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Comment débattre avec n’importe quel chiite — et gagner

Texte lu en français

J’ai eu l’occasion de débattre avec des centaines de musulmans chiites. Voici les questions les plus fréquentes et leurs réponses…

Par Husam AlHakim · Traduit de l’anglais

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J’ai eu l’occasion de débattre avec des centaines de musulmans chiites au fil des ans — sur TikTok, sur les réseaux sociaux et à la télévision satellitaire. Voici les questions que presque tout chiite vous posera, accompagnées de leurs réponses :

  1. Il n’y a qu’un seul Mahdi, et c’est Mohammed ibn Al Hassan Al Askari !
  2. Si vous croyez que le Coran est altéré, comment pouvons-nous alors faire confiance au testament ?
  3. Où sont ses miracles, pour que nous puissions croire en lui ? (Le phénomène Yasir Al-Habib)
  4. Où est le Mahdi ? Je veux aller à lui ou le voir !
  5. Qui est le Yamani et comment le reconnaître ?
  6. Qui est le Compagnon d’Égypte ?
  7. Comment croire en votre Mahdi s’il change la jurisprudence du Prophète Mohammed ?
  8. Vous n’êtes pas chiites !

Ces huit affirmations reviennent sans cesse ; traitons-les donc une par une.

1 : Il n’y a qu’un seul Mahdi, et c’est Mohammed ibn Al Hassan Al Askari !

Pour savoir si cette affirmation est vraie ou fausse, nous devons poser au saint Prophète et à sa maison cette question très importante : combien y a-t-il de Mahdis ?

Voyons ce que les Ahlul Bayt ont dit à ce sujet :

1. Dans Bihar Al-Anwar, vol. 53, nous trouvons la porte 30 : « Les califes du Mahdi et ce qui adviendra après lui. »

D’après Abu Basir, il a dit : « J’ai dit à Al-Sadiq Jaafar ibn Mohammed : ô fils du Messager de Dieu, que les prières de Dieu soient sur lui, j’ai entendu de ton père qu’il disait : après le Qaim, il y aura douze Mahdis. Il a dit : il a dit seulement douze Mahdis, et il n’a pas dit douze Imams ; mais ils sont certains de nos chiites qui appellent les gens à nous soutenir et qui connaissent nos droits. »

2. Et plus d’un Mahdi est également mentionné dans le livre Ghaybat Al-Tusi :

D’après Abu Abdullah, dans un long hadith où il a dit : « Ô Abu Hamza : après le Qaim, il y aura onze Mahdis parmi les descendants d’Al-Hussein. »Ghaybat Al-Tusi, Al-Tusi, vol. 1, chapitre 52, hadith 504

Comme vous pouvez le voir, les Ahlul Bayt nous ont historiquement informés qu’il y aurait douze Mahdis après les Imams. Apportons maintenant une preuve de plus de l’existence de ces personnes, dont nous parlerons plus en détail plus loin dans cet article.

3. La preuve la plus importante de l’existence des douze hommes appelés les « Mahdis » est le testament du Prophète Mohammed, le document au sujet duquel le Prophète a dit : « Apportez-moi une plume et du papier, et je vous écrirai un document après lequel vous ne serez plus jamais égarés », dans la narration de la Calamité du jeudi. Cet écrit mentionne clairement les douze Mahdis, comme nous le voyons dans le livre Ghaybat Al-Tusi, où le Prophète dicte son testament à l’Imam Ali :

Le Messager de Dieu dicta son testament jusqu’à parvenir à ce passage, et il dit : « Ô Ali, il y aura douze Imams après moi, et après eux douze Mahdis… Ce sont donc douze Imams, puis il y aura douze Mahdis après lui ; (ainsi, lorsque la mort s’approche de lui) qu’il le remette à son fils, le premier de ceux qui lui sont proches. Il a trois noms : un nom comme mon nom et le nom de mon père, et il est Abdullah et Ahmad, et le troisième nom : le Mahdi ; il est le premier des croyants. »Ghaybat Al-Tusi, Al-Tusi, vol. 1, chapitre 26, hadith 111

Ce testament du Prophète Mohammed n’avait jamais été mentionné auparavant par les savants, malgré son existence. Il constitue pourtant une preuve majeure de la légitimité et de l’infaillibilité des Imams, en soulignant leur désignation divine comme successeurs et guides de la communauté musulmane. Ce devrait être un document important à lire pour tout chiite. Il est pourtant ignoré dans l’islam chiite dominant, parce qu’il affirme de façon indéniable qu’il y a plus d’un Mahdi.

2 : Si vous croyez que le Coran est altéré, comment pouvons-nous alors faire confiance au testament ?

« Le problème, avec l’idée que le testament serait corrompu, c’est qu’il n’y a plus de religion du tout : c’est fini, c’est terminé. Car si le testament est corrompu, cela signifie que personne sur la planète ne sait désormais, ni n’a de moyen de savoir, qui sont les véritables successeurs de Mohammed ; et s’il n’existe aucun moyen d’identifier les véritables successeurs de Mohammed, alors il n’y a aucun moyen pour Dieu de punir quiconque ou de lui demander des comptes légalement, légitimement, justement. »Aba Al-Sadiq

La question centrale tient ici au rôle essentiel du testament, à la fois comme document historique et comme preuve logique.

Le fondement de la religion, contrairement à la croyance commune, ne repose pas uniquement sur un livre matériel incorruptible. Il repose plutôt sur l’événement matériel de la désignation de successeurs divins. Tous les chiites s’accorderaient à dire que le Prophète Mohammed a laissé derrière lui deux choses de poids : le Coran ET ses Ahlul Bayt. Un livre matériel ne suffit pas à servir de guidance à une nation entière.

Chaque prophète a laissé un successeur et l’a publiquement désigné. Sans ce système de succession divine, l’humanité serait laissée dans la confusion. Car il n’y aurait, sans lui, aucun moyen clair de reconnaître les représentants désignés par Dieu. Dès lors, l’absence de désignation divine invaliderait tout le fondement de la responsabilité. Dieu n’aurait plus de moyen équitable de demander des comptes aux hommes. Comment pourrait-il juger des gens qui n’ont aucun moyen de savoir qui est l’Imam ou le messager de leur temps ?

Le Testament représente davantage qu’une lignée ou qu’un document historique : il est le fil qui relie l’humanité directement à la guidance de Dieu. Sans lui, les paroles de Mohammed — « Quiconque meurt sans connaître l’Imam de son temps meurt de la mort de l’ignorance » (Al-Kāfi, volume 1, le cas de ceux qui mourraient sans avoir un Imam parmi les Imams de la guidance, H3) — perdraient tout sens, car cela signifierait qu’il ne nous a pas laissé de moyen véritablement protégé d’identifier un personnage aussi important.

Chaque prophète, à travers l’histoire, a fourni un successeur clair. Dieu a désigné Adam comme son calife devant les anges. Moïse a désigné Aaron, puis Josué. Jésus, dans la tradition chrétienne, a désigné Simon Pierre comme son successeur. De même, Mohammed a sans l’ombre d’un doute identifié l’Imam Ali comme son successeur. Comment ? Par une désignation directe à Ghadeer Khum, mais plus officiellement par le testament. Le testament est le socle même sur lequel repose la succession divine. Sans lui, il ne reste que la confusion.

Le Prophète a garanti que le testament ne pourrait être falsifié, corrompu ni dénaturé. Des traditions des Ahlul Bayt affirment que quiconque revendiquerait faussement le testament subirait un châtiment divin, ce qui empêche effectivement l’égarement.

L’Imam Al-Sadiq a dit : « Cette affaire ne sera revendiquée que par son légitime détenteur, sinon Dieu abrégera son âge. »Al-Kafi, Al-Kulayni, vol. 1, livre 4, chapitre 85, hadith 5

Depuis plus de 1 400 ans, personne n’a osé revendiquer ce titre, à l’exception d’Ahmed Al-Hassan, et personne n’a prétendu être l’« Abdullah » de ce testament, à l’exception d’Abdullah Hashem. Leur position singulière demeure incontestée, préservée de l’erreur, et guide avec certitude ceux qui les suivent.

En faisant confiance au testament, nous faisons confiance à une ligne que l’égarement n’a pas rompue, préservée par la protection de Dieu, et nous savons avec clarté et assurance qui soutenir en ce temps.

3 : Où sont ses miracles, pour que nous puissions croire en lui ?

Quant à ceux qui réclament des miracles, j’ai une simple demande : où la famille du Prophète nous a-t-elle dit de réclamer des miracles au Mahdi pour qu’il fasse ses preuves ?

Je demande au lecteur de méditer un instant sur la nature des miracles. Comment la plupart des gens, qui ne connaissent rien à la magie, feraient-ils la différence entre la magie et les miracles ? C’est impossible à savoir. Cette méthode n’a donc jamais été un moyen d’identifier l’Imam du temps et n’a jamais été mentionnée comme telle…

Le phénomène Yasir Al-Habib

Pour ceux qui ne connaissent pas Yasir Al-Habib, c’est un savant religieux chiite qui a abordé une question au sujet de notre appel dans l’une de ses vidéos en ligne. Dans sa réponse, il a ignoré les preuves de la sainte maison, les signes advenus et bien plus encore. Il a dit ce qui suit dans une vidéo mise en ligne sur YouTube. La vidéo est en arabe, mais voici l’essentiel :

« J’ai ici un bocal rempli de toutes sortes de pièces de monnaie. Nous plaçons ce bocal à l’entrée de la mosquée, et les gens le remplissent. Puis nous donnons cet argent en aumône. Je ne sais pas combien d’argent il contient, et personne dans cette salle ne sait combien il en contient. Alors, que leur Imam appelle tout de suite et nous dise combien d’argent il y a dans le bocal. Et oui, nous voulons savoir combien il y a de chaque pièce — par exemple, combien de pièces de 25 cents y a-t-il dans le bocal ? Puis, devant la caméra, tout de suite, nous ouvrirons le bocal ensemble et nous les compterons en direct à la télévision. S’il a raison, nous croirons tous, et je serai le premier à prêter allégeance. »

Par cette demande, il a prouvé qu’il n’a pas la juste compréhension de la manière d’identifier l’Imam. En quoi ?

Yasir demande à l’Imam de fournir une connaissance de l’invisible et, selon Yasir, savoir combien de pièces se trouvent dans un bocal relève de la connaissance divine. Il croit donc que l’autorité de Dieu appartient à une telle personne, et il est prêt et disposé à prêter allégeance à cet homme. Démontons tout ce raisonnement par une seule question. Gardez à l’esprit qu’une bonne question est la moitié de la réponse : les djinns peuvent-ils accomplir une telle tâche ?

Bien sûr qu’ils peuvent. Les djinns ont des pouvoirs étonnants : ils peuvent faire tomber les gens amoureux, briser des relations, déplacer des objets, voyager vers les cieux et en revenir. Si un djinn peut apporter le trône de Balqis dans le Coran,

« Un djinn puissant répondit : “Je peux te l’apporter avant que tu ne te lèves de ce conseil qui est le tien. Et je suis bien assez fort et digne de confiance pour cette tâche.” »Coran, chapitre 27 (An-Naml), verset 39

… alors la tâche de compter les pièces serait assurément aussi simple que de regarder dans le bocal et de les compter sur place, puis de rire de Yasir Al-Habib et de ceux qui le suivent aveuglément, tandis que lui et ses adeptes prêtent allégeance à un djinn qui leur a donné le nombre de pièces contenues dans son bocal.

Plaisanterie mise à part, concluons simplement par ceci :

« Alors qu’Amir Al-Momineen s’adressait aux gens et disait : “Interrogez-moi avant de me perdre ! Par Dieu ! Vous ne m’interrogerez sur rien du passé ni sur rien à venir sans que je vous en informe !”, Sa’ad ibn Abu Waqas se leva devant lui. Il dit : “Ô Amir Al-Momineen ! Dis-moi combien y a-t-il de cheveux sur ma tête et dans ma barbe ?” Il lui dit : “Mais par Dieu ! Tu m’as interrogé sur une question dont mon ami Rasool-Allah m’avait raconté que tu m’interrogerais à son sujet ; et il n’y a sur ta tête ni dans ta barbe aucun poil sans qu’à sa racine soit assis un Chaytan, et il y a dans ta maison une chèvre qui tuera mon fils Al-Husayn.” Ce jour-là, Umar ibn Sa’ad rampait devant lui. »Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 31 et 44, hadiths 5 et 7

4 : Où est le Mahdi ? Je veux aller à lui ou le voir

Pour les besoins de la discussion, imaginez que je vous donne l’adresse exacte de l’homme en qui nous croyons. Vous réservez votre vol, vous dépensez de l’argent, vous prenez des congés. Vous vous envolez pour le rencontrer, vous arrivez devant sa maison, vous frappez à la porte, et un homme sort vous accueillir. Vous lui dites : « Husam m’a dit que c’est ici que vit le Mahdi. Êtes-vous le Mahdi ? » Et imaginez qu’il réponde : « Oui, c’est moi. »

Que feriez-vous ensuite ? Comment sauriez-vous si cette personne est véritablement le Mahdi ? Votre question suivante serait-elle : « Comment savoir que vous êtes le véritable Mahdi ? » Si c’est le cas, continuez votre lecture.

Ce que je veux dire, c’est que le seul fait de voir physiquement le Mahdi ne vous permettra pas de savoir qu’il est le véritable Mahdi.

Commençons par dire que, si nous prenons nos preuves dans les narrations du Prophète et de sa sainte maison, il n’existe aucune narration affirmant que, lorsque le Mahdi sortira de son occultation, tout œil le verra. En fait, c’est bien l’inverse : nous trouvons des narrations indiquant que deux figures eschatologiques apparaîtront avant le Mahdi, chargées de recueillir pour lui les allégeances des croyants. Explorons cela davantage — enquêtez avec moi, s’il vous plaît.

Les deux personnages des temps de la fin sont : le Yamani et le Compagnon d’Égypte.

5 : Qui est le Yamani et comment le reconnaissons-nous ?

Le Yamani est le compagnon de la plus guidée des bannières, comme le mentionnent les Ahlul Bayt :

« Il n’y a parmi les bannières aucune bannière plus guidée que la bannière du Yamani. C’est une bannière de guidance, car il appelle à votre compagnon. Si le Yamani sort, il est interdit de vendre des armes aux gens et à tout musulman. Et si le Yamani sort, lève-toi pour le rejoindre, car sa bannière est une bannière de guidance. Et il n’est pas permis à un musulman de se détourner de lui : quiconque le fait est des gens de l’Enfer, car il appelle à la vérité et à une voie droite. »Kitab Al-Ghayba, Al-Numani, les signes qui précèdent l’Apparition, hadith 13

La mission du Yamani est d’inviter les gens à la cause de l’Imam. Les narrations le dépeignent comme une figure mystérieuse. Demandez à n’importe quel savant que vous connaissez : « Comment reconnaîtrions-nous le Yamani ? », et vous entendrez certains des arguments les plus faibles attribués à la famille du saint Prophète — des arguments qui manquent de clarté ou de consensus.

Il n’existe aucune indication claire sur la manière de reconnaître le Yamani sans recourir au principe de la connaissance de la preuve de Dieu, que l’Imam Ahmed Al-Hassan, le Yamani, a introduit lorsqu’il est apparu en 1999 comme messager du douzième Imam. Oui, nous croyons que le Yamani est l’Imam Ahmed Al-Hassan, un homme qui a mis au jour le mensonge et préparé la voie pour accomplir la mission de Dieu sur la terre.

6 : Qui est le Compagnon d’Égypte et comment le reconnaissons-nous ?

Le Compagnon d’Égypte est une autre figure des temps de la fin de l’islam chiite : celui qui bâtit la plateforme médiatique du Mahdi.

J’ai entendu le prince des croyants, et il se plaignait tandis que je me tenais à ses côtés : « Je bâtirai une chaire en Égypte, et Damas serait brisée pierre par pierre, et les juifs et les chrétiens seront expulsés de toutes les villes des Arabes, et je conduirai les Arabes avec ce bâton qui est le mien ! » Il (le narrateur) a dit : « Je lui ai dit : “Ô prince des croyants ! C’est comme si tu annonçais que tu vivras ensuite, que tu ne mourras pas !” Il a dit : “Loin de là, ô Abaya ! Tu as pris une autre voie. Cela sera fait par un homme issu de moi.” »Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 53, chapitre 29, hadith 47

Les chaires, en ces temps-là, représentaient les médias, car la chaire était la première source de nouvelles et d’idéologie culturelle. Cela signifie que le Compagnon d’Égypte établirait une plateforme médiatique, exactement comme Aba Al-Sadiq l’a fait. Sa plateforme médiatique va des projets The Arrivals et TADS jusqu’à aujourd’hui, où il exploite deux chaînes satellitaires qui émettent vers l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Europe et des parties de l’Asie. Ces chaînes s’adressent directement au public par des conférences esotériques de l’École des mystères divins, par des débats quotidiens et par des discussions. S’y ajoute une plateforme de réseaux sociaux, qui comprend le magazine que vous êtes en train de lire.

Les narrations présentées plus haut, ainsi que bien d’autres, confirment que l’affaire du Mahdi ne commence pas lorsqu’il sort de son occultation ; elle commence plutôt avec l’apparition de deux figures clés : le Yamani et l’Égyptien. Ils représentent la dawah (invitation ou appel) à prêter allégeance à l’Imam avant son apparition publique. Il est crucial de se sauver de la mort de l’ignorance durant ce temps.

Nous savons par le récit que, lorsque l’occultation majeure du douzième Imam s’achèvera, seules 12 personnes le verront directement, en secret. Ce sont elles que l’Imam charge de se manifester publiquement et d’annoncer la bonne nouvelle de la fin de l’occultation majeure :

Abu Abdullah as-Sadiq a dit : « Al-Qa’im n’apparaîtra qu’après que douze hommes se seront levés et seront d’accord pour dire qu’ils l’ont vu, mais ils seront considérés comme des menteurs. »Kitab Al-Ghayba, Al-Numani, les signes qui précèdent l’Apparition, hadith 58

La véritable réponse à la question « Où est l’Imam ? Je veux aller à lui ou le voir » est donc : connaissez d’abord ces deux personnages, car ils sont le seul moyen, la seule porte et le seul chemin pour atteindre Mohammed fils d’Al-Hassan Al-Askari.

Si vous voulez d’urgence en savoir plus sur le Yamani et sur l’Égyptien, lisez Le Manifeste du Mahdi, qui explique clairement la voie : https://theahmadireligion.org/

Ou regardez les vidéos d’Aba Al-Sadiq sur la chaîne YouTube @TheMahdiHasAppeared :

Comment identifier l’Imam Mahdi

Comment NE PAS identifier l’Imam Mahdi

7 : Comment croire en votre Mahdi s’il change la jurisprudence du Prophète Mohammed ?

Posons d’abord au Prophète Mohammed cette question : « Par quelle voie (sunna) le Mahdi marchera-t-il ? »

La réponse sera assurément : « Par la voie (sunna) des prophètes. » Si quelqu’un vient avec une sunna autre que la leur, il est sans aucun doute un faux trompeur.

Une grande idée fausse partagée par les courants musulmans chiite et sunnite est de croire que le Mahdi, à son apparition, sera d’accord avec les enseignements de leur propre courant. Ils croient aussi que le Mahdi corrigera les autres pour les aligner sur leur manière de vivre l’islam. Par ailleurs, les ismaéliens ont déjà un Imam qui se préoccupe du prochain successeur, ce qui démontre sans doute un manque de protection divine. Prenons connaissance de cette narration si nous ne l’avons pas déjà entendue, et souvenons-nous-en si nous la connaissons :

« …Puis il a dit : “Les juifs se sont divisés, après Moïse, et se sont séparés en soixante et onze courants, dont l’un sera au Paradis et soixante-dix dans le Feu. Et les chrétiens se sont séparés, après Jésus, en soixante-douze courants, dont l’un serait au Paradis et soixante et onze dans le Feu. Et cette communauté se séparera après son Prophète en soixante-treize courants. Soixante-douze courants seraient dans le Feu et un courant serait au Paradis. Et parmi ces soixante-treize courants, treize seraient de ceux qui prétendent être dans notre Wilayah et nous témoignent de l’affection. Douze de ces courants seraient dans le Feu et un courant serait au Paradis. Et soixante courants, parmi le reste des gens, seraient dans le Feu.” »Al-Kafi, Al-Kulayni, vol. 8, les divergences parmi les adeptes de Moïse, hadith 1

Cela dit, lorsque nous revenons au récit historique qui nous est parvenu des sources chiites au sujet du Mahdi, nous constatons qu’il change bien la jurisprudence et qu’il explique pourquoi il prend cette mesure considérable.

« Le Qaim/Riseur se lèvera avec une affaire nouvelle, un livre nouveau et une jurisprudence/règle nouvelle, qui sera dure pour les Arabes. »Kitab Al-Ghayba, Al-Numani, vol. 1, p. 236

Gardez à l’esprit que cela a été rapporté par de multiples sources, comme Abdullah fils d’Atta’, Mohammed fils de Muslim, Asim fils de Humaid Al Hanat et d’autres.

Quant à savoir pourquoi il agit ainsi ?

Abu Abdullah Al-Sadiq a dit : « Il (l’Imam al-Mahdi) agira comme le Prophète a agi. Il abolira tout ce qui a été établi avant lui, comme le Prophète a aboli tout ce qui avait été établi à l’âge préislamique. Il recommencera l’islam à neuf. »Kitab Al-Ghayba, Al-Numani, vol. 1, chapitre 13, hadith 12

La démarche du Mahdi s’accorde avec celle des prophètes et des messagers qui, historiquement, ont mis en œuvre des changements considérables pour certaines raisons. Plutôt que de tenter de réparer un système fondamentalement vicié, il introduit un système neuf. La véritable voie religieuse s’écartera des courants fracturés du passé, devenus irréconciliablement divisés.

Pour qui sait comprendre, l’observation de la fracture sectaire apparemment irréparable au sein de la branche chiite de l’islam conduit à un constat supplémentaire : les récits historiques ont été façonnés par ceux qui détenaient le pouvoir.

Ce constat oblige les chercheurs de vérité à s’interroger sur l’intégrité et l’état intact de la jurisprudence tout au long de l’histoire islamique, complexe et souvent tourmentée. Gardez à l’esprit que, dans des pays comme l’Irak, la Syrie, le Pakistan et d’autres, les morts liées au sectarisme aux XXe et XXIe siècles dépassent peut-être 300 000 à 500 000, enfants, femmes, personnes âgées et jeunes adultes compris. La cause profonde de cette situation tragique peut être attribuée au mépris persistant, par les courants islamiques, des deux choses de poids laissées par le Prophète.

Le Prophète de Dieu a dit : « Il semble que j’aie été appelé et que j’aie accepté l’appel. Je vais vous quitter, mais je laisserai avec vous deux choses de poids, dont l’une est plus grande que l’autre : le Livre de Dieu, qui est une corde tendue des cieux jusqu’à la terre ; l’autre est mon ‘Itrat (ma couronne), ma Maison. Veillez donc et voyez comment vous traiterez ces deux choses après moi. »Uyūn akhbār al-Riḍā, Al-Saduq, vol. 2, hadith 40

Il peut sembler étrange pour un chiite de lire ceci, mais c’est vrai : la sainte maison a quitté les musulmans chiites depuis plus de 1 200 ans. La preuve s’en manifeste dans les opinions divergentes des savants sur des questions importantes, comme la licéité de l’usage des technologies modernes pour déterminer le début du Ramadan. En outre, l’absence de jurisprudence ou de guidance divinement inspirée sur les questions modernes — comme le don d’organes ou l’âge approprié pour qu’un enfant utilise des appareils numériques — souligne l’absence d’un Imam qui fournisse une jurisprudence et des lois divines pour notre âge culturel et technologique.

Dans ces conditions, il est parfaitement raisonnable d’attendre que l’Imam « change » la jurisprudence et mette à jour les lois pour répondre aux réalités modernes. Ainsi, dans un monde qui a en grande partie dépassé l’esclavage, il n’y a nul besoin d’être gouverné par des lois relatives à cette institution ancienne et mourante.

L’Imam ne change pas seulement la jurisprudence ; lisez cette narration avec moi :

Abu Ja’far al-Baqir a dit : « Lorsque le Riseur de la sainte Maison se lèvera, il partagera la richesse à parts égales et gouvernera les gens avec justice. Quiconque lui obéit obéit assurément à Dieu, et quiconque lui désobéit désobéit à Dieu. Il est nommé Mahdi parce qu’il guide vers une affaire cachée. Il prend la Torah et le reste des Livres divins de Dieu dans la caverne d’Antakya (Antioche). Il jugera entre les gens de la Torah par la Torah, entre les gens de la Bible par la Bible, entre les gens des Psaumes (du prophète David) par les Psaumes, et entre les gens du Coran par le Coran. »Kitab Al-Ghayba, Al-Numani, livre 2, chapitre 13, hadith 25

L’Imam gouverne donc les gens selon leur propre jurisprudence : le chrétien par la Bible, le juif par la Torah, et ainsi de suite… mais ceux qui le suivent et croient qu’il est le Mahdi vivront sous une septième et dernière alliance éternelle.

Affirmation 8 : vous n’êtes pas chiites

D’abord, l’affirmation nous est souvent présentée comme une accusation ou comme un désaveu, parfois comme une question ; quoi qu’il en soit, et avec tout le respect dû au lecteur : la prétention d’être chiite ne peut être prise à la légère ni acceptée telle quelle, car le niveau d’un véritable chiite envers Dieu et les Ahlul Bayt est très élevé. Il est dit dans le Coran :

« Et en vérité, parmi ses chiites se trouvait Abraham. »Coran, chapitre 37 (As-Saffat), verset 83

Et la famille de Mohammed explique dans de multiples narrations qu’être chiite n’est pas quelque chose avec quoi on naît, comme une culture ou une religion :

Et un homme dit à Al-Husayn ibn Ali : « Ô fils de Rasool-Allah ! Je suis de tes chiites. » Il dit : « Crains Dieu et ne prétends pas une chose au sujet de laquelle Dieu le Très-Haut te dirait : “Tu as menti et tu t’es emporté dans ta prétention !” Nos chiites sont ceux qui préservent leur cœur de toute tromperie, de toute rancune et de toute corruption. Dis plutôt : “Je suis de ceux qui vous sont attachés et de ceux qui vous aiment.” »Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 65, p. 229

Voici une petite liste de courants qui se revendiquent chiites aujourd’hui :

Chiisme duodécimain (Ithna Ashariyah)

  • Usuli (croyants en la science de l’homme)
  • Akhbari (non-croyants en la science de l’homme)

Chiisme ismaélien

  • Ismaéliens nizârites
  • Ismaéliens mustaliens (par exemple les Dawoodi Bohra, les Sulaymani)

Zaidiyyah (chiisme zaydite)

Alaouites (Nusayris)

Druzes (liés à l’ismaélisme mais distincts de l’islam chiite dominant)

Ordre bektachi (associé au soufisme et à la pensée chiite)

Chacun de ces courants chiites possède des croyances et des pratiques distinctes, qui les différencient les uns des autres. Cette diversité soulève la question de savoir si chacun d’eux peut représenter le véritable islam chiite. Cette prétention devient particulièrement contestable lorsqu’on la considère au regard des calamités répandues qui affectent leurs communautés. La fréquence de tels problèmes au sein de leurs sociétés met en cause leur prétention au titre estimé de « chiites de la sainte maison de Mohammed ».

Par conséquent, chaque fois qu’une personne se dit chiite, nous devons interroger l’authenticité de cette affirmation ; et quel meilleur moyen d’éprouver cette authenticité que d’examiner les croyances que l’on professe et de les comparer aux enseignements de la famille du Prophète Mohammed ?

Après avoir échangé avec des centaines d’adeptes chiites depuis 2015, il est devenu évident que la majorité de la population dite chiite ne sait pas réellement comment reconnaître son Mahdi à son apparition. Cette ignorance généralisée est une calamité majeure, provoquée d’abord par ceux qui se présentent comme des savants et comme de grands signes de Dieu (ayatollahs).

Le Messager de Dieu a dit : il viendra sur les gens un temps où il ne restera du Coran que sa forme et de l’islam que son nom ; ils en porteront le nom alors qu’ils en sont les plus éloignés des hommes ; leurs mosquées seront pleines, mais elles seront vides de guidance ; les juristes de ce temps seront les pires juristes sous l’ombre du ciel ; d’eux la discorde surgira et à eux elle retournera.Al-Kafi, Al-Kulayni, vol. 8, livre 1, hadith 479

Je vous invite donc instamment à chercher et à enquêter par vous-mêmes, plutôt que de vous appuyer sur les savants non pratiquants des temps de la fin. Personne ne peut vraiment nier que nous sommes actuellement dans les temps de la fin, sinon ceux qui ignorent totalement les événements mondiaux. Ces personnes-là prendront bientôt conscience de la réalité de notre situation.

Ainsi, je vous encourage à libérer vos esprits des chaînes des savants religieux non pratiquants.

Je vous remercie de l’application avec laquelle vous avez lu jusqu’ici. Rendez-nous visite sur notre direct TikTok, où j’aurai l’honneur de vous accueillir et de répondre à vos questions, ou visitez notre site et notre page wiki, et surtout suivez la chaîne YouTube @TheMahdiHasAppeared. Cette chaîne propose des conférences, des sermons et des entretiens du Riseur de la famille de Mohammed, la porte de la cité de la connaissance des Ahlul Bayt. Pour d’autres idées fausses et questions au sujet du Mahdi, cliquez ici.