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La révolution silencieuse : comment les adeptes du Mahdi gagneront le monde — sans guerre

Texte lu en français

Ce ne sont pas des guerriers armés d’épées, mais des gens ordinaires qui mènent en silence une révolution de foi, de loyauté et d’amour.

Par Arnaud Balet · Traduit de l’anglais

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La révolution silencieuse

Imaginez une poignée de gens ordinaires venus des quatre coins de la terre, imparfaits comme nous le sommes tous — couverts de cicatrices et de tracas quotidiens —, debout coude à coude face à un monde qui se moque d’eux. Ils sont petits, grands, enrobés ou maigres. Certains ont les cheveux roux, bruns, blonds ou violets, d’autres portent des tatouages et des piercings. La plupart des hommes ont la barbe, les cheveux longs et portent des bonnets noirs. Nous sommes tous réunis non loin de Londres, au Royaume-Uni. Non, nous ne sommes pas des anarchistes, ni des punks, mais des révolutionnaires, oui, nous le sommes. Notre foi est notre arme. Notre amour de la vérité est notre vêtement. Notre loyauté est nos bottes. Nous nous appelons une famille, nous sommes l’armée du Mahdi.

Le Mahdi ? N’est-il pas censé être une figure islamique conquérant le monde par la force et par la charia, avec une armée forte et puissante ? Selon les musulmans de l’islam dominant, nous ne correspondons pas vraiment au portrait. Pourquoi ont-ils tous ces enfants autour d’eux ? Pourquoi leurs femmes ne portent-elles pas le hijab ? Pourquoi portent-ils tous des bonnets noirs ? Pourquoi ne parlent-ils pas arabe, ne prient-ils pas et ne marchent-ils pas en bataillons ? Pourquoi sont-ils si gentils, si bienveillants et si patients ? Où sont leurs épées et leurs chevaux ? Voilà ce qu’on entend des musulmans demander dans les commentaires, sur les réseaux sociaux.

Et pourtant nous voilà, les compagnons du Mahdi, de simples êtres humains. Assez humbles pour avoir reconnu la vérité, l’avoir acceptée et suivie, quoi que le monde entier puisse en penser, et penser de nous.

Malgré nos fautes et nos défauts, nous avons engagé notre cœur envers le dirigeant choisi de Dieu, le Mahdi, alors même que le reste du globe, en particulier le monde musulman, se détournait de lui avec dédain.

Et c’est précisément ce qui fait de nous les soutiens les plus forts, les plus courageux, les plus purs et les plus parfaits. Notre perfection réside dans notre position loyale, dans notre volonté et dans notre détermination. Nous n’avons pas d’armure, mais nos cœurs sont comme le fer. Lorsque Dieu a envoyé Son messager et a demandé du soutien, nous sommes les seuls à avoir répondu « présent » et à avoir porté avec lui le poids du chemin et de la croix, depuis plus de 10 ans maintenant.

Nous aimons l’humanité. Sommes-nous dans l’illusion ? Ne sommes-nous qu’une bande de rêveurs ? Ne sommes-nous qu’un ramassis de laissés-pour-compte qui auraient entraîné notre Seigneur dans une mission irréaliste ? Non. Nous sommes la manifestation inattendue, assumée et pourtant véridique, et l’accomplissement de prophéties vieilles de plusieurs siècles.

Nous sommes une promesse vivante, une prophétie qui prend vie, résonnant à travers le temps comme le faible battement de cœur de l’espérance dans une époque cynique. Le Mahdi et ses compagnons ne prendront pas d’assaut les capitales avec des sabres et des « escadrons suicides Allahu akbar ». Non, notre victoire sera bien plus douce et bien plus profonde : une conquête des cœurs, un acte silencieux à la fois. Chaque jour est pour nous une bataille, une bataille où notre victoire tient au nombre croissant d’êtres humains qui entendent l’appel, et une bataille où chaque minute et chaque échange comptent. Chaque instant est une occasion d’aimer, de partager et de tuer l’inégalité et l’égoïsme. Nous prêchons et nous vivons ce que nous prêchons. Nous vivons par l’exemple, et c’est exactement ainsi que nous allons conquérir le monde entier.

Notre religion conquerra le monde. Assurément.Aba Al-Sadiq, Abdullah Hashem

Nous avons vu, au fil du temps, les échecs des puissants. De grandes nations, gonflées de richesse et de pouvoir, promettent un lendemain meilleur, mais ne livrent que le désespoir. La pauvreté s’envenime dans des villes rutilantes, où les gratte-ciel narguent les sans-abri entassés à leurs pieds. Quand palais et cathédrales rabrouent (jusque sur la place Saint-Pierre, au Vatican) les plus vulnérables, les laissant dormir sur le pavé glacé. Quand les cheikhs musulmans, les Marjas et d’autres familles royales pseudo-musulmanes se lient d’amitié avec leurs ennemis et laissent leurs frères de foi être massacrés et affamés à côté de chez eux. L’inégalité s’ouvre comme un gouffre, engloutissant les rêves tandis que des PDG trinquent à des profits records et planifient encore plus de profits et encore plus de misère pour des nations entières. La solitude et la dépression hantent les salles de conseil comme les chambres à coucher, voleuses de joie chez les jeunes comme chez les vieux.

La coopération ? Une relique, ensevelie sous les gravats du nationalisme. L’attention aux autres ? Diluée en mots-dièses et en voyages humanitaires transformés en vacances et en selfies. L’égoïsme règne en maître, chaque âme une île dans une mer d’isolement et de désolation. Mais si la voie du Mahdi renversait le scénario ?

Imaginez une planète où la pauvreté n’est pas simplement rafistolée à coups d’aumônes, mais effacée par un souci véritable de l’autre — où les riches partagent la table avec les déguenillés, non par pitié, mais par humanité. Où l’inégalité s’effondre non sous les manifestations, mais sous le poids des fardeaux partagés et soulevés ensemble.

Et si la conquête ne se faisait pas par l’épée, mais par la bonne parole ? Assez de l’ancienne voie de l’armée du Serpent mesquin ; il est temps de jeter le « moi-je-mien » et de se repentir. Le temps est venu pour la Volonté du Seigneur d’être enfin respectée et honorée.

Les adeptes du Mahdi ne prêchent pas depuis des chaires de perfection : ils le vivent, défauts compris. Nous montrons qu’il est possible de coexister — non pas simplement de se tolérer, mais de s’épanouir ensemble. Musulmans, chrétiens, juifs, hindous, bouddhistes, athées, tous sous une même bannière de vérité et de paix, prouvant que l’harmonie n’est pas un conte de fées. Nous nous attaquons à ce que des titans n’ont pas su faire. Pas de race, pas de couleur, pas de clan, pas de frontières, pas de cultures, pas de classe sociale ou économique ; tout le monde fait partie de la ruche, égal et précieux. Un seul corps. Un seul cœur. Un seul esprit. Un seul Roi. La vérité qui habite le cœur des croyants, se manifestant et s’incarnant en un homme, le dirigeant parfait : désintéressé, miséricordieux, déterminé, bon, sage, noble et légitime.

Voilà 11 ans maintenant que notre mouvement grandit en nombre et en succès, avec des prophéties accomplies l’une après l’autre, des combats contre les calomniateurs, les haineux, les gouvernements corrompus et les institutions religieuses envieuses, sans le moindre faux pas. Je ne parle pas d’un miracle de poissons et de pains multipliés une fois, mais de centaines de familles nourries, abritées, attentives et éclairées au quotidien depuis plus d’une décennie. Voilà le véritable miracle, et ce n’est que le commencement.

Dans la frénésie de la domination — guerres, élections et indignations virales —, le monde a oublié la puissance des doux. Mais le Christ n’a-t-il pas dit :

Heureux les doux, car ils hériteront la terre.Bible, Évangile de Matthieu, chapitre 5, verset 5

L’armée du Mahdi conquiert par la vulnérabilité, car c’est par les fissures que jaillit la lumière. Aimer farouchement quand on est rejeté, être patient quand on est insulté et vilipendé, pardonner quand on est lésé, faire passer l’autre en premier, bâtir quand d’autres brûlent, unir quand d’autres divisent : voilà ce que fait un véritable soldat de l’armée du Mahdi. Nous héritons la terre non par la force, mais en devenant la terre que les autres aspirent à appeler leur maison. Comme tous les prophètes l’ont annoncé, la vérité brille le plus fort dans le vase humble. Tandis que les empires s’entrechoquent, ces révolutionnaires silencieux réécrivent l’avenir — un cœur, une main tendue à la fois.

Cela peut sembler fantasque, utopique, irréaliste ou naïf. Nous l’avons déjà entendu un million de fois. Mais et si le monde que nos aïeux ont bâti était la véritable illusion, sans avenir réaliste ? La grande majorité nous rejette aujourd’hui, se moque de nous aujourd’hui, nous ridiculise aujourd’hui et nous menace aujourd’hui ; mais regardez bien, car l’histoire a une manière de couronner les doux, et Jésus l’a promis.

Regardez l’épisode du nouveau podcast d’Aba Al-Sadiq, où il approfondit ce sujet :