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L’Iran ne représente pas l’Imam Mahdi

Texte lu en français

Les savants islamiques et le gouvernement corrompu de l’Iran ne représentent pas l’appel de l’Imam Al-Mahdi.

Par Nima Firouzi · Traduit de l’anglais

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Ali Khamanei

La majorité des Iraniens, en Iran comme hors d’Iran, ne sont pas religieux ou se sont considérablement éloignés de l’islam. Beaucoup se sont convertis au christianisme, tandis que d’autres ont entièrement abandonné la croyance en Dieu et sont devenus athées. Né en Iran et élevé en Allemagne dans un foyer iranien relié à la communauté iranienne locale, je comprends le profond malaise associé à l’islam et à ses origines.

Beaucoup d’Iraniens de la diaspora ont subi de graves traumatismes — familles déchirées ou exécutées, sévices personnels et autres formes de cruauté —, souvent accompagnés des cris de leurs oppresseurs lançant les noms de « Mohammed, Ali, Fatima » ou de « Hassan, Hussain ». Cela a conduit à une perception négative omniprésente de l’islam chez les Iraniens, qui ont le sentiment que leur identité iranienne, leurs valeurs et leur religion originelle ont été usurpées de force par les traditions arabes, à commencer par la conquête brutale de l’Iran par Omar entre 642 et 651 apr. J.-C. Après une période de modernisation et d’occidentalisation entamée dans la première moitié du XXe siècle, l’Iran a connu une seconde invasion islamique, ironiquement provoquée par le peuple iranien lui-même et par des puissances étrangères en 1979. Mais il a été trahi. Les savants qui promettaient de libérer l’Iran de l’oppression et d’établir un « État divin juste » où les besoins élémentaires — eau, gaz et autres produits essentiels — seraient fournis par l’État se sont révélés n’être rien de plus qu’un cheval de Troie, une bulle qui a éclaté dès leur arrivée au pouvoir.

Font-ils vraiment tout cela pour Mohammed ?

Après la brutale conquête arabe, beaucoup au Moyen-Orient ont vu la religion de Mohammed comme satanique par nature, surtout parce que l’empire arabe imposait la conversion par l’épée et ne montrait pas trace, dans son comportement, de la morale et des manières des Ahlul Bayt. Ce n’est qu’avec le martyre de l’Imam Hussain que les cœurs ont commencé à changer, les gens comprenant que ces oppresseurs n’agissaient probablement pas au nom de Mohammed. Avec le temps, le ressentiment profondément ancré des Perses envers les Arabes et leur conquête a conduit beaucoup d’entre eux à accepter l’islam, mais seulement sous la Wilayat (la tutelle) de l’Imam Ali. Ils pouvaient s’identifier à la souffrance de la famille de Mohammed, opprimée, tuée et torturée par les gouvernants arabes. Un récit semblable se trouve dans la légende du héros perse Kaveh Ahangar, qui se leva contre la tyrannie de Zahhak. La mentalité perse était encore fortement influencée par de telles histoires mythologiques. Aussi, lorsque les prophéties islamiques annoncèrent la victoire de la maison de Mohammed, cela apporta une lueur d’espoir. Pour les Perses, cette espérance représentait une lumière au bout du sombre tunnel que l’histoire islamique avait dessiné pour le Moyen-Orient, et leur donnait quelque chose à quoi se tenir.

L’Occident a renforcé le pouvoir des savants en Iran

À la fin du XIXe siècle, les Britanniques ont rapidement compris que le pétrole supplanterait le charbon comme source d’énergie principale à long terme. Ils ont passé un accord avec le roi iranien, s’assurant 84 % des revenus pétroliers et n’en laissant que 16 % à l’Iran. La classe dirigeante de l’époque, souvent enivrée d’opium et n’ayant guère d’usage du pétrole au-delà du remplissage de ses lampes d’Aladin, ne s’est pas sentie menacée par cet arrangement, d’autant que la région iranienne du Khouzistan flottait pratiquement sur le pétrole. Les Britanniques, en revanche, ont mesuré l’immense richesse tirée de cet accord et étaient résolus à maintenir leurs revenus à tout prix. Pour ce faire, ils ont joué la stratégie du diviser pour régner, en manipulant monarques et politiciens afin de réprimer le désir de démocratie du peuple iranien, qui a resurgi plusieurs fois au cours des cent dernières années de l’histoire de l’Iran.

Khomeini revient de France
Khomeini revient de France

Cette aspiration démocratique entrait en conflit avec les intérêts de l’Occident, qui craignait une nationalisation du pétrole, dont les revenus seraient alors entièrement affectés à des fins nationales au lieu du partage standard à 50/50 finalement négocié entre l’Iran et l’Occident. Cette perspective inquiétait vivement les Britanniques comme les Américains, qui voyaient leurs intérêts menacés. Le conflit d’intérêts dans le pays et au dehors s’est aggravé, tandis que le peuple iranien prenait de plus en plus conscience de l’exploitation de ses ressources par l’Occident.

Les puissances occidentales n’ont pourtant pas lâché prise. Les clercs, farouchement opposés à la démocratie sous toutes ses formes, sont devenus de plus en plus importants pour les intérêts occidentaux. Cela a conduit à un soutien considérable à Khomeini, qui a été aidé à accéder au pouvoir avec l’appui de l’Occident. Mais, une fois Khomeini devenu dirigeant de l’Iran, il a complètement renversé sa position, trahissant tout ce qu’il avait promis aux puissances occidentales. Malheureusement, ce ne sont pas seulement les Occidentaux qui ont assisté au retournement de Khomeini : son propre peuple s’est aussi senti trahi, tandis qu’un poing de fer s’abattait sur les Iraniens, laissant derrière lui une nation traumatisée.

Le pouvoir est au savant ? Depuis quand ?

Après l’occultation du 12e Imam, Mohammed ibn Hassan al-Askari, s’est ouverte une période d’incertitude et de ténèbres. Les partisans des Ahlul Bayt sont restés désorientés, ne sachant qui suivre après la disparition de l’Imam. En réponse à cette confusion, ils ont élaboré une notion qui est devenue ce qu’on appelle aujourd’hui « la tutelle du savant », ou « Welayat-e Faqih » en arabe. Cette notion a pris une importance considérable en Iran, en particulier parce qu’elle est devenue le fondement de la dictature du Grand Ayatollah, qui gouverne le pays en affirmant qu’il s’effacera à la réapparition du 12e Imam.

L’idée de « Welayat-e Faqih » n’est pourtant pas propre à l’Iran : c’est une pratique courante dans les communautés chiites du monde entier. Faute d’Imam présent, mais avec l’idée que « quiconque meurt sans connaître l’Imam de son temps mourra de la mort de l’ignorance », les communautés chiites ont placé leur tutelle entre les mains des savants. Ces savants sont vus comme des intermédiaires entre la communauté et le 12e Imam, bien qu’aucun d’eux n’ait de contact direct avec lui. Des rumeurs persistent néanmoins dans la communauté au sujet de certaines personnes qui rencontreraient le 12e Imam derrière des portes closes.

Quiconque se dit chiite est censé choisir un « Marja-i Taqlid », ou « source d’imitation » : un savant à imiter pour accomplir correctement les pratiques et les rites religieux. Lorsqu’on demande comment choisir un Marja, les gens répondent souvent : « le plus savant ». Cette réponse laisse souvent perplexe, car déterminer qui est le savant le plus savant peut être une tâche écrasante. De plus, la croyance est répandue que, sans Marja choisi, les actes d’adoration ne sont pas acceptés, ce qui renforce encore l’idée que « quiconque meurt sans connaître l’Imam de son temps mourra de la mort de l’ignorance ». Ainsi, le Marja choisi devient, pour cette personne, l’Imam du temps. Le véritable problème surgit lorsque cette notion conduit à élever ces savants à un statut semblable à celui des 12 Imams. Selon les hadiths, les seules figures dont l’absence rend tous les actes irrecevables sont les 12 Imams. En plaçant le Marja dans une telle position, on élève ces savants à un rang traditionnellement réservé aux Imams, ce qui conduit à cette catastrophe théologique.

L’Imam Ja’far Al-Sadiq a dit : « … Quant à ceux, parmi les jurisconsultes, qui se gardent eux-mêmes, qui préservent leur religion, qui s’opposent à leur désir et qui obéissent à leur (Mawla) Maître, alors il revient aux gens du commun de les imiter… »Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 2, p. 88

Des déclarations de ce genre sont souvent invoquées à l’appui de leur position, mais la dernière partie de la seconde déclaration est d’ordinaire laissée de côté lorsque les savants parlent de leur propre rôle.

« Et ils (les jurisconsultes) sont plus nuisibles aux faibles de nos chiites que l’armée de Yazid ne le fut à Hussain fils d’Ali (psl) et à ses compagnons, ou bien ils leur prennent leurs vies et leurs biens… Et ces savants mauvais, qui prétendent nous être loyaux et être hostiles à nos ennemis, font entrer le doute et la « Shubha » (ce qui ressemble à la vérité) chez les faibles de nos chiites, de sorte qu’ils les égarent et les empêchent d’atteindre la véritable vérité. »Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 2, p. 88

Ils trouvent très peu de quoi prouver et interpréter de force leur thèse, alors que l’opposition dispose d’un océan de narrations.

Abu Dhar a dit : « J’étais un jour avec le Prophète (psl) et je l’ai entendu dire : “Il y a une chose que je crains pour mon Oumma plus que le Dajjal.” C’est alors que j’ai pris peur, et j’ai dit : “Ô Rasool Allah ! Quelle est cette chose ?” Il (psl) dit : “Les savants égarés et fourvoyés.” »Musnad Ahmed ibn Hanbal, Ahmed ibn Hanbal, partie 5, p. 145, 21334-21335

Nous pourrions continuer ainsi indéfiniment, mais la réalité est que nous n’avons même pas besoin d’aller si loin. Une simple question comme « Qui vous a donné l’autorité de vous élever à de telles positions ? » devrait suffire à faire éclater leur construction trompeuse. S’ils se donnent des titres comme « Hujjatullah » (la Preuve d’Allah) et « Ayatullah Al-Uzma » (le Plus Grand Signe d’Allah), qui sont les titres du noble Imam Ali ibn Abi Talib, alors ils doivent fournir la preuve de telles prétentions. Sans compter qu’ils ont transformé la position honorée d’Ali auprès d’Allah en un simple titre juridique. Dans quelle Écriture sainte sont-ils mentionnés ? Où est le commandement de leur obéir comme à nos tuteurs ? Quand les Ahlul Bayt ont-ils jamais dit que ces savants posséderaient un pays à remettre au 12e Imam lors de sa réapparition ? Dans quelle narration divine trouve-t-on que les savants sont l’autorité ultime en religion, sans être accompagnés d’un prophète ou d’un messager qui serve de source vivante à leur foi ? L’audace absolue a été manifestée par le premier Guide suprême de l’Iran, qui a déclaré :

« Préserver la République islamique est plus important que préserver un seul individu, quand bien même cet individu serait l’Imam du Temps. »

Cette déclaration hardie et sans fondement implique qu’ils écarteraient même le 12e Imam pour préserver leur État, imposant de fait des limites à l’Imam Mahdi en laissant entendre qu’il doit accepter leur État et le maintenir intact, faute de quoi il serait jugé inutile pour le monde islamique. Mais que se passe-t-il si l’Imam Mahdi entend détruire et effacer le système actuel de l’Iran ? Ce raisonnement conduit au rejet de quiconque se dit le Mahdi, à moins qu’il ne surgisse de leurs propres rangs. Et, lorsqu’on les interroge, ils affirment qu’il reste encore longtemps avant sa réapparition. C’est un acte honteux, qui ravale les Ahl ul-Bayt à une position impuissante. Qu’ils nomment Khaybar, Zulfiqar, Moharram ou Qaim autant d’armes produites en Iran ne change rien au fait qu’ils ne témoignent de leur loyauté au 12e Imam que lorsqu’elle s’accorde à leurs intérêts.

La parole de l’Imam Ali : « Vous savez bien que je mérite le califat plus que quiconque. Par Dieu, tant que les affaires des musulmans demeurent en ordre et qu’il n’y a d’oppression que contre moi-même, je continuerai de faire preuve de patience », est affichée en bonne place sur la page d’accueil de Khomeini, l’attribution étant trompeusement rapportée à lui-même. Pour les partisans de Khomeini qui osent placer cette figure corrompue — qui a même toléré, dans son enseignement, les caresses faites aux enfants — au même niveau que l’Imam Ali, voici une leçon : le califat est accordé soit directement par Allah, soit par le testament ou la prophétie d’un messager. En réalité, Khomeini a opprimé et tué injustement beaucoup de gens, éloignant de l’islam d’innombrables Iraniens, en Iran et hors d’Iran, et ne leur laissant que la haine de tout ce qui est associé à la religion. Si l’État iranien revendique un califat, sans employer explicitement le terme, il manque à en soutenir la véritable essence.

Une sainte machine à imprimer de l’argent

Les savants d’Iran n’apportent rien que des pratiques traditionnelles, des récits, l’émission de fatwas (décisions ou interprétations formelles sur des points de droit islamique), des instructions sur la manière de prier, des règles pour le jeûne du Ramadan et, surtout, la collecte du Khums (un cinquième du revenu de tout musulman, à moins qu’il ne soit pauvre, qui doit être versé à l’État de l’islam) et de la Zakat (une part déterminée de la richesse donnée chaque année à des causes charitables). Ces savants avides d’argent ne sont pas venus améliorer le monde comme l’ont fait les prophètes et les messagers. Ils affirment réserver une part de l’argent collecté pour la réapparition du 12e Imam, tout en prenant, en attendant, ce dont ils ont besoin pour leur propre vie et en distribuant le peu qui reste aux croyants pauvres et à l’État. Quiconque connaît le train de vie de ces savants et l’état des pays où ils résident devrait reconnaître cette affirmation comme un mensonge. S’ils étaient véritablement les représentants du 12e Imam, ils établiraient un état divin et juste ; or tout ce que nous voyons venir d’eux est l’oppression.

Il y a actuellement une cinquantaine de Marja-i Taqlid dans le monde, les plus éminents étant Ali Khamenei et Ali Sistani — l’un dirigeant l’Iran, l’autre dirigeant les chiites d’Irak, avec des partisans dans le monde entier. Une série documentaire iranienne bien connue, sortie il y a 14 ans et signée du réalisateur iranien Mohsen Makhmalbaf, contient des informations divulguées par un employé de la maison de Khamenei. Elle détaille la journée de ce puissant Marja, ainsi que ses préférences alimentaires et ses activités de luxe. Il possède 100 chevaux évalués à 40 millions de dollars, avec des cabines spéciales conçues pour les transporter par avion. Du caviar de la mer Caspienne, de la viande de faisan de Colchide de Chiraz, de la viande d’autruche et de la viande de caille apparaissent fréquemment sur sa table. Il possède une collection de 200 pipes valant 2 millions de dollars, la plus chère coûtant 250 000 dollars. Il possède aussi 300 bagues, la plus chère étant évaluée à 500 000 dollars, et une collection de 170 cannes, dont beaucoup sont des antiquités, estimée en tout à 1,2 million de dollars. La liste continue : plans d’évacuation coûteux, cortège de médecins rémunérés qui le suivent partout, clinique souterraine sous sa maison. Il a même un humoriste et des poètes attitrés. Il possède une collection de 120 robes qui ne sont rien d’autre que des costumes imitant la tenue du Prophète Mohammed, d’une valeur de 400 000 dollars, la plus chère coûtant 30 000 dollars.

Cela ressemble-t-il à quelqu’un qui représente le Prophète Mohammed en notre temps ? Sistani, de son côté, est une figure recluse, presque jusqu’au retrait complet de la vie publique. Cela ne fait qu’alimenter les rumeurs à son sujet, en lui donnant un air de mysticisme et en suggérant des liens avec le 12e Imam. Je n’ai jamais même entendu sa voix. Il a pourtant été la force motrice des élections en Irak, faisant voter ses partisans pour le parti actuellement au pouvoir — un processus complètement non islamique et, du point de vue chiite, entièrement haram.

Sistani exerce une influence considérable sur la communauté chiite d’Irak, le plus grand groupe religieux du pays. Le Washington Institute for Near East Policy a publié en 2006 une étude intitulée « The Last Marja », où il est dit :

« Les estimations les plus exactes de la fortune de Sistani indiquent que son revenu annuel se situe entre 500 et 700 millions de dollars, et que ses actifs dans le monde dépassent 3 milliards de dollars. »

Comment un dirigeant religieux peut-il vivre ainsi quand, selon le ministère du Plan, « 25 % des Irakiens — 11 millions de personnes — vivent sous le seuil de pauvreté », comme le rapporte « The Media Line » ? Quand avez-vous jamais entendu parler d’une autorité religieuse divisée entre 50 hommes, dont aucun ne peut véritablement revendiquer la supériorité parce qu’ils n’ont aucun contact avec le véritable dirigeant de leur foi ? Où ils divergent en jurisprudence ? Où l’on ne peut atteindre cette position qu’après avoir atteint un certain âge, un certain grade savant et avec l’accord d’autres qui y sont déjà parvenus ? Dans ce système corrompu, celui qui a le plus de partisans gagne le plus d’argent et monte en rang dans le monde chiite. Comme me l’a dit un jour un bon ami : « Même la Mafia travaille pour son argent, mais ces gens-là ne font absolument rien et gagnent des sommes énormes. »

En outre, les savants ordinaires reçoivent un salaire de l’État iranien — et pas seulement les savants d’Iran, mais aussi les étudiants et savants importés qui viennent promouvoir leur cause —, tandis que le reste du pays se noie dans la pauvreté. Une autre source de revenus importante est constituée par les sanctuaires des Imams et de leurs proches, où les croyants vont en pèlerinage et donnent de l’argent pour la chance et l’exaucement de leurs prières. Où va cet argent ? Personne ne le sait vraiment. Mais il est probablement dépensé à la décoration fastueuse des sanctuaires, afin que les pèlerins soient saisis par leur beauté et continuent de venir — et, bien sûr, aux savants de l’islam. Le sanctuaire de l’Imam Ridha à Mashhad, en particulier, génère 571 millions de dollars de revenus par an, rien qu’avec les dépenses des pèlerins. On dit aux gens de venir aux sanctuaires demander l’intercession des Imams lorsqu’ils sont malades, dans l’espoir d’être guéris de leurs maux. Mais, lorsqu’ils sont eux-mêmes malades, ils recherchent les meilleurs médecins, quel qu’en soit le coût.

La pauvreté en Iran aujourd’hui
La pauvreté en Iran aujourd’hui

Au vu des conditions désastreuses en Iran et en Irak, où les gens ont peine à subvenir à leurs besoins élémentaires, il est écœurant de penser que ces États profitent tant sur le dos des individus les plus généreux et les plus désintéressés qui aient jamais vécu. Partout en Iran, ils ont bâti de petits sanctuaires pour les membres de la maison de Mohammed, où les gens donnent aussi leur argent à une cause « divine ». Et n’oublions pas le sanctuaire grandiose qu’ils ont bâti pour le premier dirigeant de l’Iran, Khomeini. L’hypocrisie se poursuit avec l’installation d’agences, d’hôtels et l’approbation savante de la prostitution autour des sanctuaires des Imams, au nom du mariage temporaire islamique (Mut’ah). Cela a conduit à surnommer la ville de Mashhad, où se trouve le sanctuaire du 8e Imam, la « Thaïlande du Moyen-Orient ». Ils y ont même bâti un parc aquatique énorme pour le divertissement des pèlerins et des touristes sexuels. L’installation de telles choses coûte des sommes énormes, et pourtant il ne semble jamais y en avoir assez pour les pauvres.

Honte extrême sur ceux qui devraient savoir mieux

Faute de preuve solide à l’appui de leur position, ces gens en viennent à médire des membres de la Religion ahmadie de la paix et de la lumière, malgré les preuves écrasantes contenues dans les narrations. La reconnaissance d’Ahmad Al Hassan comme le Yamani et d’Aba Al-Sadiq comme le Qaim est si bien étayée qu’elle pourrait remplir un livre entier. La désignation divine par le testament du Prophète Mohammed, la connaissance capable de transformer le monde en paradis et la bannière « L’allégeance est à Dieu » devraient suffire à croire.

Ces gens devraient plutôt porter un regard sans complaisance sur leurs propres pays, en particulier l’Iran, qui souffre du plus fort taux de toxicomanie de la planète, avec des drogues qui inondent les rues, du plus fort taux d’inflation du monde et du plus fort taux de conversion à d’autres religions parmi les pays musulmans. Tout cela est dû aux actes mauvais de leurs dirigeants, qui sont des loups déguisés en brebis, confrontés chaque jour à la réalité des Ahlul Bayt, dont on pourrait soutenir qu’ils devraient savoir mieux que ce que leurs mains produisent. Ces dirigeants ont provoqué des guerres dans tout le Moyen-Orient, détruit des vies et laissé leur propre peuple affamé tout en déversant des milliards dans l’armement et dans leurs propres poches. Ils n’ont rien appris des Ahlul Bayt et ne les ont jamais véritablement aimés. S’ils les avaient aimés, leurs actes parleraient plus fort que leurs paroles. Se dire partisan des Ahlul Bayt comporte des responsabilités, dont la première est la compassion et le soin de son prochain. À parler avec toutes sortes d’Iraniens — épris de paix, intellectuels ou militants des droits humains —, tous disent la même chose : « Il n’y a pas de négociation possible avec cette bande de savants ; le seul moyen de nous en débarrasser est la force. »

L’Imam Ja’far Al-Sadiq a dit : « Lorsque le Qa’im (le Mahdi) se lèvera, il n’y aura entre lui et les Arabes et les Perses que l’épée ; il la prendra par l’épée et la donnera par l’épée. »Bihar Al-Anwar, Al-Allamah Al-Majlisi, vol. 52, p. 389
L’Imam Ahmad Al-Hassan a dit : « Avez-vous interrogé la famille du Prophète au sujet des savants des temps de la fin, avant d’interroger les savants des temps de la fin au sujet de la famille du Prophète ? »