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De l’école militaire belge à la communauté d’Aba Al-Sadiq

Texte lu en français

Des sauts en parachute aux barrières brisées sur les terrains de rugby, Myriam Hashem a troqué les rangs en uniforme contre une rébellion spirituelle. Aujourd’hui, cette pionnière belgo-marocaine dit avoir trouvé son véritable commandant.

Par Arnaud Balet · Traduit de l’anglais

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Agente de sécurité à Webb House, à Crewe

Rencontre avec Myriam, professionnelle militaire belge et monitrice de moto. Pionnière dans plusieurs disciplines, elle a été la première femme dans bien des domaines, toujours en quête de justice et d’équité. Aujourd’hui, elle croit avoir trouvé l’homme capable de faire de sa vision une réalité.

Présentez-vous aux lecteurs du Divine Just State Magazine, s’il vous plaît.

Je m’appelle Myriam. J’ai 37 ans et je possède la double nationalité belge et marocaine. En avril dernier, j’ai rejoint la communauté d’Aba Al-Sadiq avec mon mari, Ibrahim, et nos quatre enfants, convaincue d’avoir enfin trouvé mon maître, Alexandre le Grand, après une longue quête spirituelle.

J’ai grandi dans une famille ouverte, née d’un couple mixte aux croyances différentes, mais marquée par une règle stricte où l’armée apparaissait comme une alternative à la prison ou à la rue. Mon père était un officier militaire de haut rang et j’ai fréquenté l’École militaire belge. Cette éducation m’a orientée vers la discipline et la rigueur, tout en m’apprenant à trouver un équilibre entre la force et la grâce.

J’ai suivi un programme de formation militaire complet, maîtrisant aussi bien la théorie que la pratique, avant de rejoindre l’unité parachutiste puis de me spécialiser dans la plongée militaire. Ma formation militaire a véritablement façonné ma manière d’être. Le saut en parachute m’a appris à garder la tête froide quand tout va très vite, à respirer, à garder le contrôle malgré le vide sous mes pieds. La plongée, elle, m’a plongée dans le silence et l’isolement, où chaque geste compte et où la discipline sauve des vies. Les techniques de combat m’ont surtout enseigné l’équilibre, la protection et le sang-froid, bien plus que l’agressivité. J’ai aussi appris à survivre avec peu : faire confiance à l’équipe, rationner, improviser et persévérer. Tout cela m’a donné de l’endurance, de la résilience et une capacité d’adaptation que je porte encore aujourd’hui, dans ma vie et dans mes projets.

Un accident de la route m’a contrainte à interrompre ce parcours, mais il m’a laissé une expérience inestimable. J’ai eu un accident de moto d’une extrême violence. Je suis restée dans le coma, avec de multiples fractures et même des lésions au crâne. Le choc a été si violent que la clé de ma moto s’est plantée dans ma cuisse — un détail qui paraît presque irréel aujourd’hui. Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est la suite : dès ma sortie de l’hôpital, je suis allée voir l’épave de la moto avec mon père. Et j’ai immédiatement commandé un modèle plus lourd et plus puissant. C’était ma façon de ne pas céder à la peur. Comme on dit : quand on tombe de cheval, il faut remonter tout de suite.

Par la suite, j’ai continué à mettre à profit mon expérience militaire pour travailler dans le secteur de la sécurité professionnelle. J’ai travaillé dans des aéroports, fait de la protection rapprochée, et j’utilise aujourd’hui mes compétences au sein de l’État Juste Divin pour protéger la communauté d’Aba Al-Sadiq des extrémistes.

Myriam et son mari
Myriam et son mari

Comment avez-vous évolué, en tant que femme, dans un monde à ce point dominé par les hommes ? Y a-t-il des choses que vous en avez apprises et qui vous ont accompagnée dans votre quête de la vérité ?

Évoluer dans un environnement dominé par les hommes n’a jamais été facile, mais cela a créé des liens durables et forgé ma résilience intérieure. Pendant des années, j’ai été la seule monitrice de moto de Belgique, et pendant une décennie, j’ai ouvert la voie en étant la seule femme d’origine marocaine à jouer au rugby. Ces expériences ont façonné ma capacité d’adaptation, ma résilience et ma conviction dans la force de l’unité.

Ma formation militaire m’a laissé plusieurs enseignements essentiels que je garde aujourd’hui encore. Les épreuves d’équipe en compétition m’ont inculqué le sens de la cohésion et l’envie de dépasser mes limites, tandis que l’entraînement en conditions extrêmes m’a appris que la force mentale vaut l’endurance physique. Surtout, j’ai appris que demander de l’aide dans les moments difficiles n’est pas une faiblesse — à condition de s’adresser aux bonnes personnes.

L’école militaire a été une véritable école de la vie. Elle m’a enseigné la discipline, la maîtrise de soi et l’esprit d’équipe. Si cette voie m’a semblé imposée à l’époque, je mesure aujourd’hui à quel point les nombreuses leçons qu’elle m’a apportées restent précieuses.

Comment avez-vous entendu parler de cette religion ? Et pourquoi avoir décidé de la rejoindre ?

Après des années de recherche et d’étude, nos prières pour y voir clair ont enfin été exaucées pendant le Ramadan — et, contre toute attente, par TikTok. La sagesse de « Le But du Sage » nous a enfin apporté des réponses claires et logiques à nos questions. Découvrir que ma croyance en Alexandre le Grand était fondée et vraie m’a permis de concentrer mon énergie et ma certitude sur le fait de rejoindre l’Imam du temps au plus vite.

Comment pouvez-vous appliquer à cette religion les compétences acquises durant votre formation militaire ?

Je m’appuie sur la discipline pour servir avec constance, et j’use d’organisation et de stratégie pour rassembler ceux qui m’entourent. Ma formation en histoire et dans l’armée m’aide à montrer comment les leçons du passé peuvent éclairer les vérités spirituelles d’aujourd’hui. J’ai passé beaucoup de temps à étudier et à apprendre de la sagesse de figures historiques du passé, en particulier dans le domaine des stratégies de guerre et des tactiques de défense. J’ai appris à distinguer, à travers l’exemple d’hommes divins comme Alexandre le Grand ou l’Imam Ali, la différence entre des généraux corrompus et des hommes de Dieu.

À toute personne qui se lance dans ce parcours, je dirais : chérissez cette expérience — elle éprouve votre caractère et bâtit une véritable discipline. Mais rappelez-vous que l’uniforme n’est pas une fin en soi. Ce que vous apprenez à l’armée doit servir un bien plus grand : la vérité, la justice et l’humanité. Et, le moment venu, ayez le courage de sortir d’un système trop souvent détourné par les gouvernements à des fins destructrices, comme les guerres actuelles le montrent si douloureusement.