Arrestations à Parachinar durant une campagne pacifique de l’AROPL
Texte lu en français
Les autorités pakistanaises arrêtent des personnes à Parachinar pour avoir partagé pacifiquement des affiches sur un mouvement religieux minoritaire, au milieu des menaces et des réactions hostiles
Par Alexandra Foreman · Traduit de l’anglais
Les autorités pakistanaises répriment l’expression religieuse pacifique à Parachinar par des arrestations arbitraires, et des savants lancent des appels au « Jihad » contre la campagne pacifique. Des savants islamiques locaux de Parachinar ont tenu des sermons du vendredi le 19 décembre 2025, s’exprimant contre la Religion Ahmadie de la Paix et de la Lumière et son dirigeant Aba Al-Sadiq Abdullah Hashem, et mobilisant contre eux les musulmans locaux.
Parachinar, Pakistan — 19 décembre 2025 — Des observateurs des droits humains s’inquiètent de la récente répression exercée par les autorités pakistanaises à Parachinar, où une campagne d’affichage pacifique annonçant une nouvelle figure religieuse a conduit à des arrestations, à des menaces de violence et à des violations des libertés fondamentales de religion et d’expression.
La campagne consistait pour des soutiens de l’AROPL à afficher des documents dans des lieux publics, dont des marchés et les abords de lieux de culte, proclamant l’apparition d’un dirigeant attendu associé à un mouvement religieux établi au Royaume-Uni. Plutôt que de protéger un plaidoyer pacifique, les autorités locales ont réagi en émettant des mandats d’arrêt et en plaçant en détention des personnes, dont deux membres du public sans aucune implication directe dans la campagne, simplement vus en train de recevoir des affiches après la circulation de vidéos en ligne.

Les tensions se sont aggravées à la suite de critiques publiques de figures de la communauté, qui ont dénoncé les affiches, appelé à leur retrait et déclaré en ligne que le faire relevait d’une forme de « jihad ». Les discussions en ligne ont amplifié la controverse, entraînant des menaces de violence signalées dans des groupes de messagerie privés, dont des appels à des violences physiques contre les soutiens.
Les réactions hostiles se sont multipliées et les retombées en ligne ont dégénéré en menaces, avec des messages circulant dans des groupes de discussion mettant en garde contre des violences visant les personnes impliquées — menaçant de décapiter Tahir et appelant à incendier son domicile. Ils ont aussi allégué que la religion était soutenue par Israël.
Malgré cet environnement hostile, la campagne s’est poursuivie de façon non violente, suscitant des demandes de renseignements de personnes désireuses d’en apprendre davantage sur les enseignements du mouvement. Des médias locaux ont couvert l’affaire, relayant souvent des voix critiques, tandis que les autorités donnaient la priorité à des mesures répressives contre ceux qui étaient associés aux affiches. Les arrestations semblent viser la diffusion pacifique de croyances religieuses, ce qui soulève de sérieuses questions sur la discrimination envers les confessions minoritaires et sur l’application sélective de la loi.
La campagne devenue virale a également entraîné une vague de demandes de personnes cherchant des informations sur l’appel du Mahdi Aba Al-Sadiq et, malgré ces réactions hostiles suscitées par les savants, les croyants ont continué de distribuer des affiches ; deux membres du public sans lien avec la religion ont été arrêtés après s’être simplement vu remettre des affiches — après la publication en ligne de vidéos les montrant, des mandats d’arrêt ont été émis immédiatement contre eux.
Ces actes constituent des atteintes manifestes à des droits protégés au niveau international, dont la liberté d’opinion, d’expression et de croyance consacrée par la Déclaration universelle des droits de l’homme et par les garanties constitutionnelles du Pakistan lui-même. Des détentions arbitraires fondées sur un message religieux sapent les principes démocratiques et risquent de polariser davantage les communautés.

Plusieurs chaînes d’information ont traité l’affaire ; HTV Parachinar, une chaîne locale, a contacté directement Bushra et a diffusé des extraits du présentateur Syed Abuimad critiquant le mouvement, ainsi que d’autres extraits de savants, dont une nouvelle vidéo de Najf Ali Nahjat Najafi critiquant les enseignements d’Aba Al-Sadiq dans son évangile « Le But du Sage ».
Au milieu de la rhétorique locale, de la tempête médiatique, des appels provocateurs des savants au jihad, des menaces de mort publiées par des islamistes extrémistes dans des applications de messagerie et, désormais, des sermons collectifs du vendredi à Parachinar, les coordinateurs Droits humains de l’AROPL craignent que les choses ne dégénèrent rapidement ; ils suivent la situation de près et documentent tout. De plus amples informations seront fournies à mesure que l’affaire évoluera.
Pour plus d’informations, contact : outreach@theahmadireligion.com