Essen, Allemagne : des bannières noires levées durant une marche pacifique
Texte lu en français
Des Ansar d’origines syrienne, irakienne, russe, sibérienne allemande, azerbaïdjanaise et libanaise ont tous pris part à la marche bras dessus bras dessous, avec une grande fierté les uns pour les autres et pour l’unité sous la Souveraineté de Dieu, agitant des bannières portant « L’allégeance est à Dieu »
Par Sermad Al-Khafaji · Traduit de l’anglais

Le jeudi 11 décembre 2025, l’Allemagne est devenue le dernier pays au monde à voir les bannières noires de « L’allégeance est à Allah » levées publiquement, lors d’une marche qui a duré exactement une heure dans la ville d’Essen, de 15 h 30 à 16 h 30, heure locale.
Vingt-deux membres de la Religion Ahmadie de la Paix et de la Lumière ont officiellement organisé la marche et y ont participé, appelant les gens à reconnaître l’autorité de Dieu sur Terre et à abandonner les élections et la démocratie en raison de leur échec manifeste. Les préparatifs ont commencé le 1er décembre par une séance générale de réflexion, après qu’Aba Al Sadiq eut annoncé le Ramadan pour 2025 en appelant les Ansar à informer les gens du jeûne des élections ; les Ansar d’Allemagne ont rapidement décidé de lancer un puissant appel à l’action. Leur plan était d’organiser une marche collective à travers une grande ville, durant laquelle la bannière serait levée. Une bannière en langue allemande devait être préparée, ce qui fut fait par l’un des croyants à l’aide d’une grande pièce de tissu et de peinture textile.
À la manière habituelle que l’on attend des croyants en le Mahdi, pour chaque besoin quelqu’un s’est avancé — qu’il s’agisse de déclarer la marche auprès de la police, de se procurer un mégaphone ou d’aider à la traduction pour franchir les barrières linguistiques entre les croyants allemands et azerbaïdjanais vivant en Allemagne. Ils étaient comme des abeilles, ainsi qu’Aba Al Sadiq l’a souvent décrit : ils avaient une seule intention et un seul point de mire. À plusieurs reprises, des obstacles sont apparus, mais la foi partagée et la confiance en Allah ont chaque fois ouvert des portes inattendues.

Il y avait quatre objectifs principaux :
1 — Rendre la bannière visible
2 — Chacun devait porter un bonnet noir comme symbole reconnaissable
3 — Être en mouvement tout au long de la marche — l’idée étant qu’il s’agit d’un mouvement, et que le mouvement crée la visibilité
4 — Être sonores, afin de stimuler tous les niveaux de perception
Le plan prévoyait que la marche traverse le marché de Noël d’Essen, un grand marché très fréquenté. Essen est une ville multiculturelle. L’itinéraire retenu — le long de la bordure du marché — devait recevoir l’approbation de la police, mais il fut en réalité rejeté. Étonnamment, la police a proposé un autre itinéraire qui passait directement à travers le marché de Noël.
La marche a commencé par un discours visant à délivrer le message central :
Si Dieu est bon, alors la loyauté appartient à Dieu, et cela signifie la loyauté envers ce qui est bon.
Voici quelques-uns des mots prononcés durant ce discours :
L’ignorance, l’oppression et la tyrannie ont submergé la Terre comme une prophétie apocalyptique des temps de la fin. La Terre souffre, et chaque être vivant sur elle souffre également ; pourtant le Saint Coran dit : « Nulle créature sur la terre ou en son sein, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne forme des communautés semblables à vous. »
Cependant, il n’existe aucune autre espèce qui ait détruit les siens de façon aussi massive, dévasté son propre environnement et soit devenue la plus grande menace pour sa propre existence — hormis l’être humain. Cette injustice n’est pas un hasard, mais le résultat d’un choix humain qui se répète encore et encore. Le choix de « moi d’abord ». Un choix contre Dieu, car Dieu est Un et ne connaît que le Nous.
L’Imam Al-Sadiq a dit que si les gens connaissaient vraiment leur origine, ils ne divergeraient pas en religion. Au temps de Jésus, les gens ont choisi Barabbas — un voleur et un meurtrier condamné — et ont rejeté le maître, le chef et le roi désigné par Dieu, Jésus-Christ. Ils l’ont fait alors, et ils le font de nouveau aujourd’hui, encore et encore. Pourtant Dieu a déjà choisi un dirigeant juste à chaque époque et l’a placé parmi nous : le Jésus du temps, le Moïse du temps, le Bouddha du temps, le Mohammed du temps. Aujourd’hui, son nom est Aba Al-Sadiq, le Qāʾim de la famille de Mohammed.
Il est le signe de l’Imam Al-Mahdi.
Il est le signe de Dieu sur Terre.
Il est le signe de la justice divine en ce temps. »

Ce discours a été répété à un autre moment, cette fois à l’intérieur même du marché de Noël, avec des explications supplémentaires du concept et des précisions sur le fait que la religion est une personne, et que la justice ne peut venir que par ce dirigeant, qui doit être désigné par Dieu.
Essen a été exposée à divers slogans durant cette marche pionnière. Des slogans tels que :
« La religion n’est ni une église, ni une mosquée, ni un livre, ni des rites — la religion est un homme » « Partager, pas accumuler ! »
« L’altruisme plutôt que la corruption ! »
« La moralité plutôt que le statut ! »
« L’ahmadisme plutôt que le capitalisme ! »
« Sans amour, il n’y a pas de vie ! »
« L’humanité d’abord ! »
« Aba Sadiq ! »
Beaucoup de gens ne savaient que penser du nom Aba Al Sadiq ; ils ont donc été invités à le chercher sur Google. Il y avait aussi une bannière qui disait : Cherchez « Aba Al Sadiq » sur Google et soyez libres.
Des Ansar d’origines syrienne, irakienne, russe, sibérienne allemande, azerbaïdjanaise et libanaise ont tous pris part à la marche bras dessus bras dessous, avec une grande fierté les uns pour les autres et pour l’unité sous Dieu dont ils faisaient la démonstration.
La réaction à cette marche pacifique a été largement positive, la police surveillant l’événement. Plusieurs passants ont manifesté de l’intérêt et beaucoup ont filmé la scène avec leur téléphone, certains prenant des photos. Il y a eu quelque agacement et souvent des visages fermés. Cependant, à mesure que la marche passait devant eux, les croyants transmettaient le principe central de « L’humanité d’abord » en leur souriant et en établissant un lien humain direct. Beaucoup ont alors relâché leur tension, s’arrêtant pour demander de quoi il retournait, écoutant et acquiesçant. Quelques créateurs indépendants de réseaux sociaux se sont également arrêtés pour interviewer les principaux organisateurs, Haytham et Klara.
Les croyants étaient ce jour-là comme un essaim d’abeilles. Aba Al Sadiq était dans leur cœur, et à chaque pas ils devenaient plus forts. Ils déversaient la lumière de leur cœur et devenaient de plus en plus heureux à chaque pas. Ils ont ri, ils se sont enlacés, ils se sont tenu la main, et ils ont montré aux gens « L’humanité d’abord » bien vivante, dépassant toutes les frontières.
Ils étaient un seul corps.
