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La longue histoire des fausses nouvelles

Texte lu en français

Aujourd’hui, Internet est devenu l’une des armes et l’un des outils du père du mensonge — déformant la vérité et dénaturant la religion. Les fausses nouvelles ont laissé le monde dans la confusion, sans savoir à qui ni à quoi se fier.

Par Joseph Dean McGowen · Traduit de l’anglais

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Des fables comme celle du « garçon qui criait au loup » à l’homme qui hurlait « Au secours ! Un lion attaque mes moutons », la plupart d’entre nous, d’est en ouest, avons grandi en entendant parler des conséquences néfastes du mensonge. Les Écritures nous ont aussi avertis, comme dans le Lévitique 19:11 : « Vous ne déroberez point, et vous ne vous tromperez pas les uns les autres. » Mais à la fin des temps, le mensonge, la fausseté et la tromperie régneraient.

Aujourd’hui, Internet est devenu l’une des armes et l’un des outils du père du mensonge — déformant la vérité et tordant la religion. Les fausses nouvelles ont laissé le monde perplexe, ne sachant plus à qui ni à quoi se fier. Je suis sûr qu’il vous est arrivé de faire défiler TikTok, YouTube, Twitter ou d’autres réseaux sociaux en vous demandant si telle vidéo ou tel titre intrigant ou choquant était vrai ou non. Peut-être l’avez-vous partagé avec des amis, de la famille ou sur vos propres réseaux, pour vous retrouver gêné quelques heures ou quelques jours plus tard en découvrant que c’était une fausse nouvelle, ou un trucage de l’IA. Même en lisant ces lignes, vous vous demandez peut-être si ce sont vraiment mes mots ou l’œuvre de ChatGPT ou d’une autre application d’IA. Qui peut le dire, par les temps qui courent ?

Si l’on devait définir les fausses nouvelles, il s’agit tout simplement de désinformation ou de mésinformation présentée comme de l’information, où le faux est donné pour vrai par de prétendues « sources fiables ». L’intention est simple : tromper et égarer les lecteurs pour leur faire adopter l’agenda fixé par le créateur du mensonge. Cela peut prendre la forme d’histoires fabriquées, d’articles contraires à la déontologie ou de reportages sans aucun fondement factuel.

Les « pièges à clics », ou titres trompeurs destinés à faire sensation ou à exagérer le contenu d’un article ou d’une vidéo, sont monnaie courante dans la culture d’aujourd’hui. Les créateurs de contenu manipulent aussi les contenus, modifient de véritables articles de presse et sortent délibérément des propos de leur contexte pour déformer la vérité. La satire ou la parodie ont connu une montée en gamme, utilisant les derniers outils d’IA pour créer des « mèmes » ou altérer images et vidéos afin de diffamer ou d’humilier des personnes. On exagère aussi des catastrophes naturelles à l’aide de logiciels d’IA. Je suis sûr que beaucoup d’entre vous sont tombés un jour sur une « observation d’ovni » ou un « phénomène céleste » truqué par IA — saisissant au premier abord, jusqu’à ce qu’un ami vous donne un coup de coude en disant : « Allez, c’est une fausse vidéo. »

De même que « le temps s’accélère » au temps du Mahdi, les fausses nouvelles se propagent elles aussi rapidement — surtout sur les réseaux sociaux. Répandre de la désinformation aujourd’hui peut avoir des conséquences considérables sur l’opinion publique : cela façonne le discours politique et religieux, sape la confiance dans les sources d’information légitimes et, en fin de compte, la confiance envers quiconque publie du contenu en ligne. Après tout, dans le monde d’aujourd’hui, tout le monde peut être « influenceur », « expert » ou « journaliste » sur Internet. Et, plus alarmant encore, les mensonges et les logiciels d’IA deviennent chaque jour plus perfectionnés, et il est de plus en plus difficile de distinguer le vrai du faux.

Si Internet est ce qu’il y a de pire en matière de « fausses nouvelles », il a néanmoins contribué à révéler une autre menace pour la vérité : les « médias dominants ». Les grandes chaînes affirment « rechercher l’exactitude et l’intégrité journalistique » et, par le passé, le grand public tenait toujours leur parole pour l’étalon-or. Mais nombreux sont les exemples où des médias ont été vivement critiqués, voire condamnés, pour avoir propagé de la désinformation ou de fausses nouvelles. Qu’il s’agisse d’erreur humaine, de mensonge délibéré, de falsification d’informations, de contresens ou de sensationnalisme, les conséquences sont les mêmes pour ceux qui les subissent.

Chaque chaîne cherche la prochaine grande nouvelle de dernière minute, le prochain sujet qui générera le plus de vues, attirera le plus de regards et lui donnera l’avantage sur ses concurrents. Des chaînes comme CNN, Fox News, MSNBC, le New York Times et le Guardian, parmi tant d’autres dans cette nouvelle arène de gladiateurs, ont toutes été épinglées pour plusieurs des exemples ci-dessus et ont essuyé un lourd retour de bâton du public.

Un exemple frappant et dévastateur est la couverture par le New York Times de la période précédant la guerre d’Irak, lorsqu’il publia une série d’articles aujourd’hui tristement célèbres affirmant que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive. Ces articles, qui s’appuyaient largement sur des renseignements douteux et des sources peu fiables, ont contribué à bâtir l’argumentaire public en faveur d’une guerre qui serait ensuite jugée injustifiée. Des années plus tard, le Times a publiquement reconnu de graves manquements éditoriaux et un défaut de vérification ; mais le mal — des centaines de milliers de vies perdues et une région déstabilisée — était déjà fait. Cela reste l’un des échecs médiatiques les plus lourds de conséquences du XXIe siècle.

« Teflon Don » et la nouvelle ère des fausses nouvelles

Les responsables politiques et religieux ne sont pas étrangers aux « fausses nouvelles ». Des figures de premier plan dans le monde, comme le président des États-Unis Donald Trump, ont navigué avec soin sous la salve de balles tirées contre eux, au point qu’il a été surnommé par sa base « Teflon Don » — c’est-à-dire « à l’épreuve des balles » quand on lui tire dessus à coups de fausses nouvelles.

Capitalisant sur la frustration et la désillusion croissantes de nombreux Américains à l’égard des fausses nouvelles en ligne et surtout des médias dominants, le grand public en est venu à considérer les grandes chaînes d’information comme partiales et peu dignes de confiance. Personne, à notre époque récente, n’a autant rejeté publiquement des accusations en les qualifiant de « fake news » que Donald Trump. Et cela a trouvé un écho chez ses partisans, propulsant son ascension vers le pouvoir.

Lors de sa première campagne, pour la présidentielle de 2016, Trump qualifiait souvent les médias dominants de « fake news », une formule qui a résonné non seulement chez ses partisans, mais chez beaucoup de gens dans le monde. L’ascension de Trump s’explique en partie par sa capacité à exploiter les réseaux sociaux pour contourner les médias traditionnels et riposter à toute opposition, en qualifiant nombre d’allégations et d’accusations de « fake news ».

Les analystes politiques ont noté la manière dont Donald Trump a géré ce déferlement d’attaques, et il a beaucoup fait campagne, dans les derniers jours de la plus récente élection, sur des podcasts en ligne très suivis — plutôt que sur les médias dominants —, générant des centaines de millions de spectateurs de plus que les chaînes traditionnelles auparavant. Cela a propulsé Trump vers un second mandat qui semblait impossible, après qu’il eut été reconnu coupable de pas moins de 34 chefs d’accusation criminels.

La base de Trump ne se soucie plus de ce que disent les médias et se rassemble souvent autour de l’idée que « the Don » est une « victime des fake news », un récit qui n’a fait qu’accroître sa popularité chez ceux qui se sentent marginalisés par « l’establishment ». Désormais, même lorsqu’un témoignage véridique est livré, il est balayé comme une « fake news ».

En cette ère de tromperie, que l’on soit politique, religieux ou simplement désireux de se tenir informé de ce qui se passe dans le monde, il importe de relever toute hypocrisie, de quelque camp qu’elle vienne, chez ceux qui ont été victimes de « fake news ». Chaque fois qu’une information paraît contre eux, c’est une fausse nouvelle ; mais quand ils propagent une information contre leurs adversaires, on attend qu’elle soit tenue pour vraie. Les mensonges volent de toutes parts et de nombreux responsables politiques et religieux en sont victimes ; personne n’est épargné, et nous devons être vigilants et vérifier davantage avant de relayer des faits non confirmés ou venus de sources suspectes.

Le pouvoir des fausses nouvelles : une perspective historique

Si Donald Trump a popularisé le terme « fake news » aujourd’hui, le concept est depuis longtemps utilisé comme arme géopolitique. À travers l’histoire, les fausses nouvelles ont joué un rôle important dans la construction des récits lors de crises mondiales majeures : la guerre froide, l’Allemagne nazie, et l’apartheid aux États-Unis.

Pendant la guerre froide, qui s’étendit des années 1940 au début des années 1990, les États-Unis comme l’Union soviétique menèrent de vastes campagnes de propagande. En Amérique, « la peur rouge » attisa la crainte d’une infiltration communiste, tandis que des épisodes comme celui du golfe du Tonkin se révélèrent plus tard exagérés, ce qui entraîna un engagement militaire accru au Vietnam. Lors de la crise des missiles de Cuba, le gouvernement américain diffusa des informations de manière sélective pour rallier l’opinion publique contre les Soviétiques. De leur côté, les Soviétiques répandaient de la désinformation pour discréditer les intentions occidentales, finançant des « mouvements pour la paix » afin de se présenter en « champions de la paix ».

Une fausse copie du Times venue de Corée du Nord, avec de la propagande communiste à l’intérieur
Une fausse copie du Times venue de Corée du Nord, avec de la propagande communiste à l’intérieur

Dans l’Allemagne nazie, la propagande fut un outil central de manipulation de l’opinion publique. Les nazis se servirent d’événements comme « l’incendie du Reichstag », qu’ils imputèrent faussement aux communistes, pour justifier la suspension des libertés civiles. Ils propagèrent le mythe du « coup de poignard dans le dos », accusant faussement les juifs d’avoir trahi l’Allemagne lors de la Première Guerre mondiale, et présentèrent leur « programme d’euthanasie » comme un « meurtre par compassion » envers les personnes handicapées. L’« incident de Gleiwitz », mis en scène, fut une autre tactique destinée à justifier l’invasion de la Pologne.

Les fausses nouvelles sont aussi un outil de prédilection des fondamentalistes et des idéologues — ceux qui, dotés d’une vision du monde rigide et étroite, se sentent menacés par ce qui est différent. Ces acteurs agissent souvent avec un agenda précis, religieux, politique ou idéologique, et ils répandent de faux récits non pas simplement pour tromper, mais pour consolider leur propre camp en semant la peur, la division et la méfiance envers « l’autre ».

Un journal allemand sur l’incendie du Reichstag
Un journal allemand sur l’incendie du Reichstag

Plus récemment, pendant l’apartheid aux États-Unis, la désinformation servit à justifier la ségrégation raciale et la discrimination envers les Américains noirs. Cela passa par l’exagération des taux de criminalité chez les personnes noires et par la perpétuation du mythe du « violeur noir » pour attiser la peur. Les militants des droits civiques furent présentés comme des extrémistes, et de fausses informations sur le chaos qu’entraînerait la déségrégation scolaire furent répandues pour maintenir les hiérarchies raciales. Ces récits ont renforcé le racisme systémique et entravé les progrès vers l’égalité.

Une affiche de propagande raciste
Une affiche de propagande raciste

Le gouvernement américain, à travers des agences comme le FBI, a déployé de vastes campagnes de désinformation et de fausses nouvelles contre le Dr Martin Luther King Jr., pour tenter de saper sa crédibilité et le mouvement des droits civiques. Parmi les accusations sans fondement figurait celle de liens communistes, et il y eut d’importantes opérations de surveillance et d’écoute de ses communications. Ceux qui s’en souviennent connaissent la tristement célèbre « lettre au suicide », envoyée pour l’intimider au sujet de sa vie privée. Le FBI exagéra les intentions de King, affirma que son mouvement était impliqué dans la violence et qualifia ses membres de « radicaux » plutôt que de les reconnaître comme un mouvement pacifique. Il fit courir des rumeurs sur son orientation sexuelle, parmi bien d’autres fausses nouvelles calomnieuses et diffamatoires.

Cela rappelle avec force que les fausses rumeurs et les fausses nouvelles servent depuis longtemps d’outils délibérés pour réduire au silence ou discréditer les mouvements qui contestent l’ordre établi. Quand des individus ou des groupes commencent à déplacer la conscience publique ou à menacer des structures de pouvoir bien installées, la désinformation devient une arme — conçue non seulement pour semer la confusion, mais pour détruire des réputations, isoler des dirigeants et briser un élan collectif.

Ces agissements du gouvernement américain révèlent jusqu’où le FBI et les médias dominants étaient prêts à aller pour discréditer un homme de bien à une époque sombre de l’histoire, et pour briser le mouvement des droits civiques en Amérique.

Le danger croissant de l’IA et des « deepfakes »

L’intelligence artificielle a elle aussi changé à jamais le paysage médiatique. Ce que l’on appelle désormais les « deepfakes » conduira bientôt à remettre en question toute image, vidéo ou bande sonore que l’on croise en ligne, et cela bouleversera le monde de la politique, de la religion et de l’information générale d’une manière jusqu’ici inimaginable. Des images retouchées aux sons et vidéos fabriqués, ces outils de tromperie sont employés par des amateurs comme par des professionnels, jeunes et vieux — juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes, hindous et athées, par tout le monde. Très franchement, les gens ne peuvent plus se fier à leurs yeux ni à leurs oreilles, et ils ne peuvent plus faire confiance à l’information publiée en ligne. Même les chrétiens se rendent compte que leur discernement ne suffit pas à les mener à travers l’océan sombre et déchaîné des mensonges jusqu’aux perles de vérité déposées au fond.

Les « deepfakes » constituent l’une des évolutions les plus alarmantes dans le domaine des fausses nouvelles. Ces vidéos, images et bandes sonores hyperréalistes générées par IA ont fait irruption sur la scène et peuvent manipuler la réalité d’une manière sans précédent. Les deepfakes ont le pouvoir de créer des situations où des dirigeants du monde semblent se trouver dans des positions compromettantes ou dire des choses controversées, alors même qu’ils n’étaient jamais présents sur les lieux et n’ont jamais prononcé ces mots.

Cette technologie représente une menace considérable pour la sécurité nationale et les relations diplomatiques, car elle permet de fabriquer la réalité, ce qui pourrait attiser la violence, la division et ruiner les relations diplomatiques.

Voici un exemple récent de ce qu’on appelle un « deepfake », où un logiciel d’IA met littéralement dans la bouche de Donald Trump des mots qu’il n’a jamais prononcés — et cela paraît et sonne très vrai. Moi-même, venant du monde des médias depuis plus de dix ans, j’en ai parlé avec l’un de mes amis et collègues, Taymour El-Alfy, qui est dans les médias depuis près de vingt ans. Il en a convenu : la vidéo que vous allez voir pourrait aisément passer inaperçue auprès de la majorité des gens, sans qu’ils se rendent compte qu’il s’agit d’un « deepfake ».

Imaginez maintenant : si cette vidéo ne portait pas la mention « deepfake » à la fin, que feraient dès à présent les millions de prétendus « journalistes d’investigation ou documentaristes » qui tomberaient sur une vidéo pareille ? En quelques heures, il y aurait des milliers de publications sur les réseaux sociaux, et en quelques jours à peine, des podcasts et des documentaires seraient mis en ligne pour commenter les dernières paroles de Donald Trump. Mais en réalité, c’est une fausse nouvelle… des mensonges ; c’est tout simplement faux.

Cet exemple montre avec quelle facilité on peut manipuler l’image et la voix d’une personnalité publique. Il y eut aussi un « deepfake » de l’ancien président Obama, resté célèbre sous le nom de « The New World Order », qui est passé sous bien des radars et s’est répandu dans le monde entier. Les implications d’une telle technologie sont profondes. À mesure que la technologie des deepfakes devient accessible, le potentiel d’abus grandit, posant d’urgentes questions de régulation et de responsabilité.

Partout dans le monde, de nombreux responsables politiques et religieux ont subi de plein fouet des attaques par deepfake. Alexandria Ocasio-Cortez et d’autres femmes politiques ont été visées par des « attaques pornographiques par deepfake ». Alexandria a déclaré à Rolling Stone : « Numériser une humiliation violente, c’est comme un viol physique », et elle a averti que « des gens vont se suicider à cause de cela ». Elle est l’une des centaines de milliers de femmes qui en ont souffert.

Il existe en ligne un mouvement grandissant où des utilisateurs déforment vidéos, images et bandes sonores de personnalités politiques connues — ce qu’on appelle des « deepfakes » — et publient ces contenus à la vue du monde entier. Les complotistes, prompts à se saisir des « dernières et plus grandes histoires », récupèrent ces contenus et les recyclent ; et avant qu’on ne les repère et ne les réfute, le mal est fait.

L’Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense a déjà mis au point des technologies pour identifier ces deepfakes et a déclaré : « Nous sommes entrés dans un monde nouveau où il va être difficile de savoir comment croire ce que nous voyons. » Mais comme on le voit à cet aveu du gouvernement américain et à celui des experts de cette technologie, quelle que soit la réponse, les « deepfakes » et les « fausses nouvelles » en général sont quasiment impossibles à arrêter. Les faux témoignages de notre temps, qu’ils passent par le texte, l’image, la vidéo ou le son, sont la nouvelle réalité avec laquelle nous devons tous vivre aujourd’hui.

L’ère de la tromperie : les fausses nouvelles au temps du Mahdi

Les fausses nouvelles sont littéralement devenues une épidémie numérique en cette ère de la technologie. Il avait été prophétisé par Mohammed et la famille de Mohammed que le Mahdi apparaîtrait en cette ère de tromperie, où l’injustice, le mensonge et les faux témoignages sévissent. Le rôle du Mahdi est de nous ramener tous à la vérité et d’établir la justice et l’équité sur la terre. Il exposera la tyrannie et le mensonge et établira l’État Juste Divin. C’est le rôle qu’a tenu jusqu’ici le Mahdi Aba Al-Sadiq Abdullah Hashem. Aba Al-Sadiq signifie littéralement « le Père de la vérité ».

Il dénonce depuis plus d’une décennie la fausseté des tyrans et des savants inactifs, et pourtant des milliards de personnes demeurent sous l’emprise du grand trompeur, ce système de l’Antéchrist, qui propage ses mensonges au reste du monde.

Nous sommes à l’heure du Mahdi. L’Imam Jaffar Al-Sadiq a dit :

« En vérité, au temps du Qa’im (le Riser, le Mahdi), le croyant à l’est verra son frère à l’ouest, et le croyant à l’ouest verra son frère à l’est. »Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 52, p. 391, hadith 213

Jamais le monde n’a été aussi connecté qu’aujourd’hui. L’information est littéralement au bout de nos doigts, et la communication mondiale entre des personnes de toutes fois et de tous horizons se fait en un clin d’œil.

Il existe aussi des traditions des Ahlul Bayt qui évoquent le Mahdi « parlant depuis sa place, tandis que le monde entier le verra ». Une autre tradition et prophétie dit que le Mahdi « entrera dans les maisons comme la chaleur et le froid ». Même si cela ne se comprenait pas à l’époque, les applications de messagerie et les plateformes comme YouTube, Facebook, TikTok, Instagram, d’autres réseaux sociaux et la télévision par satellite ont rendu possible que le Mahdi Aba Al-Sadiq Abdullah Hashem parle depuis sa place et que le monde entier puisse le regarder ; et il entre assurément dans des centaines de millions de foyers à travers le monde comme « la chaleur et le froid ».

L’Imam Jaffar Al-Sadiq nous a laissé une tradition puissante au sujet du temps du Mahdi. Il nous a avertis que les rois, les ministres, le grand public, les récitateurs du Coran et les faux témoins mentiraient et transgresseraient contre la vérité. Il a dit :

« La longanimité sera prise pour de la faiblesse et l’oppression sera considérée comme un motif de fierté. Les rois et les gouvernants seront des pécheurs et des transgresseurs. Les ministres seront des menteurs. Le grand public sera malhonnête. Les récitateurs du Coran seront des transgresseurs. Le faux témoignage sera accepté. Les péchés seront commis ouvertement. Porter de fausses accusations deviendra chose commune. Le péché et la rébellion seront répandus. Les gens mauvais seront honorés. Des témoins témoigneront sans qu’on le leur demande, et d’autres gens, sans reconnaître la vérité et hors de la religion, réfléchiront profondément et témoigneront. Ce bas monde passera avant l’au-delà. »Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 52, chapitre 30, hadith 26

Nous voyons clairement, d’après Jaffar Al-Sadiq, qu’au temps du Mahdi les rois et les tyrans au pouvoir seront des menteurs et des transgresseurs. Leurs ministres feront la propagande de leurs faux royaumes, mentiront et feront n’importe quoi pour conserver leur pouvoir. Le grand public vivant sous ces systèmes tyranniques sera non seulement trompé, mais malhonnête, et il aidera les tyrans à abuser les masses et à resserrer leurs entraves, empêchant le public de briser les chaînes du mensonge et de la tromperie, et le tenant éloigné de la vérité en l’asservissant par la peur de l’assassinat de réputation et de la mort.

Jaffar Al-Sadiq a aussi averti que « le faux témoignage » serait acceptable pour tous et diffusé comme vérité. Ne le voyons-nous pas constamment aujourd’hui ? Des créateurs de contenu ou de prétendus journalistes publient une fausse nouvelle en ligne et, sans la moindre vérification, des influenceurs reprennent cette information et la recyclent pour faire sensation sur leurs plateformes, générer plus de vues, flatter leur orgueil, obtenir leur dose de dopamine et attirer à eux plus d’abonnés — et cela parce qu’ils vivent pour ce monde et non pour l’au-delà.

La tradition dit que « des témoins témoigneront sans qu’on le leur demande… », et cela se produit à une échelle réellement incalculable, en ligne comme dans les médias dominants. Partout sur Internet et sur les chaînes d’information, des gens surgissent pour livrer de faux témoignages, par goût de l’attention, pour acquérir un statut, pour assassiner la réputation d’une personne ou d’une organisation, voire pour toucher une compensation financière. Pire encore, les paroles de Jaffar al-Sadiq nous avertissent que les gens « réfléchiront profondément » à cela et le tiendront pour vrai, sans vérifier l’information, puis sortiront à leur tour « témoigner » en s’appuyant sur ce faux témoin comme sur une « source fiable ».

Le prophète Mohammed a dit : « Avant l’avènement du Mahdi, il y aura des années de tromperie où le menteur sera cru, le véridique tenu pour menteur, le traître jugé digne de confiance et l’homme de confiance tenu pour traître. Les Ruwaybidah parleront. » On lui demanda : « Qui sont les Ruwaybidah ? » Il répondit : « Les insensés qui parleront des affaires publiques. »Sunan Ibn Majah

Comment résumer ces années de tromperie et ces insensés du temps du Mahdi, où « le menteur sera cru » et « le traître jugé digne de confiance » ? En deux mots : « fausses nouvelles ». Combien d’insensés voyons-nous monter dans les chaires modernes des institutions religieuses, des tribunes politiques ou des forums en ligne, pour déverser haine, ignorance, mensonges et fausses nouvelles ?

Le Commandeur des véridiques et Prince des croyants, l’Imam Ali ibn Abi Talib, a dit que l’assassinat de réputation est pire que la mort physique, et toute victime des mensonges numériques ou médiatiques peut en témoigner. Et tandis que certains souhaitent être morts, d’autres finissent réellement par mettre fin à leurs jours à cause du « journalisme » irresponsable et contraire à la déontologie de prétendus journalistes et influenceurs. Il y a cependant ceux qui, fidèles et justes, se tiennent pour la vérité, quel que soit le nombre de ceux qui s’y opposent, quelle que soit la violence de la tempête ; ils cherchent la vérité et s’en servent comme d’un phare au milieu d’une nuit noire, sur un océan déchaîné de mensonges et de propagande. Car ils savent que, quels que soient les mensonges des ennemis, « quoi qu’ils fassent, ils ne font que préparer la voie à l’héritier ».