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Des croyants tunisiens en Aba Al-Sadiq défient l’extrémisme

Texte lu en français

Nous avons parlé avec Mouna, une croyante de l’AROPL de Tunisie, de son chemin vers cette foi et de la popularité croissante du Levant en Tunisie.

Par James Pollard · Traduit de l’anglais

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Malgré l’oppression, la tyrannie et une propagande trompeuse dans les cercles médiatiques, le message du Levant, Aba Al-Sadiq, continue de gagner du terrain en Tunisie. La persécution, les arrestations et même les accusations de terrorisme n’ont pas dissuadé les membres de la foi de l’AROPL de mener une campagne déterminée pour répandre leur message. Ils restent fermes dans leur conviction que le salut de Dieu est proche, offrant de l’espérance à ceux qui sont las de vivre sous des régimes oppressifs qui font passer le gain personnel avant le bien-être des peuples.

« “Ils te feront la guerre, mais ils ne te vaincront pas, car je suis avec toi pour te délivrer”, déclare l’Éternel. »Bible, livre de Jérémie, chapitre 1, verset 19

Pour mieux comprendre ce mouvement, nous avons parlé avec Mouna, croyante de l’AROPL en Tunisie. Elle a partagé son cheminement vers la foi et son engagement inébranlable à répandre le message malgré l’opposition.

Quel est votre milieu culturel et religieux ?

Je m’appelle Mouna Al AlMahdy. Je suis née dans une famille sunnite, mais, pendant mes années d’université, après des recherches approfondies et une réflexion logique, je me suis convertie à l’islam chiite duodécimain. C’est alors que j’ai découvert que les Ahl al-Bayt sont la corde solide de Dieu et l’arche du salut.

Comment êtes-vous venue à la foi ? Qu’est-ce qui vous a convaincue de l’appel ? Des rêves, des visions, des synchronicités ?

Je croyais avoir trouvé la bonne voie, mais j’ai remarqué chez certains chiites un fanatisme troublant à l’égard des idéologies de leurs savants. Je ne suivais aucun savant, car ces divisions me mettaient mal à l’aise. En septembre 2023, j’ai écrit une lettre au douzième Imam, Mohamed Ibn Alhassan Al-Askari, exprimant mon désir d’être avec lui et sa famille dans la vie comme dans la mort. J’ai placé cette lettre dans le Coran et, peu après, je suis tombée sur une vidéo au sujet de l’appel d’Aba Al-Sadiq.

Intriguée, j’ai cherché plus d’informations et j’ai été bouleversée de comprendre que j’avais été sur la mauvaise voie. Cet appel était indubitablement divin. Le nom du Levant est mentionné dans le testament du plus grand Messager, Mohammed. En outre, Aba Al-Sadiq appelle les gens à la souveraineté de Dieu en portant la bannière de son grand-père, inscrite de « L’allégeance est à Allah ». Sa connaissance divine est l’une des plus grandes preuves de sa désignation par Dieu.

Quelles difficultés avez-vous affrontées dans votre quête de vérité ?

Ma première épreuve est venue de mon mari, chiite, qui a refusé d’examiner la vérité. Lorsque je lui ai dit que j’étais convaincue que cet appel était divin, il est devenu verbalement agressif, et notre relation s’est tendue. Ma famille m’a aussi traitée de sotte.

De telles réactions font écho à des schémas historiques :

« Ils dirent : “Devrions-nous te croire alors que tu es suivi par les plus humbles des gens ?” »Coran, chapitre 26 (Al-Shu’ara), verset 111

Avez-vous eu des rêves, des visions ou des synchronicités sur votre chemin ?

Mon premier rêve mettait en scène le Yamani, Ahmed Al-Hassan, m’enseignant Le But des sages, mais avec la voix d’Aba Al-Sadiq. J’ai aussi fait des rêves lucides où je voyais mon âme s’élever vers le ciel.

Qu’avez-vous fait depuis que vous avez embrassé l’appel ? Qu’est-ce qui vous pousse à le partager ?

Depuis que j’ai découvert cet appel, j’ai travaillé à changer ma vie, mes pensées et jusqu’à mon alimentation. Je suis devenue plus attentive à mes actes et à mes paroles. Ma principale motivation pour répandre le message est la conviction qu’il apporte des solutions aux problèmes politiques, économiques et religieux, et qu’il guide l’humanité vers une société juste et pacifique.

Comment votre famille, vos amis et vos collègues ont-ils réagi ? Comment avez-vous organisé votre action de rue, et quels sont vos objectifs à long terme ?

J’ai d’abord distribué des tracts dans les rues, puis je me suis concentrée sur leur dépôt dans des quartiers plus petits et sur les pare-brise des voitures. Mais les islamistes locaux et les responsables gouvernementaux s’opposent fermement à cet appel. Ils ont été conditionnés par des savants corrompus à se défier de tout ce qui est associé à une bannière noire.

L’Imam Sadiq, le sixième saint Imam, a dit un jour :

« Lorsque le Levant de la Vérité paraîtra, il se vengera de ceux qui ont promulgué des avis religieux sans savoir. Malheur à eux et à ceux qui les suivent ! La religion était-elle incomplète pour qu’ils cherchent à la compléter, ou était-elle tordue pour qu’ils cherchent à la redresser ? »Ilzam Nasib, vol. 2, p. 197

Est-il sûr de répandre l’appel en Tunisie ?

« C’est extrêmement dangereux. L’arrestation de notre sœur Siwar Hamouda est un exemple clair de tyrannie et d’oppression. Elle a été accusée de terrorisme pour avoir simplement publié des documents sur notre message. Pourtant, rien ne peut empêcher l’établissement de l’État juste divin. C’est la promesse de Dieu que, en cette fin des temps, Ses serviteurs loyaux hériteront de la terre. »

La Constitution tunisienne garantit en principe la liberté de croyance et d’expression, mais, en pratique, ces droits restent inappliqués.

« Nous avons voulu accorder une faveur à ceux qui étaient jugés faibles sur la terre, en faire des Imams et en faire les héritiers. »Coran, chapitre 28 (Al-Qasas), verset 5

Des croyants comme Mouna ravivent la foi par l’action. Pour eux, les enseignements religieux ne sont pas de simples mots dans un livre, mais un appel à se lever pour les droits humains et la justice sous la guidance divine. Malgré les difficultés, ils poursuivent leur mission, dans l’espérance que la promesse du royaume de Dieu sur la terre sera bientôt accomplie.