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Les droits des femmes à l’ère du Mahdi

Texte lu en français

Aba Al-Sadiq, le Mahdi, mène une révolution : il redéfinit et réforme les droits des femmes à l’ère moderne.

Par Tiffany Oldani · Traduit de l’anglais

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La révolution du Mahdi : redéfinir les droits des femmes

Dans une salle bruissant d’attente, un homme vêtu de noir prend place en haut d’une chaire noir et or saisissante. Il se déclare le successeur divinement désigné du Prophète Mohammed et le véritable héritier de la religion de l’islam. Mais ce n’est pas un rassemblement de mosquée ordinaire. Un regard sur l’assistance révèle quelque chose de radicalement différent : des femmes de tous horizons occupent la moitié des sièges, et aucune ne porte le hijab — le couvre-chef traditionnellement considéré comme obligatoire par les musulmans du monde entier.

Aba Al-Sadiq, 2023
Aba Al-Sadiq (psl), 2023
Des femmes assistent au discours d’Aba Al-Sadiq (psl), 2023

Qu’y a-t-il derrière cette rupture audacieuse avec la tradition ? L’homme à la chaire n’est autre que le Mahdi, la figure destinée à faire revivre et à renouveler l’islam. Et c’est exactement ce qu’il fait, en commençant par une affirmation audacieuse et controversée qui a provoqué une onde de choc dans le monde musulman : le hijab, affirme-t-il, n’a jamais été une obligation religieuse. Dieu laisse aux femmes la liberté de choisir de le porter ou non. C’est plus qu’une déclaration : c’est un bouleversement révolutionnaire de la compréhension des droits et des rôles des femmes au sein de la religion, qui remet en cause des siècles de dogme corrompu.

Les droits des femmes et le défi de la loi islamique

Ce n’est un secret pour personne : l’islam, tel qu’il est couramment pratiqué aujourd’hui, souffre d’une mauvaise réputation en matière de droits des femmes. Le Yaqeen Institute for Islamic Research le reconnaît en relevant ceci : « Souvent, les représentations erronées et les idées fausses sur la manière dont les femmes sont traitées par la Charia servent à avancer l’idée que l’islam est misogyne. » Mais s’agit-il vraiment d’une mauvaise interprétation par les musulmans ordinaires, ou bien y a-t-il autre chose en jeu ? Les prétendus savants de l’islam tirent-ils les ficelles en coulisses ?

Pour en démêler l’écheveau, il suffit de regarder quelques cas bien connus. Les fatwas savantes sur les questions féminines vont du banal — comme l’interdiction faite aux femmes de s’épiler les sourcils — au répugnant, comme l’autorisation du mariage des enfants, voire au bizarre, comme l’idée qu’un mari pourrait, en circonstances extrêmes, manger des parties du corps de sa femme. Si beaucoup de musulmans ont l’habitude d’ignorer ces décrets cléricaux les plus extrêmes, un problème surgit lorsque de telles fatwas sont imposées à l’échelle de la société. L’exemple le plus net est le port obligatoire du hijab en Iran.

À la fin de 2022, l’Iran a connu une vague de manifestations antigouvernementales contre le hijab obligatoire, déclenchées par la mort de Jina Mahsa Amini, une Iranienne kurde de 22 ans. Elle est morte après avoir été battue par la Gasht-e Ershad, la « police des mœurs » iranienne, chargée de faire respecter des codes vestimentaires et des comportements stricts prétendument fondés sur la loi islamique. Ces lois, définies par des jurisconsultes revendiquant une autorité en islam, ont conduit à des manifestations qui ont fait plus de 500 morts et des milliers d’arrestations. Ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres de violences contre les femmes autorisées par les autorités religieuses sous la bannière de la loi islamique.

Manifestation en solidarité avec les femmes iraniennes
Manifestation en solidarité avec les femmes iraniennes

En 2016, le Council of Islamic Ideology (CII) du Pakistan, organe de savants qui n’œuvrent pas et qui conseille le gouvernement sur les questions juridiques islamiques, a rendu une décision stupéfiante : il est permis à un mari de battre « légèrement » sa femme si elle désobéit à ses ordres, y compris en refusant les rapports sexuels ou en ne s’habillant pas comme il le souhaite.

Étude Pew

La violence contre les femmes, même lorsqu’elle entraîne la mort, est souvent justifiée dans des nations dites islamiques, le Pakistan étant au premier rang mondial des crimes d’honneur annuels. Et, selon une étude Pew, une proportion significative de musulmans, dans les pays à majorité musulmane, estime que les crimes d’honneur sont justifiés en certaines circonstances.

Ailleurs, les femmes subissent de lourdes restrictions. En Arabie saoudite, elles sont tenues par des codes vestimentaires islamiques et doivent obtenir le consentement d’un tuteur masculin pour la plupart des actes juridiques, y compris les voyages et les études. Ce pays a été, on le sait, le dernier au monde à autoriser les femmes à conduire.

Article de la BBC

En 2017, le responsable des fatwas du gouvernorat saoudien d’Assir à l’époque, Saad al-Hijri, a été filmé en train de soutenir que les femmes ne devaient pas conduire parce que leur cerveau rétrécirait jusqu’au quart de celui d’un homme lorsqu’elles font des courses. Le pays n’a levé l’interdiction de conduire faite aux femmes qu’en 2018, le prince Khalid bin Salman bin Abdulaziz Al-Saud, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite aux États-Unis, reconnaissant alors ceci :

« La majorité des membres du Conseil des Grands Savants du Royaume s’accordent à dire que l’islam n’interdit pas aux femmes de conduire. C’était une question de société. »

Cette incohérence met en lumière un problème plus profond : ceux qui détiennent des positions de pouvoir en religion sont souvent coupables d’assimiler des préjugés culturels et des opinions personnelles à la loi divine.

L’Afghanistan en offre un autre exemple sinistre : les talibans, depuis leur prise du pouvoir en 2021, ont interdit aux filles de poursuivre leur scolarité au-delà de la sixième année. Malgré ces réalités brutales, beaucoup soulignent que ce n’est pas là ce qu’enseignait le Prophète Mohammed.

De fait, les enseignements du Prophète contrastent crûment avec les actes des prétendues autorités islamiques d’aujourd’hui. L’Imam Ahmed Al-Hassan a déclaré que 99 % de ce qu’on appelle aujourd’hui l’islam est faux, et cette réalité est manifeste. La religion du Prophète Mohammed a été corrompue, en particulier pour ce qui touche aux droits des femmes. Au lieu d’élever les femmes comme le fit le Prophète, les clercs ont systématiquement érodé leurs droits, les réduisant souvent à moins que ce qu’offrent les sociétés non musulmanes. Ce n’est pas un simple malentendu : c’est une déformation flagrante du véritable héritage du Prophète.

Le Prophète Mohammed : un défenseur des femmes

À une époque où les femmes étaient souvent réduites au silence et mises à l’écart, le Prophète Mohammed s’est levé en défenseur de leurs droits. Imaginez un monde où les filles étaient enterrées vivantes pour la seule raison qu’elles étaient nées filles — une pratique si brutale et pourtant tragiquement courante dans l’Arabie préislamique. Le Prophète Mohammed s’y est fermement opposé, mettant fin à l’infanticide des filles et enseignant que tout enfant, quel que fût son sexe, était une bénédiction divine.

Mais son action monumentale ne s’est pas arrêtée là. À une époque où les femmes n’étaient guère vues que comme une propriété, Mohammed a brisé les normes sociales en leur accordant le droit d’hériter — un bouleversement radical, qui donnait aux femmes indépendance financière et sécurité. C’est un droit que les femmes d’Occident n’ont obtenu que bien des siècles plus tard. Le Prophète Mohammed vivait selon les valeurs qu’il prêchait et parlait en termes élevés des femmes de sa maison, créditant son épouse Khadija non seulement de son soutien indéfectible, mais aussi de sa fortune, qui joua un rôle décisif dans la diffusion de son message (Shajara Tuba’a (L’Arbre béni), Al-Shaikh Muhammad Mahdi Al-Hairi, vol. 2, p. 233).

Le Prophète a aussi honoré sa fille Fatimah Al-Zahraa par cette parole profonde : « En vérité, Fatimah est surnommée “la mère de son père” » (Al-Khasa’is Al-Fatimiyah, Shaikh Mohammed Al-Baqir Al-Kajouri, vol. 1, p. 126), témoignage de son importance dans sa vie comme dans l’héritage spirituel de l’islam.

Plus remarquable encore, Mohammed n’a pas seulement parlé des droits des femmes : il a inclus les femmes au cœur même de sa communauté. Il a accueilli des disciples femmes, honoré des martyres, et des femmes ont même pris les armes et combattu à ses côtés. Les actes divinement inspirés de Mohammed ont fait avancer les droits des femmes ; ils n’étaient rien de moins que révolutionnaires.

Et aujourd’hui ? Lorsque le sujet des mauvais traitements infligés aux femmes en islam est abordé, les musulmans s’empressent de rappeler combien le prophète fut, en son temps, un défenseur des droits des femmes et de leur inclusion. Mais les savants et les clercs d’aujourd’hui ne semblent pas poursuivre son héritage. La manière dont ils déforment et ternissent le message du Prophète Mohammed rend manifeste la raison pour laquelle les narrations affirment que les savants des temps de la fin sont les ennemis de l’islam. Aujourd’hui, la seule personne qui soutienne véritablement l’héritage de Mohammed en ce qui concerne les femmes est le Qaim de la famille de Mohammed, autrement dit le Mahdi, Aba Al-Sadiq.

Rencontrez les femmes derrière la révolution

En 2023, Aba Al-Sadiq a abordé une question provocante dans un épisode de sa série « L’École des mystères divins : les femmes peuvent-elles être prophètes ? ». Sa réponse a été un oui retentissant. Il a expliqué qu’un prophète est simplement quelqu’un qui reçoit la révélation divine, et que les Écritures font état de nombreux cas de femmes qui ont communiqué avec Dieu. Il a cité des exemples comme Déborah, juge qui mena les Israélites après Moïse ; Marie, mère de Jésus, qui reçut la révélation par l’apparition d’un ange ; et Dame Narjis, qui suivit un rêve divinement inspiré pour trouver l’Imam de son temps. Aba Al-Sadiq a souligné que la distinction entre prophètes hommes et prophètes femmes ne tient pas à leur statut spirituel, mais aux rôles qu’ils ont joués dans la société. De fait, certaines femmes, affirme-t-il, ont été meilleures et plus proches de Dieu que des hommes. De fait, il a affirmé que certaines femmes ont été plus proches de Dieu que des hommes, en rappelant que Dieu juge selon la foi et la sincérité, non selon le sexe.

« Le potentiel est ouvert à tout le genre humain, selon sa sincérité, pour aller jusqu’aux plus hauts rangs qu’il peut atteindre », a-t-il déclaré, remettant en cause des croyances anciennes perpétuées par des savants qui n’œuvrent pas et se sont écartés des véritables enseignements de l’islam. « Et puis nous avons ici des savants qui n’œuvrent pas et qui décident d’eux-mêmes de conclure que ce n’est pas possible… »

Cette perspective rafraîchissante sur l’égalité entre les sexes n’est qu’un élément de preuve parmi d’autres désignant Aba Al-Sadiq comme le Mahdi, lequel, selon les narrations, réunira hommes et femmes dans son cercle proche.

« Le Mahdi se lèvera… avec 313 hommes et cinquante femmes, sans aucune entente préalable entre eux, comme des nuages séparés qui s’agrègent dans le ciel, l’un après l’autre. »Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 52, p. 223

Et de fait, nous trouvons des femmes de ce groupe de conseillers de confiance dans la maison du Mahdi. La famille d’Aba Al-Sadiq compte une forte présence féminine. Outre deux fils et deux filles biologiques, il a élevé dès leur jeune âge deux filles adoptives, avec son épouse Norhan Hashem. Comme le Prophète Mohammed, qui engagea sa mission avec le soutien indéfectible de son épouse Khadija, l’appel d’Aba Al-Sadiq a été considérablement soutenu par Norhan. Peu de gens savent peut-être combien son rôle a été important dans la diffusion de cette foi. Depuis 2011, elle est la principale traductrice des œuvres de l’Imam Ahmed Al-Hassan de l’arabe vers l’anglais, ouvrant la porte à un public mondial pour comprendre et embrasser les enseignements de la foi.

Le Prophète Mohammed enseignait que la recherche de la connaissance est une obligation pour chaque musulman, et l’histoire de Norhan montre bien quelle portée peut avoir une femme instruite et savante. Mais ses contributions dépassent de loin ses nombreux travaux. Depuis le lever des Bannières noires en 2015, Norhan est la « Mère des Croyants », la première dame de la communauté du Qaim et un modèle pour toutes les femmes qui ont rejoint l’Appel.

Aba Al-Sadiq (psl) et Dame Norhan Hashem à la conférence académique 2024 au siège de l’AROPL
Aba Al-Sadiq et Dame Norhan Hashem à la conférence académique 2024 au siège de l’AROPL

Une autre figure féminine clé de la communauté est Hadil El-Khouly, militante des droits humains qui connaît Aba Al-Sadiq depuis 2008. Hadil travaille avec Amnesty International et est coordinatrice de la sensibilisation aux droits humains pour la Religion ahmadie de la paix et de la lumière. Par son travail, elle défend les membres opprimés de la foi dans le monde entier : de la libération de croyants injustement emprisonnés dans des pays comme l’Algérie et l’Iran jusqu’à la coordination avec les Nations unies pour obtenir la libération de 104 demandeurs d’asile détenus en Turquie en 2023. Son action vise à défendre les droits des croyants persécutés pour leur foi, en particulier dans les nations dites musulmanes où les savants s’opposent au renouveau du véritable islam porté par le Qaim. Hadil explique :

« Pour [les savants], on ne peut pas croire au Mahdi et défendre les droits des femmes. Ces deux choses s’entrechoquent. Leur “Imam al-Mahdi” est un Imam qui viendra confirmer l’ordre établi. C’est tout. Si l’Imam vient avec un message révolutionnaire ou qui change l’ordre établi, les savants vous diront non. Ils ne veulent pas d’un Imam Mahdi qui défende les droits des femmes… Ce que nous avons appris dans la dawa, c’est que les femmes, tout comme les hommes, ont la capacité de s’élever spirituellement et d’atteindre les plus hauts rangs. Certaines femmes sont même plus hautes que des hommes dans les rangs spirituels, comme nous le savons par l’histoire de Zainab et même de Fatima Al-Zahra, qui était plus haute que beaucoup de prophètes. Cela s’oppose directement aux savants musulmans dominants, qui enseignent que les femmes sont catégoriquement inférieures par nature et ne peuvent donc jamais être égales aux hommes dans leur compréhension de la religion, et moins encore dans leur place dans la société. »
Hadil El-Khouly s’exprimant au UK FoRB Forum le 25 avril 2024
Hadil El-Khouly s’exprimant au UK FoRB Forum le 25 avril 2024

Quant à l’idée que des compagnes rejoindront le Qaim, Hadil explique que, tout en connaissant les prophéties, les savants rejetteraient les femmes qui s’expriment sur des questions que l’Imam Ahmed Al-Hassan a dénoncées. Elle souligne qu’il a vigoureusement condamné beaucoup des abus fondamentaux que subissent les femmes dans le monde musulman, tels que le mariage des enfants, les mutilations génitales féminines (MGF) et les violences domestiques. Mais son engagement pour les femmes ne s’arrête pas là. En 2015, l’Imam Ahmed Al-Hassan a fait une déclaration sans précédent sur les droits des époux. Il a déclaré que, contrairement à la croyance répandue, les épouses ne sont pas tenues d’accomplir les travaux domestiques ni de s’occuper des enfants. De fait, une femme a droit à une compensation pour ces tâches. Cette position le met en désaccord avec les savants, comme le relève Hadil :

« Leur “Imam al-Mahdi” ne prendrait pas la parole, ou ne parlerait pas pour les droits des femmes ni pour aucune de ces questions ; alors, bien sûr, quand la dawa vient et remet cela en cause, ils doivent la combattre et parler contre elle. »

Hadil a la distinction singulière d’avoir été appelée « une femme qui valait 1 000 hommes » par l’Imam Ahmed Al-Hassan. Elle travaille sans relâche, mettant ses compétences professionnelles au service de la cause, et elle n’est pas seule. Selon les narrations, 13 des 50 compagnes du Mahdi seront en première ligne sur le champ de bataille, comme soignantes (Mustadrak Safinat Al-Bihar, Ali Al-Namazi Al-Shahroudy, vol. 4, p. 90). Des femmes remplissent déjà ce rôle, en un sens, comme médecins au sein de la communauté du Qaim. Aliaa Shareef, généraliste suédoise, et Vanessa Debora Gardea Vega, cardiologue mexicaine, ont toutes deux entendu l’Appel et saisi l’occasion de rejoindre la communauté d’Aba Al-Sadiq.

Aliaa explique que marcher avec le Qaim lui a donné la liberté d’être respectée simplement comme un être humain.

« J’ai le sentiment que les femmes musulmanes vivent dans des conditions encore pires que celles des femmes de l’ère préislamique. Avec le Qaim, je suis estimée comme un être humain ; il n’y a aucune différence entre moi et un homme, ou toute autre femme, sinon dans mon degré de foi. Personne ne peut juger ma foi, sinon Dieu et le Qaim. Je ne suis donc pas jugée, pas regardée comme une citoyenne de seconde classe. Je ne suis pas évaluée d’après mon apparence. Je suis véritablement respectée pour mon humanité. »

Vanessa exprime un sentiment semblable et affirme que son désir d’accomplir la volonté de Dieu l’a poussée à rejoindre le Qaim :

« J’ai reçu l’inspiration parce que je sais qu’Aba Al-Sadiq est le véritable messager envoyé par Dieu. J’ai voulu rejoindre son appel parce que j’avais cherché dans d’autres religions et interrogé Dieu au sujet d’Aba Al-Sadiq. J’aime ma profession, mais pour moi le plus important est ce que Dieu veut de moi, et je suis certaine que Dieu veut que je fasse partie du lever du Qaim. »

Des femmes fidèles ont forgé les fondations de la communauté du Qaim, et l’un de ses piliers les plus notables est une femme nommée Bibi Zohra, veuve de 70 ans qui a fait le choix audacieux et courageux de tout laisser derrière elle pour émigrer vers le Mahdi dès 2016. Elle est la matriarche d’une tribu de plus de 40 membres de sa famille, qui servent tous aux côtés du Mahdi depuis près de dix ans.

Bibi Zohra
Bibi Zohra
Bib Zohra, 2024
Bibi Zohra, AROPL, 2024

Bibi Zohra s’exprime publiquement en ourdou sur la chaîne satellitaire « Mahdi Has Appeared », appelant les peuples du sous-continent indien vers le Mahdi. Elle est un exemple vivant de la manière dont le Mahdi rassemble des gens de tout âge, de tout sexe et de tout horizon religieux.

Caroline Hören et Hadil El-Khouly assistent à la conférence CESNUR 2024
Caroline Hören et Hadil El-Khouly à la conférence CESNUR 2024

Certains pourraient être surpris qu’une jeune Allemande d’origine athée appelle désormais les autres à embrasser le message du Prophète Mohammed ; c’est pourtant exactement l’histoire de Caroline Hören.

Caroline s’est retrouvée à frapper à la porte du Mahdi en 2011, après avoir activement cherché la vérité à travers le monde. Elle est aujourd’hui l’une des responsables de la Sécurité au siège britannique de la Religion ahmadie de la paix et de la lumière. Caroline reconnaît que l’ouverture d’Aba Al-Sadiq est logique, puisqu’il est le sauveur de tout le genre humain, et non des hommes seulement :

« Je pense qu’il y a un problème général pour les femmes à jouer des rôles importants dans les organisations religieuses. Pas seulement dans le monde musulman — où, à l’évidence, les femmes ont très peu d’influence —, mais aussi, par exemple, dans la foi catholique, où tous les évêques et les prêtres sont des hommes par défaut. Et le Mahdi résoudra ce problème comme il résout toutes les autres injustices et tous les autres problèmes du monde. Il y a certainement des hommes musulmans traditionnels qui trouvent étrange que le Mahdi ait auprès de lui des femmes qui jouent un rôle important dans le lever. Mais, dans l’ensemble, je vois que cela fait sens pour les gens : bien sûr que le sauveur de tout le genre humain ne vient pas seulement pour les hommes. Il vient pour tous et traite tout le monde de la même façon. Donc, si les hommes peuvent travailler et soutenir le Mahdi, les femmes auront la même possibilité. »

La possibilité pour les femmes de servir a toujours existé dans le ministère des véritables prophètes, même lorsque l’histoire a manqué à le consigner fidèlement. Dans son livre « Le But du Sage », Aba Al-Sadiq a évoqué un tel exemple : Marie-Madeleine. Selon plusieurs textes apocryphes, que l’Église catholique a exclus de la Bible, Marie était la plus proche et la plus fidèle des disciples de Jésus. L’Église des premiers temps a minimisé son importance et l’a même dépeinte comme une prostituée pendant des siècles, jusqu’à corriger cette inexactitude historique en 1969. Aba Al-Sadiq en a révélé davantage encore. En raison de sa dévotion et de sa foi inextinguibles, Marie a joué un rôle décisif dans la propagation du ministère de Jésus après la crucifixion. Elle était une messagère de Jésus, et le Qaim a de même des femmes dans le rôle d’aller vers les croyants du monde entier.

Une femme qui accomplit cette tâche est Ailia Muhammad, ancienne chiite duodécimaine qui a rejoint la communauté d’Aba Al-Sadiq il y a plus de dix ans. Elle travaille aujourd’hui à diffuser l’Appel comme présentatrice d’émissions et coordinatrice du département de sensibilisation de la Religion ahmadie de la paix et de la lumière. Elle relève sans détour combien le système de justice de Dieu diffère de ses alternatives corrompues.

Ailia Muhammad, série de conférences de l’AROPL, 2023
Ailia Muhammad, série de conférences de l’AROPL, 2023
« Nos rôles ou nos places dans la société sont établis soit par un système de Dieu, soit par un système impie. Un système de Dieu permet à chacun d’être libre et de vivre à pleine capacité. Les femmes, dans la société orientale comme occidentale, témoignent d’être placées dans des positions étouffantes. »

Parlant chaque jour à de nouveaux croyants qui rejoignent l’appel, Ailia constate de première main combien la position du Mahdi résonne :

« J’ai vu des femmes venues de presque toutes les structures sociales rejoindre cet appel. Certaines venaient de milieux religieux extrémistes, d’autres de foyers libéraux ; certaines sont des professionnelles avec une carrière à plein temps, d’autres sont femmes au foyer. Toutes étaient insatisfaites du monde d’où elles venaient et ont trouvé du réconfort dans la liberté offerte aux femmes dans l’État divin juste — un lieu où les femmes sont traitées pour exactement ce qu’elles sont : des êtres humains ayant le potentiel d’atteindre les plus hautes places. Le Mahdi vient établir la paix et la justice, et Aba Al-Sadiq a éveillé hommes et femmes à la conscience de notre potentiel d’atteindre tout, de notre possibilité de participer à la création d’un monde meilleur et de notre droit humain à ne servir que Dieu, comme son peuple. »

Un appel pour tous

Ayant grandi en catholique fervente, je n’aurais jamais imaginé que mon cheminement me conduirait à la communauté du Mahdi. Et me voici pourtant, attirée par une recherche sincère de Dieu qui m’a amenée à l’étreinte des enseignements d’Aba Al-Sadiq. Au fil des années, j’ai eu l’honneur de faire partie de la communauté du Qaim. Comme l’une de ses disciples, je peux attester personnellement que ses portes sont ouvertes à tous ceux qui cherchent la vérité, sans réserve.

En 2023, j’ai été invitée comme intervenante dans la série d’Aba Al-Sadiq « L’École des mystères divins ». Ma présence comme femme, et sans hijab, a suscité la critique de certains spectateurs. Mais c’est précisément là que le courage et l’engagement d’Aba Al-Sadiq pour l’égalité éclatent. Sa décision de faire place à des étudiantes n’est pas seulement symbolique : elle témoigne de sa position sans excuses selon laquelle l’appel de Dieu est universel et traverse les sexes, les origines et les attentes de la société.

Tiffany Oldani apprend d’Aba Al-Sadiq dans l’École divine des mystères, 2024
Tiffany Oldani apprend d’Aba Al-Sadiq dans L’École des mystères divins, 2024

En ancienne catholique, je ne peux m’empêcher d’établir des parallèles entre Aba Al-Sadiq et Jésus-Christ, qui défendait ses disciples femmes contre ceux qui cherchaient à les faire taire. En Aba Al-Sadiq, je vois ce même esprit : un dirigeant qui, par ses actes et ses enseignements, ne transforme pas seulement les possibilités offertes à des femmes comme moi, mais nous pousse aussi à nous approcher toujours davantage de Dieu. Comme il l’a si bien dit :

« [Dieu Tout-Puissant] ne regarde pas les corps, mais Il regarde les âmes, et le potentiel est ouvert à tout le genre humain, selon sa sincérité, pour aller jusqu’aux plus hauts rangs qu’il peut atteindre. »

Et n’est-ce pas là la véritable justice de Dieu ? Dans un monde qui juge souvent d’après l’apparence, le statut ou le sexe, Aba Al-Sadiq nous rappelle que la mesure divine est la foi seule. Et en cela, il y a de l’espérance pour nous tous.