L’un des sujets les plus controversés de l’islam au sujet de la mort du prophète Mohammed (PSL et sa famille) est le Schisme qui naquit peu après. Jusqu’à ce jour, les adhérents de l’islam sont divisés sur la question de savoir si le Prophète avait désigné un successeur après lui, ou s’il avait laissé l’Ummah (la communauté) choisir parmi elle-même un chef. Le monde musulman étant divisé, il est difficile de croire qu’une telle religion, décrite comme « parfaite et complétée », laisse des gens dans la confusion quant à savoir qui est le successeur légitime, et dans la crainte de savoir si croire à l’une des versions plutôt qu’à l’autre voue ou non à la damnation éternelle.
Lorsque nous regardons la religion dans son ensemble, du temps du prophète Adam (PSL) à Mohammed (PSL et sa famille)nous constatons que la religion n’est pas un livre : la religion a toujours été un homme. C’était un homme qui venait établir l’alliance et les lois divines ; ce sont eux à qui les gens se tenaient de peur de s’égarer et de commettre des atrocités contre le seigneur et son peuple. Ce ne fut même pas le choix des anges proches de Dieu qu’Adam (PSL) fût fait Calife sur toute la Terre ou non ; ce fut entièrement le commandement et la décision de Dieu, et ceux qui furent contre cette décision durent en affronter les conséquences, comme Iblis, qui fut expulsé des plans célestes du fait de sa désobéissance envers Dieu au sujet de son Calife désigné, prouvant ainsi que la désobéissance au Calife de Dieu est désobéissance au tout-puissant lui-même.
Supposons maintenant que, lorsqu’il s’agit de quelqu’un qui n’est pas Prophète, le peuple puisse encore choisir ; ou bien est-ce encore le choix de Dieu ? Lorsque nous regardons dans le Coran, nous trouvons les Enfants d’Israël ayant besoin d’un chef, de quelqu’un pour guider leur nation et agir comme représentant de Dieu sur la Terre.
N’as-tu pas considéré l’assemblée des Enfants d’Israël après [le temps de] Moïse, lorsqu’ils dirent à un prophète d’entre eux : « Envoie-nous un roi, et nous combattrons dans la voie d’Allah » ? Il dit : « Ne vous abstiendriez-vous peut-être pas de combattre si le combat vous était prescrit ? » Ils dirent : « Et pourquoi ne combattrions-nous pas dans la cause d’Allah, alors que nous avons été chassés de nos maisons et de nos enfants ? » Mais lorsque le combat leur fut prescrit, ils se détournèrent, excepté quelques-uns d’entre eux. Et Allah connaît les injustes.
Le Saint Coran, chapitre 2 (Al-Baqarah), verset 246
Nous voyons ici que les Enfants d’Israël avaient voulu un roi et étaient allés auprès d’un prophète d’entre eux pour en demander un, qu’il choisirait.
Et leur prophète leur dit : « En vérité, Allah vous a envoyé Saül comme roi. » Ils dirent : « Comment peut-il avoir la royauté sur nous, alors que nous sommes plus dignes de la royauté que lui et qu’il n’a reçu aucune mesure de richesse ? » Il dit : « En vérité, Allah l’a choisi sur vous et l’a accru abondamment en connaissance et en stature. Et Allah donne Sa souveraineté à qui Il veut. Et Allah est Celui qui embrasse tout [en faveur] et qui sait. »
Le Saint Coran, chapitre 2 (Al-Baqarah), versets 246-247
Tout comme les Anges n’eurent pas leur mot à dire dans la décision de savoir qui serait Calife sur la Terre lorsque Dieu avait choisi Adam (PSL), les Enfants d’Israël, dans ce récit, n’ont pas non plus leur mot à dire quant au souverain que Dieu a désigné, que le peuple l’apprécie ou non.
Avant la disparition du prophète Mohammed (PSL et sa famille), Dieu lui avait donné la tâche de délivrer à ses suivants une révélation importante, un message si grand et si important que, s’il n’était pas délivré, ce serait comme si rien de l’islam n’avait été accompli :
Ô Messager, annonce ce qui t’a été révélé de ton Seigneur ; et si tu ne le fais pas, alors tu n’as pas transmis Son message. Et Allah te protégera des gens. En vérité, Allah ne guide pas les gens mécréants.
Le Saint Coran, chapitre 5 (Al-Ma’idah), verset 67
Ce verset fut révélé le jour de Ghadir Khum, un événement que les sunnites comme les chiites ont marqué comme l’un de ses messages les plus vitaux, qui compléta la religion de Dieu à ce moment-là.
Ce jour, j’ai parfait pour vous votre religion et complété Mon bienfait sur vous, et j’ai agréé pour vous l’Islām comme religion.
Le Saint Coran, chapitre 5 (Al-Ma’idah), verset 3
Mais qu’est-ce que le prophète Mohammed (PSL et sa famille) annonça à son peuple ?
Ziyad bin Abi Ziyad a rapporté :
« J’ai entendu Ali bin Abi Talib (PSL) adjurer les gens et dire : “Je vous adjure par Allah : un homme musulman a-t-il entendu le Messager d’Allah (PSL et sa famille) dire ce qu’il a dit le jour de Ghadeer Khumm ? Et douze hommes qui avaient été à Badr se levèrent et témoignèrent.” »
Musnad Ahmed, livre 5, hadith 104
Qu’est-ce que l’Imam Ali (de lui vient la paix) désignait et rappelait aux musulmans ? Regardons les narrations qui tournent autour de cet événement :
Yazid b. Hayyan a rapporté : je suis allé avec Husain b. Sabra et ‘Umar b. Muslim auprès de Zaid b. Arqam et, comme nous étions assis à son côté, Husain lui dit :
Zaid, tu as pu acquérir une grande vertu, car tu as vu le Messager d’Allah (PSL et sa famille), écouté son propos, combattu à son côté dans (différentes) batailles, prié derrière moi. Zaid, tu as de fait gagné une grande vertu. Zaid, raconte-nous ce que tu as entendu du Messager d’Allah (PSL et sa famille). Il dit : j’ai vieilli et j’ai presque épuisé mon âge, et j’ai oublié certaines des choses dont je me souvenais au sujet du Messager d’Allah (PSL et sa famille) ; accepte donc ce que je te raconte, et ce que je ne raconte pas, ne m’oblige pas à le faire. Puis il dit : un jour, le Messager d’Allah (PSL et sa famille) se leva pour prononcer un sermon à un point d’eau connu sous le nom de Khumm, situé entre La Mecque et Médine. Il loua Allah, L’exalta, prononça le sermon et exhorta (les présents) et dit : venons-en à notre propos. Ô gens, je suis un être humain. Je suis sur le point de recevoir un messager (l’ange de la mort) de mon Seigneur et moi, répondant à l’appel d’Allah, (je vous dirai adieu), mais je laisse parmi vous deux choses de poids : l’une est le Livre d’Allah, dans lequel il y a la juste guidance et la lumière ; tenez-vous donc fermement au Livre d’Allah et attachez-vous à lui. Il exhorta (les présents) (à se tenir fermement) au Livre d’Allah, puis dit : la seconde, ce sont les membres de ma maison ; je vous rappelle (vos devoirs) envers les membres de ma famille. Il (Husain) dit à Zaid : qui sont les membres de sa maison ? Ses épouses ne sont-elles pas les membres de sa famille ? Sur quoi il dit : ses épouses sont les membres de sa famille (mais ici) les membres de sa famille sont ceux pour qui l’acceptation de la Zakat est interdite. Et il dit : qui sont-ils ? Sur quoi il dit : ‘Ali et la descendance de ‘Ali, ‘Aqil et la descendance de ‘Aqil, et la descendance de Ja’far et la descendance de ‘Abbas. Husain dit : ce sont ceux pour qui l’acceptation de la Zakat est interdite. Zaid dit : oui.
Sahih Muslim, livre 31, hadith 5920
Ainsi, le prophète Mohammed (PSL et sa famille), dans son sermon, avait demandé à sa communauté de se tenir aux deux choses de poids, le Livre d’Allah et les gens de sa maison ; et cela n’inclut pas les épouses, comme Zaid l’a déclaré dans la narration, mais c’était plutôt l’Imam Ali (de lui vient la paix) et sa descendance.
Juste pour confirmer que les membres de la maison sont exclusivement Ali (de lui vient la paix) et sa famille, nous trouvons aussi dans Sahih Muslim ce qui suit :
‘A’isha a rapporté que l’Apôtre d’Allah (PSL et sa famille) sortit un matin, portant un manteau rayé en poil de chameau noir, et que vint Hassan b. ‘Ali. Il l’enveloppa dessous, puis vint Hussain et il l’enveloppa dessous avec l’autre (Hassan). Puis vint Fatimah et il la prit dessous, puis vint ‘Ali et il le prit aussi dessous, et dit alors :
« Allah ne désire qu’écarter de vous toute impureté, ô gens de la maison, et vous purifier (d’une purification complète) »
Sahih Muslim, livre 31, hadith 5955
Ainsi fut révélé le verset du Coran, chapitre Al-Ahzab verset 33 : c’était pour l’Imam Ali, son épouse et ses deux fils.
Mais quelle portée a le fait de se tenir à l’Imam Ali (de lui vient la paix) ?
Il a été rapporté que Sa`eed bin Wahb et Zaid bin Yuthai’ ont dit :
‘Ali adjura les gens à ar-Rahbah, en disant : quiconque a entendu le Messager d’Allah (PSL et sa famille) parler le jour de Ghadeer Khumm, qu’il se lève. Et (parmi les gens) autour de Sa’eed, six hommes se levèrent, et (parmi les gens) autour de Zaid, six hommes se levèrent, et ils témoignèrent qu’ils avaient entendu le Messager d’Allah (PSL et sa famille) dire à ‘Ali (PSL) le jour de Ghadeer Khumm : « N’est-ce pas Allah qui est plus proche des croyants ? » Ils dirent : si. Il dit : « Ô Allah, si je suis le mawla (maître) d’une personne, alors ‘Ali est aussi son mawla ; ô Allah, prends pour amis ceux qui le prennent pour ami, et prends pour ennemis ceux qui le prennent pour ennemi. » Un hadith semblable à celui d’Abu Ishaq a été rapporté d’‘Amr Dhi Murr, c’est-à-dire de Sa`eed et de Zaid, et il y a ajouté : « et soutiens ceux qui le soutiennent, et abandonne ceux qui l’abandonnent. » Un rapport semblable a été rapporté d’Abut-Tufail, de Zaid bin Arqam, du Prophète (PSL et sa famille).
Musnad Ahmed, livre 5, hadith 377
Ce récit sert de rappel important que Dieu est celui qui choisit ; cet événement de Ghadeer Khumm n’est pas différent de celui où le Prophète issu des Enfants d’Israël avait déclaré que Dieu avait désigné Saül comme leur roi. Et il était un devoir pour les enfants d’Israël d’accepter et d’obéir à celui qui était désigné. Et il en va de même pour l’Ummah musulmane.
Rapporté par Abu Huraira :
Le Messager d’Allah (PSL et sa famille) a dit : « Quiconque m’obéit obéit à Allah, et quiconque me désobéit désobéit à Allah ; et quiconque obéit au souverain que je désigne m’obéit, et quiconque lui désobéit me désobéit. »
Sahih al-Bukhari, vol. 9, livre 89, hadith 251
Et il est clair que l’Imam Ali (de lui vient la paix) est le successeur du prophète Mohammed (PSL et sa famille), car le Prophète avait rendu sa position claire. Et si ce n’était pas assez clair, le Prophète se compara lui-même, avec l’Imam Ali, à 2 prophètes et successeurs antérieurs.
Rapporté par Sa`d :
Le Messager d’Allah (PSL et sa famille) partit pour Tabuk, désignant `Ali comme son adjoint (à Médine). `Ali dit : « Veux-tu me laisser avec les enfants et les femmes ? » Le Prophète (PSL et sa famille) dit : « Ne seras-tu pas satisfait d’être pour moi comme Aaron pour Moïse ? Mais il n’y aura pas de prophète après moi. »
Sahih al-Bukhari, vol. 5, livre 59, hadith 700
Aaron et Moïse (PSE) étaient deux frères qui étaient prophètes. Moïse fut accepté, mais lorsqu’il quitta les enfants d’Israël, ils opprimèrent Aaron. Aaron devait aussi être le successeur, jusqu’à ce que la mort vînt à lui et que Dieu fît succéder Josué après Moïse (PSE).
Mais certains pourraient peut-être objecter que le mot arabe « Mawla » signifie « Ami ». Le fait est qu’il signifie « Maître », et quiconque peut lire et voir le contexte de la situation peut aisément voir que l’Imam Ali (de lui vient la paix) est le Maître de tous les croyants.
Imaginez maintenant être un compagnon du Prophète et vivre la situation : vous êtes dans le désert brûlant du Moyen-Orient, sans climatisation, épuisé, vous êtes sur le chemin du retour d’un pèlerinage religieux ; et soudain la nouvelle vous parvient que vous devez retourner auprès du Prophète parce qu’il a quelque chose de très important à annoncer, et que s’il ne le fait pas, c’est comme s’il n’avait rien accompli pour Dieu au sujet de l’islam. Imaginez maintenant que le message le plus important de l’islam, celui qui mena à l’achèvement de la religion, fût « Ali est mon ami ». Comment vous sentiriez-vous ? Cela valait-il la peine que le Prophète fasse attendre ses compagnons au milieu du désert et rappelle tous les autres musulmans qui étaient sur le chemin du retour, bâtissant un suspense si grand et si puissant autour de la situation, seulement pour entendre : « Cet homme est mon ami » ? Quiconque doté d’un esprit rationnel peut-il vraiment croire cela ? Il n’est pas logique qu’un message qui a complété la religion fût un message qui n’était pas inutile ; et cela si ce qui était visé ici était « Ami » plutôt que « Maître ».
Des compagnons désignent Ali (de lui vient la paix) et le Testament
Et voici maintenant peut-être le point le plus crucial que nous voudrions confirmer : la rédaction du Testament du Messager d’Allah (PSL et sa famille). Dans son testament, il avait dicté que l’Imam Ali (de lui vient la paix) serait son successeur ; et cela avait déjà été suggéré et établi par les compagnons du Prophète (PSL et sa famille), qui en avaient informé Aisha, mais elle les démentit.
Rapporté par Al-Aswad :
En présence de `Aisha, des gens mentionnèrent que le Prophète (PSL et sa famille) avait désigné `Ali par testament comme son successeur. `Aisha dit : « Quand l’a-t-il désigné par testament ? En vérité, lorsqu’il mourut, il reposait contre ma poitrine (ou elle dit : sur mes genoux), et il demanda une cuvette, puis s’effondra dans cet état, et je ne pus même pas percevoir qu’il était mort ; alors quand l’a-t-il désigné par testament ? »
Sahih al-Bukhari, vol. 4, livre 51, hadith 4
Ici donc, l’épouse du Prophète nie qu’un testament ait été écrit ; cependant, si ce qu’elle dit est la vérité, alors nous devons dire que notre propre Prophète ne pratique pas ce qu’il prêche. Lorsqu’il a ordonné la prière, il a prié ; lorsqu’il a ordonné le jeûne au mois de Ramadan, il a jeûné ; mais, pour quelque raison, lorsqu’il a ordonné la rédaction d’un testament avant la mort, il ne l’aurait pas fait ?
Rapporté par `Abdullah bin `Umar :
Le Messager d’Allah (PSL et sa famille) a dit : « Il n’est permis à aucun musulman qui a quelque chose à léguer de rester deux nuits sans que ses dernières volontés et son testament soient écrits et tenus prêts auprès de lui. »
Sahih al-Bukhari, vol. 4, livre 51, hadith 1
Et dans le Coran il est déclaré :
Il vous est prescrit, lorsque la mort approche [l’]un de vous, s’il laisse de la richesse, [qu’il fasse] un legs pour les parents et les proches selon ce qui est convenable – un devoir pour les justes.
Le Saint Coran, chapitre 2 (Al-Baqarah), verset 180
Si nous revenons à la la traduction arabe, nous trouvons le mot « Wasiyah », qui est le terme arabe pour « Testament » au lieu de « Legs », et le mot « Khairan », qui signifie « Bien » au lieu de « Richesse ». Donc, si vous avez quelque chose de bien à laisser derrière vous, même s’il ne s’agit que d’une parole de conseil, alors il incombe à un musulman de l’écrire avant sa mort.
Puisque le Coran est un bien, certains ont soutenu que son testament était le Coran ; mais est-ce vrai ?
Ibn ‘Abbas rapporte :
Lorsque l’Apôtre d’Allah était sur son lit de mort et qu’il y avait dans la maison quelques personnes, parmi lesquelles ‘Umar bin Al-Khattab, le Prophète dit : « Venez, laissez-moi vous écrire une déclaration après laquelle vous ne vous égarerez pas. » ‘Umar dit : « Le Prophète délire et vous avez le Coran ; le Livre d’Allah nous suffit donc. » Les gens présents dans la maison divergèrent et se querellèrent. Certains dirent : « Approchez, afin que le Prophète puisse vous écrire une déclaration après laquelle vous ne vous égarerez pas », tandis que les autres dirent comme Umar avait dit. Lorsqu’ils provoquèrent un tumulte et des cris devant le Prophète, l’Apôtre d’Allah dit : « Allez-vous-en ! » Rapporté par ‘Ubaidullah : Ibn ‘Abbas avait coutume de dire : « Il fut très malheureux que l’Apôtre d’Allah ait été empêché d’écrire cette déclaration pour eux à cause de leur désaccord et de leur bruit. »
Sahih al-Bukhari, vol. 1, livre 3, hadith 114
Et dans le Livre de Sulaym, qui est l’un des plus anciens livre de recueil de narrations et le plus accepté par les adhérents chiites :
J’ai entendu Salman dire : j’ai entendu Ali PSL dire, après que cet homme (Umar) eut dit ce qu’il a dit et eut irrité le Messager d’Allah PSL et sa famille et repoussé le papier : ne demandons-nous pas au Messager d’Allah (PSL et sa famille) ce qu’il voulait écrire sur le papier, et que, s’il l’avait écrit, personne ne se serait égaré et deux hommes n’auraient pas divergé !?… »
Livres de Sulaym Ibn Qais Al-Hilalli
Nous pouvons voir ici que le Coran n’était pas le Testament du prophète Mohammed (PSL et sa famille) ; car si c’était son testament, alors il n’aurait pas rassemblé des gens autour de son lit de mort pour leur dire d’écrire autre chose que le Livre d’Allah SWT, afin que personne ne s’égare après son départ. Si Umar avait raison de dire que « le Livre d’Allah nous suffit », alors comment expliquons-nous les dizaines et les dizaines de sectes qui apparurent ensuite ? Comment expliquons-nous les différentes interprétations des versets et des chapitres du Coran, au sujet desquelles les musulmans d’aujourd’hui se maudissent les uns les autres ? Si le Livre d’Allah SWT suffisait vraiment, alors toutes ces sectes et ces écoles de pensée n’existeraient pas en premier lieu…. Donc, clairement, il ne suffit pas ; et s’il est vrai que le prophète Mohammed (PSL et sa famille) a été empêché d’écrire ses dernières volontés et son testament, alors nous sommes condamnés à choisir et à deviner quelle est la vérité. Mais toute louange est due à Dieu, car le testament a été protégé et nous est parvenu jusqu’à ce jour.
Le Saint Testament
Le prophète Mohammed (PSL et sa famille), la nuit de sa mort, dit à Ali bin Abi Talib (de lui vient la paix) :
« Ô Père d’Al-Hassan, apporte-moi une plume et du papier », et il dicta son testament jusqu’à ce qu’il en vînt à un endroit où il dit : « Ô Ali, il y aura douze Imams après moi, et après eux il y aura douze Mahdis. Toi, ô Ali, tu es le premier des douze Imams. Dieu t’a nommé dans Ses cieux Ali al-Mortada, le Prince des Croyants, le Grand Véridique, le Brillant Discriminateur entre la vérité et le mensonge, le fidèle, et le Mahdi (le bien guidé). Ces noms ne peuvent être véritablement attribués à un autre que toi. Ô Ali, tu es mon successeur sur ma famille, ses vivants et ses défunts, et sur mes femmes. Celle que tu confirmeras me trouvera demain, et celle que tu rejetteras, je suis innocent d’elle. Je ne la verrai pas et elle ne me verra pas au Jour de la Résurrection. Et tu es le vice-gérant (Khalifa) sur ma nation après moi. Si Dieu te reçoit, remets-le à mon fils al-Hassan, le très bénéfique. Puis si Dieu le reçoit, qu’il le remette à mon fils al-Hussein, le martyr, le pur, l’assassiné. Puis si Dieu le reçoit, qu’il le remette à son fils, le maître des adorateurs, Ali. Puis si Dieu le reçoit, qu’il le remette à son fils, Muhammed al-Baqir. Puis si Dieu le reçoit, qu’il le remette à son fils, Jafar al-Sadiq. Puis si Allah le reçoit, qu’il le remette à son fils, Musa al-Khathum. Puis si Dieu le reçoit, qu’il le remette à son fils, Ali al-Retha. Puis si Dieu le reçoit, qu’il le remette à son fils Muhammad, le digne de confiance, le pieux. Puis si Dieu le reçoit, qu’il le remette à son fils Ali, le conseiller. Puis si Dieu le reçoit, qu’il le remette à son fils al-Hassan, le vertueux. Puis si Dieu le reçoit, qu’il le remette à son fils, Muhammad, le Préservateur de la sainte descendance de Muhammad PSE. Ceux-là sont les douze Imams. Après lui il y aura douze Mahdis. Si donc Dieu le reçoit, qu’il le remette à son fils, le premier des proches. Il a trois noms, l’un comme le mien et celui de mon père : Abdullah, Ahmed, et le troisième nom est al-Mahdi, et il est le premier des croyants. »
Ghaybat al-Toosi, p. 150. Bihar al-Anwar, volume 53, p. 147
Voilà le Testament du prophète Mohammed (PSL et sa famille). Il protège de l’égarement, parce qu’après sa mort nous saurions vers qui nous tourner. Et le premier vers qui nous devons nous tourner est l’Imam Ali (de lui vient la paix) ; le testament prouve la succession de l’Imam Ali (de lui vient la paix), et il prouve la succession d’Ahmed et d’Abdullah dans le testament, le chef des Bannières Noires de l’Orient, l’Imam Ahmed Al-Hassan (de lui vient la paix), et son fils le Qaim de la famille de Mohammed, Abdullah Hashem Aba Al-Sadiq (de lui vient la paix).
À ceux qui doutent du Testament, nous vous lançons ce défi : apportez un autre Testament du prophète Mohammed (PSL et sa famille). Si vous dites qu’il n’y a pas de Testament, alors vous admettez que le prophète Mohammed (PSL et sa famille) a laissé sa nation aux loups et dans l’égarement complet. Et si vous croyez qu’il a dû de laisser un testament, alors celui-ci est le seul complet que vous trouverez.
« Il est rapporté par Barā’ bin ‘Āzib : nous étions en voyage avec le Messager d’Allāh (PSL et sa famille). (En chemin) nous séjournâmes à Ghadīr Khum. Là, il fut annoncé que la prière allait être accomplie. L’espace sous deux arbres fut nettoyé pour le Messager d’Allāh (PSL et sa famille). Puis il accomplit la prière du zuhr (midi) et, tenant la main d’Ali, i l dit : Ne savez-vous pas que je suis même plus proche que les vies des croyants ? Ils dirent : comment non ! Il dit : Ne savez-vous pas que je suis même plus proche que la vie de chaque croyant ? Ils dirent : comment non ! Le rapporteur di t qu’il dit en tenant la main d’‘Alī : celui qui m’a pour maître a ‘Alī pour maître. Ô Allāh ! Sois l’ami de celui qui est son ami (celui d’‘Alī) et sois l’ennemi de celui qui est son ennemi.
Le rapporteur dit qu’après cela ‘Umar bin alKhattāb rencontra ‘Alī (de lui vient la paix) et lui dit : ô Ibn Abī Tālib ! Félicitations, tu es devenu le maître de chaque croyant et croyante, matin et soir (pour toujours). »
Musnad Ahmed volume 4, p. 281 (version arabe) ; Ahmad bin Hambal l’a rapporté de Barā’ bin ‘Āzib par deux chaînes de transmission différentes dans al-Musnad (4:281) ; Ibn Abī Shaybah, al-Musannaf (12:78 # 12167) ; Muhib Tabarī, Dhakhā’irul-‘uqbā fī manāqib dhawī al-qurbā (p. 125), ar-Riyād-un-nadrah fī manāqib-il-‘ashrah (3:126, 127) ; Hindī, Kanz-ul-‘ummāl (13:133, 134 # 36420) ; Ibn ‘Asākir, Tārīkh Dimashq al-kabīr ; (5:167, 168) ; Ibn Athīr, Asad-ul-ghābah (4:103) ; et Ibn Kathīr dans ; al-Bidāyah wan-nihāyah (4:169 ; 5:464).
Ahmad bin Hambal, dans son livre Fadā’il-us-sahābah (2:610 #1042), a ajouté les mots suivants dans la tradition rapportée au sujet de ‘Umar bin al-Khattāb.
Le prophète Mohammed (PSL et sa famille) a dit :
(Ô Allāh !) Sois l’ennemi de celui qui est son ennemi (celui d’‘Alī), et aide celui qui l’aide, et aime celui qui l’aime. Shu‘bah dit que le Prophète () dit à sa place : « Porte de la malveillance envers celui qui porte de la malveillance envers (‘Alī). »
Manāwī a écrit dans Fayd-ul-qadīr (6:217) que, lorsque Abū Bakr () et ‘Umar () eurent entendu la parole du Prophète — celui qui m’a pour maître a ‘Alī pour maître —, ils dirent à ‘Alī () : ô fils d’Abū Tālib ! Tu es devenu le maître de chaque croyant et croyante, matin et soir (pour toujours). »
Dhahabī a dit dans Siyar a‘lām-in-nubalā’ (2:623, 624) qu’‘Umar prononça les mots :
هنيئا لك يا علي!
Ô ‘Alī ! Félicitations.
Voici d’autres narrations mentionnant que l’Imam Ali (de lui vient la paix) sera désigné.
Il a été rapporté que Sa`d bin Waqqas a dit :
« Mu`awiyah vint lors de l’un de ses pèlerinages, et Sa`d entra auprès de lui. Ils mentionnèrent `Ali, et Mu`awiyah le critiqua. Sa`d se mit en colère et dit : “Dis-tu cela d’un homme au sujet duquel j’ai entendu le Messager d’Allah (PSL et sa famille) dire : ‘Si je suis le maître d’une personne, `Ali est aussi son maître.’ Et je l’ai entendu dire : ‘Tu es pour moi comme Harun était pour Musa, sauf qu’il n’y aura pas de Prophète après moi.’ Et je l’ai entendu dire : ‘Je donnerai la bannière aujourd’hui à un homme qui aime Allah et Son Messager.’”
Sunan ibn Majah 121
Il est très courant que les sunnites traduisent les mots « مَنْ كُنْتُ مَوْلاَهُ فَعَلِيٌّ مَوْلاَهُ » par « Si je suis l’ami proche d’une personne, `Ali (de lui vient la paix) est aussi son ami proche », alors que le mot arabe « مَوْلَاهُ » mawla signifie tuteur, protecteur et maître, non serviteur.
Rapporté par Anas bin Malik :
« Il y avait un oiseau auprès du Prophète (PSL et sa famille), et il dit : “Ô Allah, envoie-moi la plus aimée de Tes créatures pour manger cet oiseau avec moi.” Alors ‘Ali vint et mangea avec lui. »
Jami` at-Tirmidhi 3721
« Ibn Buraydah l’a attribué à son père : le Messager d’Allāh (PSL et sa famille) a dit : celui qui m’a pour tuteur a ‘Alī pour tuteur. »
Musnad Ahmed volume 5, p. 361 (version arabe)
Et il y a de nombreuses autres narrations, trop nombreuses pour être nommées, et que l’on peut trouver dans ce lien :
https://www.mediafire.com/file/3ieolsy0lkwkm5a/ghadir-declaration_1.pdf/file
Ce document est réalisé par Muhammad Tahir-ul-Qadri, qui est un savant islamique pakistano-canadien et ancien homme politique, qui a fondé Minhaj-ul-Quran International et le Pakistan Awami Tehreek, et a figuré dans chaque édition de The 500 Most Influential Muslims depuis sa première édition en 2009.
Dans ce document, il prouve, par les livres et les narrations des Ahlul Sunnah, que le prophète Mohammed (PSL et sa famille) a déclaré qu’Ali est le maître des croyants.