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Tribune : pourquoi tout musulman devrait croire en cette religion

Texte lu en français

« L’humanité est perdue. La miséricorde est absente. La justice manque — jusque dans les aspects les plus simples de notre vie quotidienne. »

Par Soha Alsukour · Traduit de l’anglais

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Au milieu du vacarme chaotique qui domine le monde — et qui touche tous les aspects de la vie —, il n’est presque plus un endroit sur terre épargné par le désordre endémique, l’ignorance, la corruption et l’injustice. En l’absence de justice divine, et dans la course frénétique après des solutions fabriquées par les hommes dans l’espoir du salut, de la paix et de la stabilité, nous nous enfonçons toujours plus profondément dans un vaste bourbier de ténèbres et d’oppression.

Nous sommes totalement incapables de nous sauver nous-mêmes, perdus et vacillants au fil d’innombrables tentatives, pour ne récolter que les fruits amers de nos choix égarés. Mais au milieu de tout cela, une voix résonne à nos oreilles et pénètre nos esprits, pressant tout être rationnel et conscient de s’arrêter et de demander : où est Dieu dans tout cela ?

Ne devrions-nous pas cesser d’errer sans but et écouter plutôt la voix de Dieu et Son plan ? Où se manifeste-t-il sur la terre ? N’est-il pas temps de reconnaître et d’admettre notre incapacité à gouverner ce monde vers l’équilibre, la justice et la paix ? N’est-il pas temps de réfléchir à la raison pour laquelle nous sommes dans une telle perdition et une telle confusion ? Nous sommes-nous jamais demandé ce que nous avons fait, ou ce que nous avons négligé, pour en arriver à cet état misérable ?

Nous avons été créés en ce monde pour connaître Dieu. C’est la finalité fondamentale de notre création. Chacun devrait donc aujourd’hui se tenir devant lui-même et se demander : ai-je accompli le but pour lequel j’ai été créé ? Ai-je vraiment connu Dieu et L’ai-je adoré comme Il veut l’être, et non comme je le veux ? Ai-je suivi le plan de Dieu pour parvenir au but, qui est de Le connaître ?

Quand Dieu a fixé la finalité de notre création — Le connaître —, Il a aussi tracé un plan pour y parvenir. Il ne nous a pas laissés perdus, sans guidance. Il nous a donné des messagers et nous a ordonné de leur obéir, afin que nous marchions dans la voie de Dieu et atteignions le but. Comme Il l’a dit dans le Livre saint :

« Ô vous qui avez cru ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité… »Coran, chapitre 4 (An-Nisa), verset 59

Nous sommes-nous aussi demandé : avons-nous vraiment suivi les messagers de Dieu, venus nous guider sur le chemin d’Allah ? Ou bien nous en sommes-nous détournés, nous sommes-nous révoltés contre eux et nous sommes-nous crus plus savants, plus sages et mieux guidés qu’eux — en nous fiant à notre propre entendement et en marchant seuls sur des chemins tortueux, loin du plan de Dieu ?

À travers toute l’histoire humaine — d’Adam jusqu’à aujourd’hui —, le message de tous les prophètes et messagers a été le monothéisme et l’établissement de la justice de Dieu, par l’État divin des fils d’Adam, l’État de la justice divine. C’est précisément cette mission qui a valu à tous les prophètes et messagers d’être tués : parce qu’ils se sont dressés contre les tyrans assis sur les trônes du pouvoir.

L’affaire n’est donc pas seulement spirituelle avec les prophètes : c’est une bataille de trônes. D’un côté, il y a le trône de Dieu, représenté par Ses successeurs élus — ceux que Dieu a désignés pour gouverner et administrer les affaires humaines. De l’autre, il y a l’usurpateur, celui qui s’est révolté contre la volonté de Dieu : Iblis (Satan), qui a refusé le choix divin d’Adam comme gouvernant divinement désigné. Iblis a dit :

« Je suis meilleur que lui. Tu m’as créé de feu, et Tu l’as créé d’argile. »Coran, chapitre 38 (Sad), verset 76

Ainsi, le premier péché de la création fut l’envie et l’arrogance. Et c’est ainsi qu’a commencé le parcours de l’humanité : Dieu envoie des prophètes, et Iblis les tue, tentant de prouver qu’il mérite davantage le commandement. Iblis demanda un répit à Dieu pour faire valoir son point de vue :

« Il dit : “Mon Seigneur, accorde-moi un répit jusqu’au jour où ils seront ressuscités.” Il dit : “Tu es de ceux à qui un répit est accordé, jusqu’au jour du terme connu.” »Coran, chapitre 38 (Sad), versets 79-80

Mais nous sommes-nous jamais demandé — ou avons-nous demandé aux Ahlulbayt — ce qu’est ce « terme connu » ?

En vérité, ils y ont répondu dans de nombreuses traditions. Parmi elles, une tradition de l’Imam Ja’far Al-Sadiq, qui a dit :

« Le “terme fixé” est le jour de l’avènement du Qa’im. Quand Dieu le fera paraître, il se trouvera dans la mosquée de Koufa. Iblis dira : “Malheur à moi, à cause de ce jour !” Puis il se mettra à errer sur la terre. La voie lui sera fermée. Il ira trouver certains de ses partisans, qui lui diront : “Qu’as-tu donc ? Tu as perdu les gens !” Il répondra : “Cet homme est apparu.” Alors Dieu, le Tout-Puissant, enverra les compagnons du Qa’im, qui s’empareront de lui. Il sera amené au rocher (al-Safa) et sa nuque y sera tranchée. »

Le « terme fixé » est donc la Journée de l’avènement du Qa’im

Mais avons-nous demandé à Mohammed et à la famille de Mohammed : comment reconnaissons-nous le Qa’im, celui qui tuera Iblis à la fin des temps ?

Oui, ils y ont aussi répondu par de nombreuses traditions. Parmi elles, une de l’Imam Ja’far Al-Sadiq, qui a dit :

« Celui qui a la charge de cette affaire se reconnaît à trois traits qui ne se trouvent chez nul autre : il est le premier à appeler au testament (wasiyyah), il aura avec lui l’arme du Messager d’Allah (sur lui la paix), et avec lui seront la sérénité et la dignité. »Basa’ir al-Darajat, Cheikh Muhammad ibn Al-Saffar, p. 202

La loi divine de reconnaissance du Qa’im est donc claire : il doit apporter les signes divins de la preuve (hujjah) — le testament, la bannière et la connaissance des matières profondes.

Ce prétendant à l’affaire doit donc posséder ces qualités. Peut-être l’un de nous poserait-il une autre question : qui nous garantira cette affaire ? Et comment pouvons-nous être sûrs qu’un faux prétendant ne se présentera pas ? Après tout, nous en voyons beaucoup aujourd’hui affirmer : « Je suis le Mahdi de ce temps ! »

Ici encore, nous revenons à la famille de Mohammed, et nous vérifions une fois de plus : y a-t-il de votre part une garantie pour le véritable prétendant ? Qu’aucun menteur ne se présentera en usant des mêmes preuves et de la même loi divine ?

La réponse : oui, assurément.

Car la question de la succession et du gouvernement est l’une des plus cruciales que Dieu ait pris soin de préserver, comme l’ont fait les prophètes et les messagers, puisque la finalité ultime de notre création ne peut s’accomplir que par les gouvernants désignés par Dieu.

Qu’ont donc dit les Ahlulbayt à ce sujet ? L’Imam Ja’far Al-Sadiq a dit :

« Le testament est une protection contre l’égarement ; nul ne le revendique sinon celui à qui il revient de droit, et si un autre le fait, Dieu abrégera sa vie. »Al-Kafi, Al-Kulayni, vol. 1, p. 372

Dieu a donc garanti la préservation de cette affaire. Un menteur ne peut pas se présenter avec une telle revendication et être autorisé par Dieu à égarer les gens. C’est improbable : si un tel menteur se levait et revendiquait faussement cette affaire, c’est Dieu Lui-même qui s’est chargé d’abréger sa vie et de nous en délivrer.

Voyez à quel point Dieu se soucie de préserver cette affaire. Il nous a épargné l’inquiétude, le doute et la crainte de ce qu’il faudrait faire si un menteur se levait — Il dit : ne vous inquiétez pas, je m’en occuperai, j’abrégerai sa vie. Quelle excuse nous reste-t-il donc devant Dieu, Son Messager et Ses élus ?

Dieu nous a défini la finalité de notre création. Il a tracé le chemin que nous devons suivre pour l’atteindre. Il nous a désigné le messager, le guide et le chef sur ce chemin. Il a préservé les guides et les Mahdis de cette voie. Et Il a garanti que, si nous nous y tenons fermement, nous ne nous égarerons pas et nous parviendrons à Dieu.

Qu’attendons-nous donc ? De quoi avons-nous peur ? Quel obstacle se dresse aujourd’hui sur votre chemin, après avoir cru en celui qui revendique cette affaire selon la loi divine ?

Ne vous demandez-vous pas : si tous les signes de l’apparition du Qa’im se sont accomplis, et si toutes les preuves que les Ahlulbayt nous avaient dit devoir le désigner ont été présentées — et si nous croyons vraiment en Dieu et en Mohammed et nous tenons fermement à leurs paroles et à leur voie —, que craignons-nous donc à le suivre ?

Ne croyons-nous pas être du nombre des sincères ? Dieu le Tout-Puissant n’a-t-Il pas dit dans Son saint Coran, rapportant les paroles d’Iblis :

« Par Ta puissance ! Je les égarerai tous, à l’exception de Tes serviteurs sincères parmi eux. »Coran, chapitre 38 (Sad), versets 82-83

Doutez-vous de vous-même, pensant ne pas être sincère, et craignez-vous de vous égarer ? Ne croyez-vous pas, au fond de vous, que vous désirez vraiment Dieu ?

Répondez-y entre vous et Dieu, et soyez honnête avec vous-même.

Aujourd’hui, le Qa’im de la famille de Mohammed, Abdullah Hashem Aba al-Sadiq, s’est avancé, présentant le testament, la bannière et la connaissance — exactement comme Mohammed et la famille de Mohammed l’avaient annoncé. Quelle excuse reste-t-il donc pour ne pas croire et ne pas confirmer ? Nous vous en laissons la réponse — entre vous et Dieu.

Et pour tous ceux qui souhaitent davantage de preuves, nous présentons la preuve la plus importante de cet appel au format vidéo :