibn ‘Abbas disait : « Il fut très malheureux que l’Apôtre de Dieu ait été empêché d’écrire cette déclaration pour eux, à cause de leur désaccord et de leur bruit. »Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, livre des Malades, hadith 5669
Beaucoup diraient que, bien que le Prophète ait voulu écrire son testament, il n’a pas pu le faire à cause de la querelle survenue chez lui. Il existe pourtant des narrations attestant que le testament a été dicté, dans le hadith suivant.
Rapporté par Said ibn Jubair : il a entendu Ibn Abbas dire : « Jeudi ! Et vous ne savez pas ce qu’est jeudi ? » Après cela, Ibn Abbas pleura jusqu’à ce que les pierres du sol fussent trempées de ses larmes. Alors je demandai à Ibn Abbas : « Qu’en est-il de jeudi ? » Il dit : « Lorsque l’état (de santé) du Messager de Dieu se détériora, il dit : “Apportez-moi un os d’omoplate, afin que je puisse écrire pour vous quelque chose après quoi vous ne vous égarerez jamais.” Les gens divergèrent dans leurs avis, bien qu’il fût inconvenant de diverger devant un prophète. Ils dirent : “Qu’a-t-il ? Pensez-vous qu’il délire ? Interrogez-le (pour comprendre).” Le Prophète répondit : “Laissez-moi, je suis dans un meilleur état que ce que vous me demandez de faire.” Puis le Prophète leur ordonna trois choses, en disant : “Chassez tous les païens de la péninsule arabique, témoignez du respect à tous les délégués étrangers en leur offrant des présents, comme je le faisais.” » Le sous-narrateur ajouta : « Le troisième ordre était quelque chose de bénéfique qu’Ibn ‘Abbas n’a pas mentionné, ou qu’il a mentionné mais que j’ai oublié. »Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, livre de la Jizyah et de la Mawaada’ah, hadith 3168
Rationnellement, comment chasser tous les païens et respecter les délégués étrangers pourrait-il être le moyen par lequel nous ne nous égarerions jamais, alors que la religion de l’islam s’est aujourd’hui divisée en 73 courants ? À moins que la réponse ne réside dans le troisième point, qu’Ibn ‘Abbas a « oublié ». Ce troisième point doit porter sur la succession, car le bruit avait couru parmi les compagnons au sujet d’un testament écrit incluant le successeur immédiat du Prophète, l’Imam Ali.
Rapporté par Al-Aswad : en présence d’Aïcha, des gens mentionnèrent que le Prophète avait désigné Ali par testament comme son successeur. Aïcha dit : « Quand l’a-t-il désigné par testament ? En vérité, quand il mourut, il reposait contre ma poitrine (ou elle dit : sur mes genoux) et il demanda une bassine, puis s’effondra dans cet état, et je n’ai même pas pu percevoir qu’il était mort : alors quand l’a-t-il désigné par testament ? »Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, livre des Testaments, hadith 2741
Bien qu’Aïcha nie la désignation d’un successeur, nous voyons qu’Ibn ‘Abbas et les gens ont connaissance d’un testament écrit et de la désignation de l’Imam Ali par testament. Le seul qui corresponde à la narration de Bukhari est celui que nous avons tiré de Ghaybat Al-Tusi et de Bihar Al-Anwar, et qui peut être lu ici.
Abu Bakr n’était-il pas le calife après le Prophète Mohammed ?
D’Adam jusqu’à Mohammed, c’est toujours Dieu qui a désigné le prophète, le messager, le roi ou le calife du temps. La méthode de désignation est connue comme « la loi de la connaissance du vicaire », selon laquelle Dieu envoie un homme muni de trois preuves : 1) le testament ; 2) la connaissance ; 3) l’appel à la souveraineté de Dieu.
Il faut donc que la personne en question démontre qu’elle est mentionnée par un vicaire précédent que les gens acceptent, qu’elle est savante, et qu’elle appelle à la souveraineté de Dieu et jamais à la souveraineté des gens. Voyons deux exemples que nous trouvons dans le Coran :
La désignation d’Adam :
« Et [mentionne, ô Mohammed], lorsque ton Seigneur dit aux anges : “Je vais établir sur la terre un vicaire.” Ils dirent : “Vas-tu y placer celui qui y répandra la corruption et versera le sang, alors que nous te glorifions par la louange et proclamons ta perfection ?” »Coran, chapitre 2 (Al-Baqarah), verset 30
La désignation de Saül :
« Et leur prophète leur dit : “En vérité, Dieu vous a envoyé Saül pour roi.” Ils dirent : “Comment aurait-il la royauté sur nous, alors que nous sommes plus dignes de la royauté que lui et qu’il n’a reçu aucune part de richesse ?” Il dit : “En vérité, Dieu l’a choisi sur vous et lui a abondamment accru la connaissance et la stature. Et Dieu donne sa souveraineté à qui il veut. Et Dieu est celui qui embrasse tout [en faveur] et qui sait.” »Coran, chapitre 2 (Al-Baqarah), verset 247
L’Imam Ali réunit les trois qualifications du vicaire de Dieu : il est nommé dans le testament du Prophète Mohammed comme son successeur, il est réputé pour sa connaissance et sa sagesse profondes, et il a constamment appelé à la souveraineté de Dieu plutôt qu’à des élections ou au choix des dirigeants par le peuple.
De plus, l’Imam Ali a été publiquement désigné comme successeur lors de l’épisode de Ghadeer Khum, devant de nombreux témoins. Cet événement est bien documenté dans des sources sunnites authentiques. Ainsi, le Prophète Mohammed a déclaré :
« De quiconque je suis le Mawla/Maître, Ali est son Mawla/Maître. »Jami` at-Tirmidhi, livre 49, hadith 109
Abu Bakr, en revanche, appelait à des élections et a été élu au siège du califat, sans avoir jamais été désigné par le Prophète.
« Abu Bakr dit : “Non, nous serons les gouvernants et vous serez les ministres, car ils (les Quraych) sont la meilleure famille parmi les Arabes et de la meilleure origine. Vous devriez donc élire soit Umar, soit Abu Ubaida ibn Al-Jarrah pour gouvernant.” Umar dit (à Abu Bakr) : “Non, mais nous t’élisons, car tu es notre chef, le meilleur d’entre nous et le plus aimé de nous tous auprès du Messager de Dieu.” Alors Umar prit la main d’Abu Bakr et prêta allégeance, et les gens prêtèrent aussi allégeance à Abu Bakr. »Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, livre des Compagnons du Prophète, hadiths 3667 et 3668
Umar ibn Al-Khattab l’a souligné pendant son règne de calife, lorsqu’il a dit :
« (Ô gens !) On m’a rapporté qu’un orateur parmi vous dit : “Par Dieu, si Umar meurt, je prêterai allégeance à telle ou telle personne.” Que nul ne se trompe en disant que l’allégeance prêtée à Abu Bakr fut donnée soudainement et qu’elle réussit. Sans doute, il en fut ainsi, mais Dieu a préservé (les gens) de son mal ; et il n’y a parmi vous personne qui ait les qualités d’Abu Bakr. »Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, livre des Limites et des Châtiments fixés par Dieu, hadith 6830
Nous voyons clairement qu’Abu Bakr n’a été désigné par le Prophète Mohammed ni par une déclaration verbale ni par un écrit, et nous voyons aussi qu’Abu Bakr comme son successeur Umar n’appellent pas à la souveraineté de Dieu, mais plutôt à l’élection et au consensus, c’est-à-dire à la souveraineté des gens. Abu Bakr lui-même admet ouvertement qu’il n’est pas le meilleur des musulmans et qu’il commettra des erreurs, ce qui montre son manque de connaissance et de discernement entre le bien et le mal.
Abu Bakr a dit : « Ô gens, puisque j’ai maintenant été placé en position d’autorité sur vous et que je ne suis pas le meilleur d’entre vous, si je fais bien, aidez-moi ; et si je fais mal, corrigez-moi. La véracité est une fidélité, tandis que le mensonge est une trahison. Le faible parmi vous est fort auprès de moi, jusqu’à ce que je lui fasse rendre ses droits, si Dieu le veut ; et le fort parmi vous est faible, jusqu’à ce que je lui prenne [justement] le droit, si Dieu le veut… Obéissez-moi tant que j’obéis à Dieu et à son messager ; aussi, si je désobéis à Dieu et à son messager, vous ne me devez aucune obéissance. »Al-Bidayah Wa Al-Nihayah, Ibn Kathir, vol. 5, p. 269
Quelqu’un d’autre peut-il prétendre être le Mahdi sous le nom d’« Abdullah » ou sous un autre nom du Prophète ?
Beaucoup, dans l’histoire, ont prétendu être le Mahdi attendu sous divers noms. Mais le testament préservé du Prophète Mohammed mentionne le Mahdi sous le nom d’« Abdullah », et personne n’a revendiqué ce nom auparavant. Abdullah Hashem est donc le premier en 1 400 ans à revendiquer le nom d’« Abdullah » du testament. Dans l’islam chiite, il existe une narration de l’Imam Al-Sadiq, qui a dit :
« Cette affaire ne sera revendiquée que par son légitime détenteur, sinon Dieu abrégera son âge. »Al-Kafi, Al-Shaikh Al-Kulayni, vol. 1, p. 373 ; Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 25, p. 112
Et cela va de pair avec une parole semblable du Coran :
« Et s’il avait inventé à notre sujet quelques paroles [mensongères], nous l’aurions saisi par la main droite ; puis nous lui aurions coupé l’aorte. »Coran, chapitre 69 (Al-Haqqah), versets 44-46
Il en va de même aujourd’hui : personne ne peut revendiquer le testament et dire qu’il est celui que Dieu ou son Prophète a mentionné dans un texte sans être véridique ; sinon, Dieu fera mourir cet individu sans qu’il ait pu formuler une prétention mensongère par la lettre de désignation (le testament).
Comment puis-je faire confiance au testament s’il vient d’une source chiite alors que je suis sunnite ?
Sunnites et chiites divergent dans la manière de classer les narrations. Ils ont adopté la « science du hadith » comme moyen d’authentifier les narrations. Mais cela n’est advenu que parce que les adeptes ne parvenaient pas à s’accorder sur les successeurs du Prophète Mohammed : il leur est donc devenu impératif d’authentifier ce qu’il avait réellement dit et fait. Nous ne pouvons toutefois pas écarter les versets du Coran qui nous ordonnent d’enquêter sur l’information qui nous parvient, même si elle vient de ceux que nous considérons comme désobéissants.
« Ô vous qui avez cru ! Si un désobéissant vient à vous avec une information, enquêtez, de peur que vous ne nuisiez à des gens par ignorance et que vous ne deveniez, pour ce que vous avez fait, pleins de regret. »Coran, chapitre 49 (Al-Hujurat), verset 6
À ce jour, personne n’a présenté de testament valide, hormis celui que nous détenons, et qui correspond aux narrations évoquées plus haut.
Le Prophète Mohammed est le dernier prophète envoyé par Dieu. Comment peut-il se faire que nous devions suivre quiconque après lui ?
Le Prophète Mohammed est le dernier messager et prophète envoyé par Dieu. Mais, lorsque le Prophète Mohammed atteignit le rang de deux portées d’arc, ou plus près encore, de Dieu, Dieu le chargea de prendre soin de toute la création. Aussi, avec la permission de Dieu, le Prophète Mohammed est désormais celui qui envoie des messagers sous la forme des douze Imams et des douze Mahdis.
Le Prophète a dit : « Dieu fera se lever pour cette communauté, à la fin de chaque centaine d’années, celui qui en renouvellera la religion. »Sunan Abi Dawud, Ibn Abi Dawud, livre des Batailles, hadith 4291
Et celui qui les désigne n’est autre que Mohammed lui-même :
Le Messager de Dieu a dit : « Quiconque m’obéit obéit à Dieu, et quiconque me désobéit désobéit à Dieu. Et quiconque obéit au gouvernant que je désigne m’obéit, et quiconque lui désobéit me désobéit. »Sahih Al-Bukhari, Al-Bukhari, livre des Jugements, hadith 7137
Nous voyons donc, d’après la narration, que Dieu ne laisse pas les musulmans après la mort du Prophète Mohammed sans envoyer quelqu’un pour maintenir vivante la religion de Dieu, par la désignation de gouvernants auxquels il faut obéir, tous désignés par le Prophète Mohammed lui-même dans son testament écrit.
Et comment Dieu et Mohammed pourraient-ils nous laisser sans messager ni guide en notre temps ? Comment sommes-nous censés répondre à des questions sur Internet, l’avortement ou la conduite automobile — des choses qui n’existaient pas au temps du Prophète Mohammed ? Qui est censé nous faire connaître ce que Dieu attend de nous en ces temps modernes, sur des sujets que ni le Prophète Mohammed ni le Coran n’ont abordés ?
Il n’existe aucune narration affirmant que le Prophète Mohammed voulait que nous consultions les savants après sa mort. Comment un savant faillible pourrait-il édicter de nouvelles lois et de nouveaux avis, alors qu’il n’a pas de lien direct avec Dieu ?
Le Prophète a bien dit, en revanche, qu’il voulait que nous consultions ses successeurs après lui, les messagers qu’il a dépêchés après sa mort.
Zayd ibn Arqam a rapporté : le Messager de Dieu (paix sur lui) a dit : « Je laisse parmi vous deux choses de poids : la première est le Livre de Dieu, dans lequel il y a droite guidance et lumière ; attachez-vous donc fermement au Livre de Dieu et tenez-vous-y. » Il nous exhorta (à nous attacher) au Livre de Dieu, puis dit : « La seconde, ce sont les membres de ma maison. Je vous rappelle (vos devoirs) envers les membres de ma famille. »Sahih Muslim, Muslim ibn Al-Hajjaj Al-Naysaburi, livre 44, hadith 55
Comment peut-il y avoir douze Mahdis alors que les narrations parlent d’une seule figure du Mahdi ?
Il faut savoir que « Mahdi » est un titre, tout comme le mot « Messie » est un titre pour Jésus-Christ : ainsi, la pluralité de figures messianiques n’est pas une notion étrangère à l’islam. Cette question a été cachée aux musulmans ordinaires par les savants de l’islam, mais nous trouvons dans l’islam sunnite des narrations sur le règne de douze califes qui rendront l’islam triomphant.
Il a été rapporté par Jabir ibn Samura, qui a dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu dire : l’islam continuera d’être triomphant jusqu’à ce qu’il y ait eu douze califes. » Puis le Prophète dit quelque chose que je ne pus comprendre. Je demandai à mon père : « Qu’a-t-il dit ? » Il dit : « Il a dit que tous (les douze califes) seront des Quraych. »Sahih Muslim, Muslim ibn Al-Hajjaj Al-Naysaburi, livre 33, hadith 8
Ces douze sont les Mahdis, et non les douze Imams chiites, puisque les Imams n’ont pas pu gouverner les gens comme califes. Il existe aussi des narrations affirmant que nous devons suivre ces califes.
Il a été rapporté d’Abdur-Rahman ibn ‘Amr As-Sulami qu’il a entendu Al-‘Irbad ibn Sariyah dire : « Le Messager de Dieu nous adressa un discours émouvant qui fit couler les larmes de nos yeux et fondre nos cœurs. Nous dîmes : “Ô Messager de Dieu, c’est un discours d’adieu. Que nous prescris-tu ?” Il dit : “Je vous laisse sur une voie de clarté dont la nuit est comme le jour. Nul ne s’en écartera après moi, sinon celui qui est perdu. Quiconque parmi vous vivra verra un grand conflit. Je vous exhorte à vous attacher à ce que vous connaissez de ma Sunna et de la voie des califes bien guidés, et à vous y accrocher obstinément. Et vous devez obéir, même si votre chef est un chef abyssin. Car le vrai croyant est comme un chameau avec un anneau dans le nez : où qu’on le mène, il obtempère.” »Sunan Ibn Majah, Ibn Majah, livre de la Sunna, hadith 43
En tant que musulmans, nous sommes obligés de suivre Dieu, le Messager de Dieu et sa Sunna, mais il nous est aussi commandé de suivre la Sunna des « califes bien guidés » après lui. Certains soutiennent que ces califes étaient les califes sunnites comme Abu Bakr, Umar et Uthman, mais ces deux narrations désignent ces « califes bien guidés » par le mot « Mahdis ». Le texte arabe comporte l’expression « وَسُنَّةِ الْخُلَفَاءِ الرَّاشِدِينَ الْمَهْدِيِّينَ », qui se traduit littéralement par « la Sunna des califes bien guidés, les Mahdis ».
Reportez-vous aux liens suivants pour la comparaison de l’original arabe et de l’anglais, afin de constater la tromperie manifeste des savants de l’islam :
https://sunnah.com/mishkat:276
Ces califes bien guidés, les Mahdis, sont les douze dont le Prophète Mohammed a promis la venue pour rendre l’islam triomphant après sa désintégration et sa dégradation par les savants des temps de la fin.
Où le Mahdi, ou Riseur, est-il mentionné dans le Coran ?
Si nous ne trouvons pas les mots « Mahdi » ni « Riseur » dans le Coran, le Coran mentionne néanmoins un homme qui apparaîtrait, qui a un lever, dont le nom correspond au nom de l’un des Mahdis du testament, le Mahdi précis qui apportera au monde la justice et l’équité comme le disent les narrations : il s’agit d’« Abdullah ».
« Et lorsque Abdullah se leva, ils s’attroupèrent presque autour de lui. »Coran, chapitre 72 (Al-Jinn), verset 19
Personne ne s’est présenté en revendiquant le nom d’« Abdullah » mentionné à la fois dans le Coran et dans le testament, tout en se levant comme le Mahdi et Riseur promis de la Famille de Mohammed, hormis Abdullah Hashem Aba Al-Sadiq.
Pourquoi buvez-vous de l’alcool, et pourquoi les femmes ne portent-elles pas le hijab ?
L’alcool était licite depuis le temps d’Adam jusqu’au Prophète Mohammed. De fait, nous voyons que les prophètes buvaient du vin :
Noé plante une vigne et boit du vin :
« Noé, homme de la terre, se mit à planter une vigne. Lorsqu’il en but du vin, il s’enivra et resta découvert à l’intérieur de sa tente. »Bible, livre de la Genèse, chapitre 9, versets 20-21
Jacob apporte du vin à son père Isaac :
« Puis il dit : “Mon fils, apporte-moi de ton gibier à manger, afin que je te donne ma bénédiction.” Jacob le lui apporta, et il mangea ; et il apporta du vin, et il but. »Bible, livre de la Genèse, chapitre 27, verset 25
Jésus change l’eau en vin :
« Jésus dit aux serviteurs : “Remplissez d’eau les jarres” ; et ils les remplirent jusqu’au bord. Puis il leur dit : “Puisez maintenant, et portez-en au maître du banquet.” Ils le firent, et le maître du banquet goûta l’eau changée en vin. »Bible, livre de Jean, chapitre 2, versets 7-9
La preuve que l’alcool n’a pas toujours été interdit se trouve dans le verset relatif au paradis :
« (Voici) une description du paradis promis à ceux qui craignent Dieu ! Il y a là des rivières d’eau jamais corrompue, des rivières de lait dont le goût ne s’altère pas, des rivières de vin délicieux pour ceux qui en boivent, et des rivières de miel pleinement purifié. »Coran, chapitre 47 (Mohammed), verset 15
Si l’alcool existe au paradis, il ne peut pas être impur par nature. Cela signifie qu’il a été interdit pour une raison précise : la débauche et l’ivresse étaient devenues un problème majeur de la vie arabe. Ce type de prohibition était nécessaire pour les purifier.
Quant au hijab, il n’existe aucun verset du Coran qui oblige les femmes à se couvrir les cheveux d’un foulard. Le verset souvent invoqué pour défendre l’obligation du hijab énonce :
« Et que les femmes rabattent leur khimar sur leurs jiyub (ouvertures). »Coran, chapitre 24 (Al-Nur), verset 31
Beaucoup croient que le khimar est un foulard, mais ce n’est pas ce que le mot signifie. Khimar signifie « couverture ». Le verset enjoint aux femmes de couvrir leur poitrine, car leurs robes avaient souvent des ouvertures, ou « poches », qui laissaient voir leurs seins à moins que quelque chose ne soit rabattu pour les couvrir.
Beaucoup trouveront peut-être ces enseignements étranges et contraires à la version dominante de l’islam que nous voyons aujourd’hui. Mais, avec chaque nouvelle alliance, de nouvelles lois l’accompagnent. Dans cette alliance, le Mahdi clarifie et établit les véritables lois de Dieu. Si vous trouvez ces enseignements étranges, sachez que cela accomplit la prophétie du Prophète Mohammed, qui avait annoncé que le véritable islam de Dieu paraîtrait étrange et différent de l’islam pratiqué par les gens.
Le Prophète Mohammed a dit : « L’islam a commencé comme une chose étrangère, et il redeviendra une chose étrangère : heureux donc les étrangers. »Sunan Ibn Majah, livre des Épreuves, hadith 3986
Pourquoi citez-vous la Bible alors que c’est un livre corrompu ?
Le Coran dit très clairement que Dieu a révélé l’Évangile et la Torah :
En vérité, nous avons fait descendre la Torah, dans laquelle il y avait guidance et lumière. Les prophètes qui se soumettaient à Dieu jugeaient par elle pour les juifs, de même que les rabbins et les savants par ce qui leur avait été confié de l’Écriture de Dieu, et ils en étaient témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez-moi, et n’échangez pas mes versets contre un vil prix [un gain de ce monde]. Et quiconque ne juge pas par ce que Dieu a révélé, ceux-là sont les mécréants.Coran, chapitre 5 (Al-Ma’idah), verset 44
Et nous avons envoyé, sur leurs traces, Jésus, fils de Marie, confirmant ce qui l’avait précédé dans la Torah ; et nous lui avons donné l’Évangile, dans lequel il y avait guidance et lumière, confirmant ce qui l’avait précédé de la Torah, comme guidance et enseignement pour les gens de bien.Coran, chapitre 5 (Al-Ma’idah), verset 46
Bien que les livres antérieurs portent un certain degré d’altération et de corruption, cela ne signifie pas que nous devions renoncer entièrement à les lire et à en tirer profit. Le Coran lui-même informe les croyants que, si nous doutons de ce qui a été révélé, nous devons lire les Écritures envoyées avant lui.
« Si tu es dans le doute, [ô Mohammed], au sujet de ce que nous t’avons révélé, interroge ceux qui lisaient l’Écriture avant toi. La vérité t’est certes venue de ton Seigneur : ne sois donc pas de ceux qui doutent. »Coran, chapitre 10 (Yunus), verset 94
Le Coran atteste qu’il est venu confirmer les Écritures antérieures et non les remplacer.
« Et nous t’avons révélé, [ô Mohammed], le Livre [le Coran] en vérité, confirmant ce qui l’avait précédé de l’Écriture et servant de critère sur elle. Juge donc entre eux par ce que Dieu a révélé et ne suis pas leurs penchants, loin de ce qui t’est venu de la vérité. À chacun de vous nous avons prescrit une loi et une voie. Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule nation [unie dans la religion], mais [il a voulu] vous éprouver en ce qu’il vous a donné ; rivalisez donc dans [tout ce qui est] bien. C’est vers Dieu qu’est votre retour à tous, et il vous informera [alors] de ce sur quoi vous divergiez. »Coran, chapitre 5 (Al-Ma’idah), verset 48
Parce que nous croyons à la validité des prophètes et messagers passés et de leurs paroles, nous prenons ce qu’ils ont révélé et nous suivons les guides venus après eux, en notre époque. Le Coran est fait pour être lu comme une trilogie, comme la dernière partie d’une série de livres. C’est pourquoi le Coran mentionne brièvement de nombreux récits de prophètes et de messagers, en attendant que le lecteur connaisse déjà les détails de l’histoire. Certains ne sont même pas pleinement expliqués et ne peuvent se comprendre que sur la base d’une connaissance préalable de la Torah et de la Bible.
Dieu n’a-t-il pas parachevé la religion de l’islam ? Pourquoi le Mahdi viendrait-il la « réparer » ?
Le verset auquel vous vous référez est :
« Aujourd’hui, j’ai parachevé pour vous votre religion, j’ai complété sur vous ma faveur et j’ai agréé pour vous l’islam comme religion. »Coran, chapitre 5 (Al-Ma’idah), verset 3
Ce verset a été révélé après que le Prophète Mohammed a désigné son successeur, l’Imam Ali, à Ghadir Khumm, où le Prophète a dit :
« De quiconque je suis le Mawla/Maître, Ali est son Mawla/Maître. »Jami` at-Tirmidhi, livre 49, hadith 109
L’achèvement de la religion de l’islam passe par le suivi de celui que Dieu a désigné. Quiconque n’obéit pas et ne suit pas l’homme désigné par Dieu est dans une religion incomplète.
Le Messager de Dieu a dit : « Quiconque meurt sans Imam meurt de la mort de l’ignorance. »Musnad Ahmed ibn Hanbal, vol. 28, p. 88-89
Cela signifie que la religion de l’islam n’est pas complète sans un Imam vivant qui puisse l’expliquer. De fait, le Prophète Mohammed a dit :
« Venons-en à notre propos. Ô gens, je suis un être humain. Je suis sur le point de recevoir un messager (l’ange de la mort) de mon Seigneur et, répondant à l’appel de Dieu, (je vous ferais mes adieux) ; mais je laisse parmi vous deux choses de poids : la première est le Livre de Dieu, dans lequel il y a droite guidance et lumière ; attachez-vous donc fermement au Livre de Dieu et tenez-vous-y. » Il nous exhorta (à nous attacher) au Livre de Dieu, puis dit : « La seconde, ce sont les membres de ma maison. Je vous rappelle (vos devoirs) envers les membres de ma famille. »Sahih Muslim, Muslim ibn Al-Hajjaj Al-Naysaburi, livre 44, hadith 55
Une religion avec le livre mais sans l’Imam de la guidance issu des Ahlul Bayt est une religion morte.
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