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Top 10 des « enseignements hérétiques » de la Religion ahmadie de la paix et de la lumière

Texte lu en français

Découvrez le top dix des enseignements hérétiques de la Religion ahmadie de la paix et de la lumière qui défient les doctrines traditionnelles, en explorant des croyances controversées qui suscitent le débat dans les milieux religieux.

Par Ailia Muhammad · Traduit de l’anglais

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La Religion ahmadie de la paix et de la lumière est la religion que suivent les partisans du Leveur Abdullah Hashem Aba Al-Sadiq. Et, comme toute religion venue sous une « nouvelle alliance » de Dieu, celle-ci devait elle aussi être un contrat ou un pacte nouveau que Dieu allait signer avec les croyants, en ces Temps de la Fin apocalyptiques où nous vivons.

Mais que nous montre l’histoire au sujet des nouvelles alliances avec Dieu ? Si vous lisez la Bible, vous savez qu’il n’a pas été facile à Jésus d’expliquer aux Enfants d’Israël qu’il était envoyé par Dieu pour établir la nouvelle alliance. Facile à admettre rétrospectivement, certes ; mais les Écritures nous disent combien il fut difficile aux gens d’accepter que la religion familière, héritée de leur ancêtre Moïse, fût en quelque sorte mise à jour. Les temps doivent changer, et la prophétie avertissait les Enfants d’Israël qu’une nouvelle alliance devait venir. Dehors l’ancien, place au nouveau.

Des croyants de l’AROPL lisant Le But du Sage
Des croyants de l’AROPL lisant Le But du Sage

Pourtant, bien qu’elle attendît un changement, la nation à laquelle Jésus était venu prêcher n’a pas accueilli chaleureusement ce qui lui était étranger. Litote, d’ailleurs : c’est précisément parce qu’il prêchait le message nouveau qu’il apportait aux gens que ceux-ci l’ont rejeté et ont fini par le faire arrêter.

C’est un besoin humain : nous avons besoin de changement. Cela fait partie de la survie dans un monde qui évolue vite.

Dieu est censé avoir une infinité de pas d’avance sur nous, et de fait Il les a. Dans sa sagesse, Il a ordonné qu’en cette ère aussi il y ait un messager venu de Lui pour dérouler le tapis rouge d’une nouvelle alliance : une voie meilleure pour les hommes d’aujourd’hui.

Les narrations de l’Imam Jafar Al-Sadiq, successeur du Prophète Mohammed, nous disent exactement cela :

« Si le Leveur se lève, il appellera les gens à un islam nouveau et les guidera vers une affaire qui était perdue et dont les gens s’étaient égarés. En vérité, le Leveur a été appelé Mahdi [un Guide] parce qu’il guide vers une affaire qui était perdue, et il a été appelé Leveur parce qu’il se lève avec la vérité. »Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 51, p. 30

Un islam nouveau ? Voilà un terme révolutionnaire. De quoi mettre le monde sens dessus dessous… et c’est ce qui est arrivé.

De 2021 à aujourd’hui, depuis la publication de l’évangile Le But du Sage, un phénomène mondial a balayé les masses. Cette nouvelle alliance, ce « nouvel islam », était désormais couché par écrit, et les responsables publics à vocation islamique, comme les prétendus gardiens autoproclamés de la religion usurpée du Prophète Mohammed, étaient furieux. La vérité peut être une pilule amère à avaler, et ils ont été ébranlés. Ils ont riposté contre ces idées nouvelles. Et des membres de la foi en ont été les victimes, pour la simple raison qu’ils étaient croyants. Oui, nous vivons parfois dans une dystopie à la 1984 ; et si vous vivez dans un pays dont le gouvernement se dit « islamique » selon sa propre définition inventée, vous avez tout intérêt à faire ce qu’on vous dit. Y compris croire ce qu’on vous dit de croire.

Qu’y avait-il donc, dans Le But du Sage, qui les ait tant offensés ? Nous l’avons lu, et nous avons réuni ce qui nous a paru être le top dix des enseignements « hérétiques » de cet évangile, que les gouvernements soi-disant « musulmans » ne peuvent tout simplement pas tolérer que vous croyiez :

10. Une étoile mal comprise

Logo de l’AROPL portant l’étoile de David
Logo de l’AROPL portant l’étoile de David, symbole de la Septième Alliance

Nous le comprenons : les malentendus arrivent tout le temps. Mais celui-ci est vraiment de taille, car il touche à un homme dont toutes les fois abrahamiques s’accordent à dire qu’il fut un prophète de Dieu : David. Ou, comme on le nomme en islam, Dawud.

David avait une étoile : l’hexagone à six branches formé de deux triangles entrelacés. Cette étoile a été adoptée par les croyants de cet Appel comme symbole de la Septième Alliance, alliance qui dépasse le physique et nous relie au spirituel, c’est-à-dire à l’âme. Une intersection de deux réalités, la promesse de Dieu à son peuple, enfin arrivée.

Nous savons, par les enseignements du Leveur Aba Al-Sadiq, que l’Imam Mahdi hérite des prophètes et des messagers, et cette étoile fait elle aussi partie de cet héritage.

C’est un beau symbole. Une belle idée.

Tout le monde ne partage pas cet avis. Tandis que certains musulmans s’offusquent du fait que cette étoile soit, comme ils disent, « juive »… d’autres affirment qu’elle est satanique.

L’étoile est-elle juive ? David était un prophète dont le peuple était juif, mais il est aussi tenu pour prophète par les chrétiens et par les musulmans. Son étoile, dès lors, ne devrait pas être stigmatisée. Et cette étoile ne devrait assurément jamais être vue comme « sioniste ». C’est un symbole parmi les symboles de Dieu, qui appartenait à l’origine au peuple de Dieu.

Quant à la dire satanique… cela mérite-t-il seulement une réponse ? L’accusation est sans fondement. Traiter de satanique le symbole d’un prophète de Dieu est en soi un blasphème.

Il existe même d’anciens objets et bâtiments islamiques qui représentent l’étoile de David dans leur décor.

En conclusion : c’est le symbole de la Septième Alliance, et une étoile. Pas un motif pour persécuter des gens.

9. Les horaires de prière — 24 h/24, 7 j/7

La dernière fois que Dieu a envoyé une alliance officielle, selon les Écritures, c’était au temps du Prophète Mohammed. Sous son alliance, une certaine forme de prière disciplinaire a été rendue obligatoire pour les gens. Ils devaient se rassembler et prier un certain nombre de fois par jour, d’une certaine manière, avec des récitations précises. C’était très ritualisé et très structuré.

Des musulmans observant les prières quotidiennes traditionnelles

Pourquoi ? Parce que c’était nécessaire.

Ce rituel des cinq prières quotidiennes est vu aujourd’hui comme une part claire et inséparable de l’identité islamique.

Or, comme le Prophète Mohammed et sa famille l’avaient prophétisé, un « islam nouveau » se dévoile. Et la prière, aujourd’hui, est censée être exactement cela : prier Dieu. Lui parler du fond du cœur. Y a-t-il un horaire précis ? Non. En fait, cela devrait être tout le temps. Nous devrions toujours être aussi reliés au divin que possible, dans nos cœurs.

Aba Al-Sadiq rapporte dans Le But du Sage une conversation entre lui-même et l’Imam Ahmed Al-Hassan au sujet de la prière. L’Imam y relève que c’est en réalité ainsi que la « prière » a toujours été pour les prophètes d’autrefois, et que la forme disciplinaire et ritualisée fut imposée pour un temps donné, en raison de l’état des gens.

Lever cette contrainte est un bon signe. Cela signifie que Dieu attend de nous que nous puissions l’atteindre en adultes qui savent comment l’atteindre, sans porter au cou cette chaîne d’horaires et de structures. Et pourtant, alors qu’il s’agit manifestement d’une mise à jour du système, les gouvernements musulmans extrémistes et les savants à la tête dure s’en offusquent au plus haut point et y voient un motif d’arrestations, de coups et même d’emprisonnement des membres de cette religion.

En conclusion : la prière à Dieu doit être une conversation sincère, du fond du cœur. Ce n’est plus un acte rituel obligatoire, mais une relation.

8. Le hijab non obligatoire — la vérité dévoilée

Le hijab est devenu une idée très explosive à l’époque moderne. Avec, d’un côté, des interdictions du choix de le porter imposées dans certains pays, comme la France ; et de l’autre, des gouvernements extrémistes comme ceux de l’Iran et de l’Afghanistan qui battent des femmes à les laisser pour mortes (et, dans certains cas, les tuent effectivement) parce qu’elles ne le portent pas « correctement ».

Foulard islamique traditionnel

Le couvre-chef féminin est passé du statut de vêtement religieux à celui de symbole religieux, puis à celui d’arme politique. Est-ce là ce qu’était authentiquement le hijab depuis le début du message de Mohammed ? Il s’avère que non. Aba Al-Sadiq a rendu tout à fait clair, avec tous les faits et toutes les preuves nécessaires, que le hijab ne fait pas partie de cette nouvelle alliance — et que, de fait, il n’a jamais fait partie d’aucune des alliances de Dieu avec son peuple. Couvrir les cheveux n’a jamais été un commandement de Lui, et le Saint Coran ne le mentionne même pas comme nécessaire.

Fait fascinant, et écarté maladroitement par des savants de religion qui n’ont aucun argument réel contre des preuves concrètes. C’est une réalité malheureuse, mais des femmes membres de la foi, en particulier dans des pays comme l’Iran et l’Afghanistan, ont été sévèrement punies par les autorités pour avoir défendu ces idéaux. De l’attachement et du gavage forcé de médicaments antipsychotiques jusqu’à l’emprisonnement dans des conditions inhumaines. Tout cela pour avoir dit que Dieu n’a jamais exigé que nous cachions nos cheveux. En quoi est-ce blasphématoire ?

En conclusion : le foulard est un choix vestimentaire. On peut choisir de le porter ou non. Ce doit être la décision de la femme, pas celle du gouvernement.

7. Jeûner en hiver — vivre l’esprit du Ramadan

Celle-ci est une « hérésie » fascinante : saviez-vous que les musulmans observent aujourd’hui un calendrier lunaire ? On leur fait croire que le Prophète Mohammed a établi un calendrier lunaire, alors qu’il ne l’a jamais fait. Une recherche rapide vous montrera qu’il n’a jamais établi de calendrier lunaire et qu’il a toujours suivi un calendrier solaire.

Pourquoi est-ce important ? Parce que cela signifie que les mois étaient toujours stables, fixés en place. Ils ne se décalaient pas, contrairement aux mois d’un calendrier lunaire. C’est pourquoi les calendriers lunaire et solaire ont des mois qui ne peuvent pas être synchronisés. Selon le calendrier solaire, les mois sont fixés en place. Cela signifie que le Ramadan, mois très important du calendrier islamique, est lui aussi toujours fixe. Et il est fixé en décembre de chaque année.

Ramadan musulman

C’est vu comme un problème majeur par certains gouvernements à vocation islamique. Pourquoi ? Parce que cela signifie que, lorsqu’ils estiment chez eux que c’est le Ramadan selon un calendrier lunaire que le Prophète n’a authentiquement pas cautionné, ils considèrent comme contraire à la loi de manger ou de boire dans les lieux publics. Il y a des conséquences à le faire — sans parler des réactions extrêmes et hostiles des citoyens musulmans de cet État. Il est arrivé maintes fois que quelqu’un soit agressé pour avoir bu une gorgée d’eau un jour qu’ils tiennent pour jour de jeûne.

En conclusion : le calendrier a toujours été solaire ; le Ramadan est donc un mois fixe, et il a toujours lieu en décembre.

6. L’alcool est permis — de nouveau.

Il n’a pas toujours été tenu pour interdit. Le Prophète Mohammed a ordonné qu’il soit complètement prohibé après que la nation eut manifesté de façon répétée des comportements discourtois et antisociaux sous son emprise. C’était une société sans loi, sans structure. Il était venu redresser leur manière de vivre, et un état d’ivresse constant n’est guère propice à ce but.

Dans sa sagesse, il a posé la loi interdisant l’alcool — tout en promettant des fleuves de vin au paradis.

Un verre de vin rouge

Le vin n’est pas une nouveauté dans l’alliance de Dieu. On a vu Jésus changer l’eau en vin, et Noé avait une vigne où il cultivait du raisin pour en faire du vin. Le monde a été mis à genoux en 2019-2020 par le Covid-19, et partout sur le globe les gens se frottaient fiévreusement la peau avec des gels hydroalcooliques. Non-musulmans comme musulmans.

L’alcool est un purificateur. Il a ses bienfaits, et peut être détourné s’il est mal employé. Dieu, dans cette nouvelle alliance, a ordonné qu’il soit de nouveau permis d’en boire, si l’on en use avec mesure. De fait, dans Le But du Sage, Aba Al-Sadiq relève que des Imams de la lignée du Prophète Mohammed appelaient le vin « Abd Al-Noor », ce qui se traduit par « le serviteur de la lumière ». Le vin est censé contenir en lui de la lumière, comme le fruit dont il est issu, et cette lumière est spirituellement censée être d’un grand bienfait pour les croyants.

Comme on peut l’imaginer, les musulmans s’offusquent vivement de cette idée. Ironiquement, ils la jugent impure — (ont-ils lu la composition de leurs gels hydroalcooliques et de leurs parfums ?)

Est-ce une idée nouvelle pour eux ? Bien sûr que oui, et la stupeur de voir l’interdit devenir permis est bien compréhensible. Mais c’est là l’idée même d’un « islam nouveau » : il ne ressemblera pas à l’ancien.

En conclusion : lever son verre ensemble, c’est bien… avec mesure.

5. Le Saint Coran — révision et mise à jour requises

Oui, telle est la réalité malheureuse. Le Saint Coran, tout en étant un livre qui contient la révélation de Dieu, n’est pas exempt à 100 % de corruption. Cette perspective n’est pas seulement celle des croyants de l’Appel d’Aba Al-Sadiq : elle est aussi clairement documentée dans les sources historiques de l’histoire islamique. Ces sources sont accessibles au public et référencées dans Le But du Sage.

Un musulman lisant le Coran

Pourtant, bien que les preuves viennent de sources islamiques, des gouvernements islamiques se sont vivement offusqués de cette idée et ont décidé de riposter en affrontant des membres de la foi, dans des pays comme l’Algérie, le Maroc et l’Irak, avec hostilité et violence.

En conclusion : les livres sont modifiés tout le temps. Le Coran ne fait pas exception. Le véritable message du Coran est avec l’homme que Dieu envoie comme messager.

4. La Sainte Kaaba — mauvais emplacement

Alarmant, mais vrai : historiquement, il n’existe aucune preuve concrète que la Sainte Kaaba se trouve en Arabie saoudite ! Elle ne correspond tout simplement à aucun des repères mentionnés comme appartenant à la zone où la kaaba est censée se trouver — ni d’après les sources, ni d’après la description mentionnée dans le Saint Coran.

Pétra, en Jordanie, le véritable emplacement de la Kaaba

La Kaaba n’est pas en Arabie saoudite. Aba Al-Sadiq la situe, dans Le But du Sage, en un autre lieu : Pétra, en Jordanie.

Vous imaginez le tollé que cela peut provoquer. Les accusations de blasphème, blasphème. Et, grand Dieu, tous ces droits touristiques versés par des millions de musulmans du monde entier au gouvernement saoudien. Quelle perte terrible ce serait si les gens s’arrêtaient vraiment pour examiner où ils sont censés se rendre pour leur pèlerinage rituel annuel vers Dieu. Pas étonnant que ces gouvernements s’emportent autant.

Le hajj, ou pèlerinage annuel, est censé être une purification spirituelle. On est censé s’y rendre et se dépouiller de toutes les notions de ce monde. Un ascétisme total.

Mais le gouvernement saoudien y a installé un site de villégiature digne de rivaliser avec Disneyland. Et c’est censé être la maison de Dieu.

Eh bien, d’après les preuves, elle ne l’est pas. La Kaaba n’a de toute façon jamais été, à l’origine, en Arabie saoudite.

En conclusion : la Sainte Kaaba n’est pas en Arabie saoudite. Désolé, MBS. C’est historiquement inexact et factuellement défectueux.

3. Pas parole d’Évangile ?

C’est comme un jeu de téléphone arabe. Des générations se sont transmis le message d’une religion commencée il y a des milliers d’années. Bien sûr que ce ne sera pas le message véritable et authentique. Des dynasties en quête de puissance et portées par des programmes politiques ont surfé sur cette religion depuis sa naissance, comme toutes les religions en font l’expérience. Et des hommes aux arrière-pensées ont tordu le récit autant qu’ils le pouvaient.

Le But du Sage

Il ne devrait donc pas être si choquant que Le But du Sage affirme que 99 % de toutes les religions sont corrompues par rapport à leur état d’origine — et cela inclut l’islam. Après tout, l’islam est divisé en de multiples sectes, chacune étant une religion en soi.

Mais saviez-vous que des pays à vocation islamique du Moyen-Orient ont des lois contre le seul fait de le suggérer ? Il est considéré comme hérétique d’énoncer l’évidence : que l’islam est corrompu à 99 % par rapport à sa forme originelle.

Croyez-nous, nous le savons. Des membres de la foi ont subi des châtiments cruels et se sont vu arracher leurs droits humains élémentaires, contraignant des ONG comme Amnesty International et HRWF à intervenir et à publier des déclarations, exigeant un traitement humain et leur libération d’un emprisonnement injuste.

En conclusion : oui, l’islam est différent à 99 % de ce qu’il était lorsqu’il a d’abord été révélé par le Prophète Mohammed.

2. Des loups déguisés en brebis

Cette religion et les enseignements d’Aba Al-Sadiq rejettent de tout cœur l’obéissance à des hommes savants autoproclamés, que Dieu n’a pas choisis pour gouverner les gens.

Ils sont ce que Jésus appelait jadis « de faux prophètes — des loups déguisés en brebis ». Des hommes qui en ont l’air, avec une robe et un turban, mais qui n’ont jamais été habilités à être médecins de la condition humaine. Ils se tiennent pourtant pour des autorités capables de décider du licite et de l’illicite, comme s’ils étaient propriétaires des clés du royaume des cieux et de la terre… ils ne le sont assurément pas.

Khomeini et Ali Khamenei dans les années 1970

Fait intéressant, la structure de l’islam d’aujourd’hui accorde malheureusement à ces imposteurs déviants leurs sièges et leurs positions de pouvoir, sans exiger que leur habilitation soit vérifiée. Avaient-ils été autorisés par Dieu ? À l’évidence, non. Khomaini et son règne en Iran sont un exemple classique de la manière dont des hommes abusent du nom de Dieu et s’en servent comme marchepied vers un trône trop haut pour eux, et qui n’a jamais été bâti pour eux.

S’élever contre le règne tyrannique de ces prétendus hommes de Dieu autoproclamés est considéré, là encore, comme un « blasphème — et par ces mêmes individus, quelle surprise.

En conclusion : nous refusons d’obéir à de faux maîtres. Dieu nous a donné un esprit pour penser et nous n’avons pas à nous soumettre à des hommes qui ne sont pas ses lieutenants.

1. La tolérance pour tous — les portes de Dieu sont ouvertes à tous

Enfin, voici sans doute le signal d’alarme le plus explosif pour les gouvernements extrémistes à vocation islamique du Moyen-Orient, qui ont cherché à arrêter, maltraiter et persécuter nos membres. Notre évangile Le But du Sage est un livre humain. Aba Al-Sadiq y prêche que Dieu ne rejette personne — que tous sont les bienvenus dans son troupeau, quels que soient la race, la couleur de peau… ou l’orientation sexuelle. Et cela seul a suffi non seulement à faire persécuter nos membres, mais même à les chasser de leurs pays. Le gouvernement malaisien s’est vivement offusqué de cette idée et a lancé des campagnes contre nos membres et contre cet Appel, les contraignant à fuir le pays, tandis que des milliers y demeurent à ce jour sous des identités cachées.

L’idée que nous soyons tenus pour « hérétiques » parce que nous ne condamnons pas, ne rejetons pas et ne haïssons pas les gens pour leur orientation sexuelle ou leur expression de genre, cela même est si étrange et si troublant qu’il n’est pas étonnant qu’une nouvelle alliance ait été nécessaire pour ce temps et cette époque.

En conclusion : haïr les gens pour leur race, leur couleur de peau ou leur orientation sexuelle est inhumain, et il n’y a plus de place dans ce monde pour ce genre de pensée. Il y a une nouvelle alliance, et les portes de Dieu sont ouvertes à tous.

Je vous demande maintenant de prendre du recul et de réfléchir avec moi. On dit que, lorsqu’un crime a lieu, il faut regarder à qui il profite le plus, pour trouver le coupable.

Je suppose donc que, devant tout ce chaos, ce désordre dans l’état des nations musulmanes, ce crime mondial en train de se commettre, où des musulmans souffrent sur leurs propres terres, dorment dans la rue, ne peuvent nourrir leurs enfants et fuient vers les pays d’Occident pour y trouver refuge… nous devrions regarder cette « scène de crime » et nous demander : qui profite ici de la maîtrise du récit ? Qui profite le plus de la propagation de cette idée selon laquelle l’islam condamnerait le fait de chercher la vérité, de chercher des preuves et, par-dessus tout, de chercher le messager de notre temps désigné par Dieu ?

À l’évidence, les citoyens musulmans eux-mêmes n’en profitent pas. Il semble que les deux bénéficiaires soient ceux qui se tiennent au sommet de la pyramide, la main dans la main : les gouvernements extrémistes et leurs exécutants, les savants qui n’œuvrent pas.

Je suppose donc que, au vu du crime contre l’humanité qui se commet dans cette partie du monde, la vraie question devient : qui sont les véritables hérétiques, ici ?