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MISE À JOUR : de nouvelles images des violences extrémistes au Bangladesh

Texte lu en français

Un membre du Bangladesh a été emmené de force de son domicile le 30 avril 2025 par un groupe d’hommes et d’imams sunnites extrémistes. Des images vidéo et des témoignages oculaires confirment qu’il a été battu, insulté, et qu’il n’a plus été vu depuis.

Par Caroline Hoeren · Traduit de l’anglais

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MISE À JOUR du 2 mai 2025 — De nouvelles images venues du Bangladesh montrent une foule violente s’en prenant à Mustafa Kawsar pendant la récente vague de troubles extrémistes.

Plusieurs savants extrémistes se réclamant de l’islam ont ouvertement reconnu avoir agressé physiquement Mustafa et ont diffusé d’autres vidéos de ces brutalités sur les réseaux sociaux. L’une de ces publications dit :

« Nous l’avons roué de coups, puis nous l’avons emmené au poste de police. Il est maintenant en garde à vue, Alhamdoulillah. J’ai assouvi mon désir. Je mettrai la vidéo en ligne sous peu. Une plainte va être déposée très bientôt, Incha’Allah. Actuellement, Abdur Rahim Riaz, Mahmudul Hasan et les anciens de la sous-préfecture sont au poste de police, avec M. Bayezid Gazi, M. Sanaullah, Md. Redwan Islam Ridoy et Jakaria Khan. Félicitations particulières à vous tous. Le plus drôle, c’est que je me sens béni aujourd’hui d’avoir confectionné une guirlande de chaussures — en prenant du fil à un tireur de pousse-pousse — et de la lui avoir passée moi-même autour du cou, de mes propres mains. »

MISE À JOUR du 1er mai 2025 — Des groupes Facebook au Bangladesh ont partagé les images de l’enlèvement de Mustafa Kawsar dans des groupes comptant 53 000 membres. La légende dit : « En emmenant au poste de police de Galachipa l’homme qui prétendait être un soldat de l’Imam Mahdi. »

Le département des droits humains a publié la déclaration suivante au sujet de cette arrestation :

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté le traitement brutal, dégradant et inhumain infligé à Mostafa Kawsar au Bangladesh par des personnes liées au « Golachipa Upazila Imam Parishad », une organisation de responsables religieux et d’imams locaux, ainsi que par une foule de plus de 1 000 extrémistes religieux. Ces actes de violence publics — le traîner dans les rues, l’agresser et lui passer une guirlande de chaussures autour du cou — constituent des atteintes scandaleuses à la dignité humaine et aux normes internationales des droits humains.

Cet acte révoltant de violence collective à motivation religieuse viole de manière flagrante les droits fondamentaux de Mostafa Kawsar, dont son droit à la liberté de croyance, sa protection contre les traitements cruels et dégradants et sa sécurité personnelle.

Nous exigeons que les autorités bangladaises libèrent immédiatement Mostafa Kawsar, assurent sa sécurité et garantissent la protection de tous les membres de la foi qui pourraient être en danger. Les responsables de cette attaque violente et ceux qui y ont pris part doivent répondre de leurs actes et être rapidement traduits en justice.

Notre organisation portera cette affaire à tous les niveaux, local comme international, et ne tolérera pas que ses membres subissent un traitement aussi barbare. Nous n’aurons de cesse que les auteurs de cet acte scandaleux ne soient traduits en justice sans délai. »

Dhakka, 30 avril 2025 — Nous sommes profondément préoccupés par la disparition forcée de Mustafa Kawsar, membre de la Religion Ahmadie de la Paix et de la Lumière au Bangladesh, emmené de chez lui plus tôt dans la journée par un groupe d’hommes extrémistes identifiés comme des imams et des fidèles de sa mosquée locale. L’incident semble être l’aboutissement d’un harcèlement et d’intimidations continus contre Mustafa et les autres membres de la foi au Bangladesh.

Des images vidéo montrent un groupe d’hommes en tenue sunnite traditionnelle emmenant Mustafa de son domicile, à Dhakka. Selon le département de sensibilisation, qui était en contact avec Mustafa peu avant son enlèvement, le groupe est entré de force chez lui après qu’il eut accroché la Bannière noire à sa maison. On ne l’a plus vu ni entendu depuis. Un autre membre du Bangladesh tente actuellement de le localiser.

La foule s’était rassemblée à la mosquée locale avant de prendre la maison d’assaut ; c’est là qu’elle a préparé l’enlèvement. Ce cas est un acte avéré de persécution religieuse par des extrémistes sunnites. Un journaliste a filmé la foule en secret et a transmis les images au magazine The Divine Just State.

Des témoins ont rapporté qu’il avait été battu, qu’on lui avait tiré les cheveux et qu’il avait subi des insultes.

Cet incident fait suite à un précédent épisode de harcèlement religieux, le 11 février 2025, lorsque Mustafa Kawsar et Sabirul Islam avaient été pris à partie publiquement alors qu’ils distribuaient des affiches liées à leur foi dans le quartier résidentiel de Bashundhara, à Dhaka. Les affiches, qui comportaient l’étoile de David, avaient immédiatement suscité l’hostilité d’habitants et d’un imam de mosquée, qui les avaient accusés de travailler pour des gouvernements étrangers et de blasphémer. Une foule de trente à quarante personnes s’était rassemblée, interrogeant agressivement les deux hommes, menaçant de brûler les affiches et cherchant à faire intervenir la police. La situation avait dégénéré au point que les deux hommes avaient dû prendre la fuite après avoir été secourus par un passant.

Le Bangladesh a un passé documenté de disparitions forcées, ainsi que des milliers de cas de violences contre les minorités — dont au moins 45 meurtres, 25 viols collectifs et 102 attaques contre des habitations et des commerces.