Prophéties accomplies : l’oppression de la Bannière noire d’orient en occident
Texte lu en français
L’oppression des Bannières noires comprend la discrimination et la persécution de ses partisans en raison de leurs croyances, ce qui met en lumière des préoccupations persistantes en matière de droits humains.
Par Ardijan Demirovic · Traduit de l’anglais

Depuis plus de 1 400 ans, les musulmans attendent la venue du Qaim, ou du Mahdi. Ils nourrissent la croyance forte et commode selon laquelle, lorsque le Sauveur du genre humain surgira, les musulmans, avec leurs savants et leurs dirigeants, le reconnaîtront et le soutiendront unanimement, en lui prêtant une loyauté et une allégeance sans faille.
Pourtant, à la venue du sauveur attendu, ils ne l’ont pas reconnu : ils l’ont au contraire rejeté et qualifié de menteur, de blasphémateur, d’hérétique, de mécréant, et même d’Antéchrist Dajjal. Dès l’instant où Abdullah Hashem Aba Al-Sadiq a surgi parmi les gens, en manifestant sa connaissance indéniable, en appelant à la souveraineté de Dieu et en invoquant même son nom dans le Testament du Prophète Mohammed, les preuves appuyaient de manière convaincante la véracité de sa revendication. Bien qu’il ait démontré sa légitimité de la même manière que tout lieutenant véridique de Dieu avant lui, les gens n’ont épargné aucun effort pour forger les excuses les plus ridicules et les plus illogiques afin de ne pas croire en lui. Ils soutenaient qu’il ne pouvait pas être le Mahdi parce qu’il parlait anglais, s’habillait de façon moderne, échangeait avec des femmes qui n’observaient pas le hijab et usait de l’internet pour diffuser son message. Certains affirmaient même que ses enseignements étaient trop peu conventionnels pour s’accorder à ce qu’on attendait du Mahdi.
Il n’est pas surprenant de voir le Mahdi attendu traité de cette manière. Le Coran rapporte la situation du prophète Noé en ces termes :
« Mais les notables de son peuple, ceux qui avaient mécru, dirent : “Celui-ci n’est qu’un homme comme vous, qui veut prendre le pas sur vous ; et si Allah avait voulu [envoyer un messager], Il aurait fait descendre des anges. Nous n’avons pas entendu pareille chose chez nos ancêtres. Ce n’est qu’un homme atteint de folie ; attendez donc à son sujet quelque temps.” »Coran, chapitre 23 (Al-Mu’minun), versets 23-25
Le prophète Hud a rencontré une opposition semblable de la part de son peuple.
« Les notables mécréants parmi eux dirent : “En vérité, nous te voyons insensé, et en vérité nous te pensons menteur.” »Coran, chapitre 7 (Al-A’raf), verset 66
Si les Prophètes et les Messagers du passé ont été accueillis avec un tel mépris par les gens, comment pouvons-nous attendre que le Sauveur attendu du genre humain, le Mahdi, n’affronte pas le même traitement, ou pire ? Les musulmans savent que le Prophète Mohammed a affronté les épreuves les plus dures parmi les Prophètes et les Messagers. Il avait des ennemis de toutes parts, a survécu à de nombreuses tentatives d’assassinat et a été maudit par la majorité. Pouvons-nous dès lors présumer que le Mahdi attendu s’en tirera plus aisément ?
L’Imam Al-Sadiq a dit : « Si le Qaim se lève, il endurera plus de souffrance que n’en a enduré le Prophète d’Allah de la part des ignorants de la Jahiliya. Le Prophète d’Allah leur fut envoyé alors qu’ils adoraient des pierres, des rochers, des bâtons et du bois sculpté. En vérité, notre Qaim, s’il se lève, ira vers les gens, et tous interpréteront le livre d’Allah contre lui et s’en serviront comme preuve contre lui. »Kitab Al-Ghayba, Al-Numani, vol. 1, p. 305
Les musulmans d’aujourd’hui se voient comme ceux qui se tiendront aux côtés du Mahdi lorsqu’il viendra. Des narrations indiquent pourtant qu’il n’en sera peut-être rien. Ces narrations suggèrent même que des gens dits musulmans le rejetteront, tandis que ceux qui paraissent païens l’accepteront.
Aba Abdillah a dit : « Lorsque le Qaim (le Leveur) émergera, ceux que l’on voyait traditionnellement comme les gens de cette affaire s’en iront, et y entreront ceux qui ressemblent aux adorateurs du soleil et de la lune. »Kitab Al-Ghayba, Al-Numani, vol. 1, p. 330
D’autres narrations nous apprennent que des gens d’ascendance arabe et perse deviendront les adversaires du Qaim. L’Imam Al-Sadiq affirme :
« Si le Leveur/Qaim émerge, il n’y aura entre lui et les Arabes et les Perses que l’épée. »Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 52, p. 389
L’Imam Al-Sadiq a dit aussi :
« Avec le Qaim, il y a peu d’Arabes. »Mizan Al-Hikmah, Mohammed Al-Reyshahri, vol. 1, p. 186
Aba Abdillah a dit :
« Craignez, ô Arabes, car en vérité j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : nul d’entre vous ne surgira avec le Qaim. »Ghaybat Al-Tusi, Al-Shaikh Al-Tusi, vol. 1, p. 496
D’autres narrations nous apprennent également que les savants musulmans deviendraient les adversaires du Mahdi. Les douze Imams ont affirmé :
« Lorsque l’Imam Mahdi émergera, il n’aura pas d’ennemi plus manifeste que les savants religieux. C’est pour cette raison que lui et l’épée sont comme deux frères. Sans l’épée, les savants religieux auraient émis des décrets ordonnant sa mise à mort. Mais Dieu lui donne l’épée, la générosité et la bonté, afin qu’ils lui obéissent, le craignent et acceptent son jugement, fût-ce sans croyance sincère. Ils nourrissent au contraire la mécréance dans leurs cœurs. »Yanabi’ Al-Mawadda Li-Dhawi L-Qurba, Sulayman b. Ibrahim Al-Qunduzi Al-Hana, vol. 3, p. 215
Toutes ces narrations ont trouvé leur accomplissement de notre vivant. Il n’est pas difficile de discerner les vues dominantes que les gens entretiennent à l’égard de notre appel et de la Bannière noire sous laquelle se lève le Mahdi, portant l’inscription « L’allégeance est à Allah ».
Les Ahlul-Bayt ont déclaré :
« En vérité, nous, Ahlul-Bayt, avons une bannière. Quiconque la devance a renié, et quiconque lui est en retard a péri. Quiconque la suit nous a véritablement suivis. “L’allégeance est à Allah” y est inscrit ! »250 signes jusqu’à l’Apparition de l’Imam Mahdi, Muhammad Ali Tabatabai, p. 26
Avec le lever de cette bannière noire est venue une vague d’oppression, de malédictions et d’injures de la part des musulmans, accomplissant une fois de plus une autre prophétie.
Abi Baseer a rapporté qu’Aba Abdillah a dit, dans un long propos sur le Qaim de la Famille de Mohammed :
« Puis il déploiera la bannière et marchera sous elle, ne laissant personne en Orient ni en Occident qui ne la maudisse. Et pourtant, c’est la bannière du Messager d’Allah, avec laquelle Gabriel est descendu au jour de Badr. »Kitab Al-Ghayba, Al-Numani, vol. 1, p. 318
Les Compagnons du Qaim subissent eux aussi les jugements durs et les accusations des gens. Le Prophète Mohammed a décrit les compagnons du Qaim en ces termes :
« En vérité, les gens les tiennent pour mécréants, alors qu’aux yeux de Dieu ils sont pieux. Les gens les tiennent pour menteurs, mais aux yeux de Dieu ils sont véridiques. Les gens les voient impurs, mais aux yeux de Dieu ils sont purs. Maudits par les gens, et pourtant bénis de Dieu. Tenus pour oppresseurs par les gens, et pourtant justes aux yeux de Dieu. Ils ont triomphé par leur foi, tandis que les hypocrites ont perdu. »Al-Malahim wal Fitan, Al-Sayyid ibn Tawus, vol. 1, p. 268
Si nous sommes peut-être maudits aux yeux des gens, nous sommes véritablement bénis de Dieu et unis dans l’assemblée de Sa Sainteté, le Leveur de la Famille de Mohammed. Il a levé la bannière de la promesse, réunissant une fois de plus le peuple élu de Dieu.
« En ce jour-là, le Seigneur étendra la main une seconde fois pour reprendre le reste survivant de son peuple, d’Assyrie, de Basse-Égypte, de Haute-Égypte, de Koush, d’Élam, de Babylonie, de Hamath et des îles de la Méditerranée. Il élèvera une bannière pour les nations et rassemblera les exilés d’Israël ; il réunira les dispersés de Juda des quatre coins de la terre. »Bible, livre d’Isaïe, chapitre 11, versets 11-12